Et c’est reparti pour un tour ! Far Cry revient une fois de plus avec sa formule bien huilée et ses mécaniques qui ont fait leurs preuves, pour le pire et le meilleur. Changement de décor après un cinquième opus qui se déroulait au  fin fond du Montana, on se retrouve ici finalement pas si loin mais pourtant dans un tout autre monde car on découvre Yara, autrement dit dans un ersatz de Cuba période révolutionnaire. Ce changement de forme est-il accompagné d’un changement de fond ? On va voir cela ensemble dans les lignes qui suivent.

  • Éditeur : Ubisoft
  • Développeur : Ubisoft
  • Année de sortie : 2021
  • Joué sur PS4

 

VIVA LA REVOLUCIÓN !

Dans la peau de Dani Rojas, dont on peut choisir le chromosome sexuel, nous tentons dans un premier temps de quitter cet enfer dictatorial sous la coupe du terrifiant Antón Castillo. Mais la fuite ne se passe pas comme prévu et assez rapidement on se retrouve enrôlé presque malgré nous parmi les forces révolutionnaires yaranes. Et plus précisément dans la frange dirigée par Clara Garcia, figure de proue du mouvement. Mais il reste à unifier les différentes factions du soulèvement sous une même bannière, et c’est spécifiquement à cela que vous êtes assigné: contacter, aider, convaincre et rallier les autres groupes dissidents de l’archipel.


Dani en infiltration dans un laboratoire Viviro, qui produit selon les paroles officielles un remède contre le cancer. La réalité est tout autre...

Sans oublier bien sûr de foutre un maximum de bâtons dans les roues des troupes fidèles au tyran et en massacrant sans une once de pitié des centaines de soldats du régime. Pour vous aider dans votre entreprise de pacification par le meurtre de masse, Juan Cortez vous fournira matériels et bons conseils. Préférez ses fournitures à ses paroles subversives. Le mercenaire plus tout jeune et bras droit cynique de Mademoiselle Garcia ne sera pas votre seule rencontre lors de votre aventure, loin de là.


Clara Garcia est une bien jeune générale des rebelles mais sa détermination est sans faille. De loin le look le plus réussi de tout le jeu par ailleurs...

La famille Montero à l’ouest, le groupe de rap Máximas Matanzas au centre, les anciens révolutionnaires de 1967 bien cachés dans leur montagne et le groupuscule d’étudiants de La Moral à l’est, voilà autant de gens à rencontrer et recruter. Une bonne quinzaine de personnages secondaires qui graviteront autour de notre héros en lui confiant missions principales et secondaires. Je ne vais pas faire les présentations au cas par cas, juste souligner que peu d’entre eux ont eu mes faveurs. J’ai particulièrement peu apprécié tout ce qui concerne le groupe de rap (question de génération sans doute) et la cheftaine hautaine de La Moral (question de génération sans doute - bis) là où les camarades plus âgés m’ont plus parlé… Et encore, j’ai détesté tout du long Juan Cortez, un sale type que j’aurai bien aimé pouvoir ajouter à ma longue liste de cadavres.
À contrario j’ai trouvé Clara, Diego et dans une moindre mesure Paolo de la Vega plus convaincant. Clara est donc la grande cheffe de la révolution, à la fois belle et rebelle, aux ambitions téméraires mais au regard profondément triste. Diego lui est le fils d’Antón, qui oscille entre le bien et le mal et qui cherche sa voie. Paolo enfin est l’un des membres du duo rappeur qui cherche à insuffler le vent de la révolte sur Yara, enfin justement lui chercherait plutôt à mettre les voiles là où sa comparse Talia fait un peu trop dans l’excès de zèle revendicateur. Transsexuel de son état - né femme - (les quotas sont respectés, d’ailleurs au passage le jeu à un coté woke et ‘progressiste’ assez marqué mais je ne développerai pas ce point ici) c’est l’un des rares personnages que je trouve vraiment travaillé et profond, là où les autres ne sont que caricatures sur pattes. Comme si pour éviter une polémique ils avaient mis le paquet sur la psyché et le parcours de celui-ci. Si seulement tout le monde dans le jeu avait bénéficié d’un tel travail d’écriture ! J’ajoute au dernier moment à cette liste Alejandro, le fils Montero, qui lui aussi à un peu plus de biscuit à proposer que le reste du casting. Pour finir sur une note plus rigolote, Reinaldo Álvarez m’a beaucoup fait rire (le propriétaire du coq psychopathe), un très bon moment passé à ses côtés.


Homme ou femme, tant qu'ils sont au service du gouvernement, leur sang couleront. Au passage il me semble bien que c'est la première fois dans la saga que des représentantes de la gente féminine compte au rang des ennemis et sont donc massacrables comme leurs comparses masculins. La parité à ses bons et ses mauvais côtés...

Sans doute dû à l’atmosphère entre guérilla et humour noir, les caractères trop excessifs - voire extrémistes - de la plupart des protagonistes ne m’ont pas convaincu. Je préfère les caractères plus nuancés, moins jusqu’au-boutiste. Certes la licence Far Cry a toujours présenté des personnages ambigus, voir carrément malsains mais là je ne sais pas, une certaine limite à été franchie j’ai l’impression. Rendre cool à son paroxysme ce qui devrait être des événements lourds et profondément marquants avec des compagnons de bataille à la limite de la parodie, je trouve que le mélange à quelque chose de dérangeant. Mais c’est sans doute aussi dû au fait que je vieillis et que mes goûts changent: la violence et les effusions de sang ont plutôt tendance à m’horripiler de plus en plus au fil du temps.


L'ART DE LA RÉCUP'

Alors. Far Cry sixième du nom révolutionne-t-il la saga ? Réponse claire et nette : non, absolument pas.
Voilà, merci. Bonsoir !

Bon on va développer un peu quand même. Jeu de tir à la première personne se déroulant sur un terrain de jeu sacrément vaste, le but ici se divise en plusieurs sous-sections:

  • Réussir les missions principales pour parvenir au générique de fin. La base.
  • Prendre les places fortes de la puissance ennemie (postes de contrôle routier, forts, usines etc…)
  • Collecter un nombre incalculable d’objets divers qui pourront éventuellement servir à améliorer les statistiques de votre personnage.
  • Découvrir et réussir toute une myriade de quêtes annexes aussi diverses que variées (courses, exploration de grottes, assassinats, chasse au trésor, concours de pêche j’en passe et des meilleurs)
  • Parcourir les options de jeu en ligne avec des joueurs du monde entier (je n’ai rien à dire là-dessus, pas testé et cela ne m’intéresse pas)

Pour parvenir à voir le bout de tout cela, vous avez à disposition un arsenal impressionnant qui s’étoffe au fur et à mesure de vos découvertes balistiques sur le terrain, de véhicules soit à ‘emprunter’ directement autour de vous soit à dégoter par quelques actions spécifiques ainsi que d’animaux familiers qui vous serviront de bras droits fidèles et efficaces.


Mon équipement standard en ce qui me concerne

Le catalogue des armes est tellement vaste que de revenir dessus prendrai des jours, sachez juste qu’à peu près tout ce qui existe est disponible dans le jeu et que vous trouverez forcément votre bonheur. Chaque instrument de mort est personnalisable et améliorable, et si cela vous tente de tous les obtenir et tous les upgrader à fond, il vous faudra des dizaines d’heures rien que pour réussir cet objectif (qui d’ailleurs ne sert strictement à rien).


Yara oscille entre les petits villages précaires et les villas de luxe. Mais le ciel lui est toujours aussi bleu quel que soit votre richesse.

Pour ce qui est des véhicules, on trouve ce à quoi on est en droit de s’attendre dans un jeu qui se déroule à Cuba (ou presque). Vieilles carlingues stylisées, Pick-up aux pneus tout-terrain… et même chars d’assaut ! Quelques petites particularités que je mets en avant : le taxi-moto en forme de crocodile (trop classe !), la voiture alpine italienne (ma caisse de base !) et le combo improbable buggy-paramoteur (qui donc roule et vole). On peut également piloter petits avions et hélicoptères ainsi qu'une espèce d’engin volant tendance système D, sorte de tondeuse à gazon surboostée (c’est particulier). Là aussi la plupart des véhicules personnels sont customisables selon vos envies, vous pouvez choisir la couleur, d’y ajouter de l’armement, du blindage, des colifichets et bien entendu possibilité de les rendre plus performants. Attention il faut distinguer les engins de votre garage (modifiables sur bien des points) de ceux disponibles aux points de retrait (où seule la couleur est à votre guise). Là encore récupérer tous les véhicules prendra du temps, et là encore cela ne sert pas à grand-chose…


Gros coup de cœur pour le Tuk-Tuk crocodile

Passons au chapitre zoologie avec les compagnons à quatre pattes. Là aussi il y a possibilité d’élever leurs niveaux respectifs pour en faire de vraies bêtes de guerre. Chacun d’entre eux possède toutefois sa spécialité propre, discrétion ou attaque sauvage pour n’en citer que deux. L’un d’entre eux et même un ‘Esprit Totem’ et en tant qu’animal mystique possède des pouvoirs magiques (oui oui). Chorizo le petit chien à roulette est devenu la mascotte de ce Far Cry…


On n'atteint pas la quinzaine de Primal mais c'est déjà pas mal ce petit panel entre un croco fan de mode, un coq ivre de colère et de sang, un petit mécano bien vicelard, Boom-Boom qui nous vient tout droit du Montana et l'esprit protecteur de Yara.

Le point sur les graphismes : c’est beau. Ni plus ni moins que la trilogie précédente cependant. Par contre l’éclairage et les effets de lumière - du soleil notamment - sont à couper le souffle. L’aurore et le crépuscule sont des grands moments de contemplations.


Je vous l'assure, ça le fait en fond d'écran !

DU SANG NEUF

Une fois tout cela établi, il est temps d’aborder les nouveautés de cet épisode. Tout d’abord la plus marquante, qui prend forme sous l’aspect de sac à dos appelés Supremo et qui octroient à Dani des capacités supplémentaires, généralement à fort potentiel de destruction (mais pas seulement). Lance-missiles, propulseurs, protections, soins… en tout une bonne quinzaine sont à débloquer avec pour chacun d’entre eux des ajouts uniques à ne pas négliger. Chaque appareil possède en plus une « super-attaque » qu’il peut balancer quand sa barre dédiée est remplie. Croyez-moi ces trucs font de vous une véritable « armée d’un seul homme » !


Mon Supremo favori, qui permet le double-saut (au prix de cramer ceux derrière vous...)

Un aspect intéressant mis en place vient du fait de la barre de recherche, ou « taux de nuisance ». En effet, et contrairement à tous les épisodes précédents, les ennemis ne vous attaqueront pas à vue en zone neutre (Enfin !!). C'est-à-dire que vous pouvez vous balader absolument tranquillement sur la quasi-totalité de Yara sans avoir la moindre anicroche. À condition de ne pas vous faire remarquer par les forces armées. Donc pas d’esclandre, pas d’effraction en zone interdite, pas d’arme à la main (car oui il est désormais possible de rengainer, il aura fallu attendre le 6 pour avoir cette possibilité…). Un ajout fort bienvenu qui je l’avoue me manquait terriblement auparavant.


Oui il est possible de se promener sans trop de soucis à Yara... tant que vous savez rester dans le rang...

Implantation également d’un système de rang, à la fois pour notre héros et pour les zones du pays. Dani au fil de ses actions gagne des grades dans l’armée dissidente mais se faisant augmente également le niveau des soldats postés sur l’archipel. Concrètement la riposte est de plus en plus sévère au fur et à mesure que l’on monte les échelons.


Une partie de la carte avec pour chaque région son grade, à comparer avec votre propre rang pour savoir si vous êtes à niveau pour affronter cette zone.

Revenons un instant sur l’aspect animalier avec la présence de chevaux qui manquaient terriblement dans Far Cry 5. Cette fois ils sont bien là et il faut dire que de pouvoir se promener à cheval dans ces décors somptueux est un véritable plaisir. Franchement s’il est possible qu’Ubisoft mette à jour le volet précédent qui se déroule aux USA en implémentant les canassons, ce serait la super classe !


Petit bug ou plus exactement exploitation abusive du système de jeu avec ce cheval déguisé en licorne que j'ai réussi à doubler (il s'agit bien du même cheval, qui est censé être unique)

Sinon il y a aussi les combats de coqs, détournant les codes visuels des jeux de bastons avec barre de vies et en vue de côté qui si vous appréciez le genre vous donnera du challenge. À vous de dégoter les meilleurs poulets et de les mener à la victoire !


Mortal Kombat de Koqs !!

Enfin il y a les collaborations. Avec Stranger Things, avec un fan de John Rambo et avec rien de moins que l’acteur Danny Trejo en personne. Bon pour le moment je n’ai fait que celle sur la série-phare de Netflix (découverte par hasard), me réservant les autres pour le mode libre d’après le générique. Du moins je pensais cela avant de voir la fin de l’histoire qui, c’est le moins que l’on puisse dire, m’a grandement déçu…


Petit détour par le Monde à L'envers...

~ INTERLUDE MUSICAL ~

LE truc que j’estime mais vraiment sensass’ dans Far Cry 6, et qui ajoute de très belle manière de la personnalité à notre protagoniste, c’est le fait de le faire chanter lors de certaines chansons diffusées à la radio. Je trouve cela vraiment dingue et grandement trippant ! Ayant incarné la version féminine je vérifierai à l’occasion si ‘le gars’ pousse lui aussi la chansonnette de temps en temps (il n’y a pas de raison que non). Pour moi l’amélioration la plus forte de FC6 !

 

LE PRIX DU SANG

Revenons sur cette fin. Et plus précisément sur les deux derniers niveaux du mode histoire. Pour ce faire je dois passer en mode spoiler, nous voilà donc parti…

Comme je l’écrivais plus haut, je n’ai pas apprécié ni la plupart des personnages ni l’ambiance générale du dernier soft d’UBI. Alors je peux vous dire que quand j’ai découvert cette fin j’en suis resté pantois de désapprobation. Au cours de la pénultième mission, Clara se fait exécuter sans sommation par le père Castillo d’une balle en pleine tête. Déjà là j’ai eu un sentiment mauvais à l’égard de ce choix scénaristique. Clara Garcia est une femme forte et indépendante, entre espoir et tristesse et elle méritait une fin bien meilleure que cela (du genre une fois la révolution gagnée et au bord du pouvoir, elle disparaît sans laisser de trace en dehors d’un mot à Dani disant qu’elle a finalement emprunté le bateau qu’en tant que joueur nous avions laissé au tout début - celui qui amène à la première fin du jeu quand on part pour la Floride). Ensuite le chapitre final qui là carrément voit Antón tuer son propre fils Diego pour éviter qu’il ne soit capturé par les révolutionnaires. Alors là non je me suis insurgé, ce n’est pas possible de pondre une conclusion pareille !


Les Castillo père et fils. Antón et Diego. À quoi bon créer un personnage comme ce jeune homme si c'est pour en faire ce qui est fait dans le final ? Je me pose encore la question...

Le jeu tue ses deux meilleurs personnages mais laisse en vie tous les minables et les pourritures finies ?!! Honnêtement non ce n’est pas acceptable pour moi. Cette conclusion est exactement l’inverse de ce qu’il fallait faire pour terminer cette histoire, à savoir Clara en fuite et Diego en futur dirigeant bienveillant réparant les erreurs de son père et de son grand-père. Autrement dit un avenir plein d’espoir certes ténu mais bien présent. Ici on fait gagner les pourris et les imbéciles en laissant de surcroît sous-entendre que le nouveau gouvernement ne va pas tenir bien longtemps et que le chaos va continuer à perdurer un moment à Yara. Intolérable.


Juan et Dani rendent un dernier hommage à Clara avant de complètement passer à autre chose sans la moindre once de remord ou de regret. Il aurait été bien plus juste, bien plus symbolique et bien plus clairvoyant d'inverser les places...

Un point final loin de me satisfaire et qui a de fait totalement annihiler mon désir de poursuivre Far Cry 6 et son scénario post-endgame (oui il y en a un), tellement déçu que je suis face à cette débandade. Peu probable donc que j’y revienne pour faire tous les à-côtés du titre que j’ai volontairement délaissé au cours de ma partie.

L’autre accroc du jeu vient du fait des bugs, très nombreux. Si certains sont assez marrants, la plupart agacent profondément. Missions que ne s’enclenchent pas ou ne se terminent pas, impossibilité de monter à bord de sa voiture car le gars qui l’amène ne descend pas du véhicule, personnage ou engin qui se bloque soudainement alors qu’il n’y a pourtant rien pour ce faire, PNJ qui court le nez sur un mur (bon depuis le 4 je l’ai vu ça…). Bref vous m’avez compris il y en a à chaque coin de rue. Le tout fonctionne très bien 99% du temps je tiens à bien le préciser mais ce fichu 1% qui reste et qui amène parfois à devoir recharger sa partie reste une épine dans le pied.


Il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu un tel éclat de rire sur un jeu vidéo ! Merci Far Cry !!

La distance d’affichage est aussi bien moins poussée que dans le 5. Il n’est pas rare - en fait c’est tout le temps comme ça - de voir les bateaux se charger à deux/trois mètres au-dessus du sol à environ 200 mètres devant soi, tomber dans l’océan, puis ensuite poppent les passagers mais pas forcément à bord de l’embarcation, et qui donc tentent de rattraper leur esquif ou bien de nager sur la terre ferme la plus proche en évitant les requins au passage. Pareil pour les véhicules sur la route : ils apparaissent statiques toujours à environ 200 mètres, puis les passagers se pointent comme par magie en dehors du véhicule, puis clignement où carrioles et bonhommes se chargent - enfin - correctement. Mais comme le susdit véhicule apparaît à l’arrêt, il lui faut maintenant démarrer. Généralement à ce moment-là, on l’a déjà dépassé depuis belle lurette… Jouant sur PS4 première génération, cela doit aussi pas mal jouer sur ces contre-performances techniques, mais tout de même…

Voici en gros ce que j’avais à dire sur Far Cry 6, et encore on pourrait pousser bien plus loin mais cela n’en vaut pas vraiment la peine. Épisode qui apporte quelques petites touches supplémentaires à la formule mais qui en dehors de ces menues améliorations ne révolutionne strictement rien pour la licence. En fait il n’y a que le décor qui change (et encore…) mais le fond reste le même depuis Far Cry 3. Alors si on ajoute à cela des personnages secondaires et tertiaires pas terribles et profondément caricaturaux à quelques notables exceptions, des problèmes de programmation fréquents et une conclusion qui est en miroir total de ce qui aurait dû être fait, le bilan n’est pas fameux. Cependant il offre de beaux moments avec cette barre de recherche depuis longtemps attendue qui permet de flâner tranquillement en observant des couchers de soleil magnifiques à dos de cheval. Quelle tristesse que cette amère conclusion gâche tout, vraiment ! Mais quelle co**erie !