Grâce à la compilation Megadrive Classics sorti il y a quelques mois, j'ai pu rejouer pour la énième fois à deux de mes jeux d'aventures préférés, à savoir donc Landstalker et La Légende de Thor (que je nommerai par son véritable nom 'Beyond Oasis', car le titre Français n'a AUCUN rapport avec ce que raconte le jeu). Ces retrouvailles en mode PS4 me donne l'occasion de revenir dans cet article sur ces incourtounables de ma jeunesse...
 
 
Pour commencer, précisons que je possède toujours les versions cartouches Megadrive de ces jeux, rangées avec leurs petites camarades de l'ère 16 bits. Alors pourquoi y avoir rejoué sur PS4? Et bien pour les raisons suivantes: déjà d'une cela m'a permis de manière bien plus simple d'enregistrer le jeu pour ma chaîne Youtube sans me torturer les méninges à capturer les vidéos avec mon matos et ses Km de câbles (merci la fonction Share) et de deux - et de loin la plus importante! - l'ajout sur cette compil' de la sauvegarde rapide. Ah quel plaisir! Je suis un joueur qui sauvegarde beaucoup. Partout tout le temps. J'estime que quand j'ai réussi une épreuve ou un passage compliqué, je n'ai pas à le refaire. Hors avec le système de sauvegarde à l'ancienne (qui fonctionne parfaitement dans ces portages) cela vous ramenait parfois une bonne heure de jeu plus tôt, avant même que vous ne partiez pour le dernier donjon en cours...Une tannée pour ma patience très limitée. La possibilité de sauvegarde/chargement rapide instaurée dans ce catalogue de 50 titres Megadrive est une véritable bouffée d'air frais et permet d'apprécier encore plus les jeux de mon point de vue.
 
 
Dernier petit point avant d'aborder les jeux en eux-même, ils sont disponible pour certains en plusieurs versions. Et ce fut les cas pour les deux qui nous intéressent aujourd'hui, dont la version française est jouable. Ce sont d'ailleurs les seuls dans ce cas.

L'écran principal de cette compilation Megadrive nous replonge dans les années SEGA de notre enfance de fort belle manière. Avec le casque PSVR l'effet doit être encore plus saisissant!

 
 
LANDSTALKER
 
Vous êtes Ryle, un elfe chasseur de trésor. Alors que vous peaufinez la vente de votre dernière acquisition, une nymphette se précipite vers vous et réclame votre aide. Trois bandits la pourchasse. N'écoutant que votre sens de l'aventure, vous secourez la petite demoiselle qui vous révèle alors la raison de cette poursuite: elle connaît l'emplacement du trésor du Roi Nole!
Ni une ni deux, vous accompagnez Friday la petite fée gothique sur son île natale, Mercator. Mais une fois sur place les péripéties s’accumulent et pour couronner le tout il se pourrait bien que d'emplacement la miss n'en connaissent point tant que cela. Tout juste sait-elle que les richesses du tyran se trouve quelque part sur l'îlot isolé et que les choses bougent pas mal ces derniers temps. Depuis que le Duc venu du Continent est arrivé avec une princesse écervelé et toute une bande de chasseurs de trésor plus ou moins recommandable à leur suite...
 
Autant y aller carrément, j'adore absolument tout dans ce jeu! Ses graphismes, son histoire, ses animations, ses dialogues, ses musiques...il n'y a rien à jeter. Et oui la tronche rondouillarde et joviale du héros m'apporte sans cesse le sourire. Cette bonhommie tranquille du bon gars qui part à l'aventure sans se poser de question. Mais attention car sous son allure guillerette se cache un redoutable combattant et un expert en chausses-trappes et autres pièges mortels!
 
 
Bon en fait quand on à la manette dans les mains on se rends compte que Nigel n'a que deux possibilités d'action (en dehors de se déplacer bien sûr): frapper de son épée et effectuer un saut. Voilà, c'est tout. Oui oui, rien d'autre je vous assure. Allez d'accord il peut ramasser des objets aussi, qu'il peut soit stocker dans son inventaire soit déplacer et reposer dans le décor (comme les vases par exemple). Et pourtant de ses simples quelques actions là, le jeu est d'une richesse et d'une inventivité folle pour vous pousser à fond dans leur utilisations. Parfois jusqu'à l'excès, quand il faut aligner à la perfection toute une série d'action simple une par une mais pas si aisée quand il s'agit de les faire à la queue-leu-leu. Certaines pièces réclament une dextérité de mouvements et une rapidité d’exécution tellement parfaite que cela en devient frustrant. Notre aventurier aux oreilles en pointe peut également améliorer un tant soi peu son matériel, comme son épée ou son plastron et obtient au fur et à mesure de son exploration des breloques magiques utile à sa progression. Certaines de ses reliques sont sur le 'chemin' du scénario mais d'autres sont à dégoter dans des petits sentiers de bas-coté qui mènent à des petits donjons annexes. Comme la quête qui transformera Niels en chien le temps d'une cave malfamée de sorcière.
 
Comment ne pas évoquer le sujet principal qui nous vient à l'esprit quand on voit des images du soft. La 3D isométrique. Ah!
Première particularité, notre personnage ne se meut pas vraiment avec les déplacements 'traditionnels' (Haut, Bas, Gauche, Droite) mais avec les diagonales. Avec la manette Megadrive, je ne vous raconte pas l'effet à long terme sur le pouce gauche...avec la dualshock, on a un léger avantage: le bitoniau analogique. Même si bizarrement j'ai quand même préféré me servir de la croix directionnelle (comme quoi).

 
Deuxième particularité, du fait même de l'angle de vue imposé, il existe tout un pan de décor qui reste systématiquement invisible au joueur. Et les programmeurs s'en sont évidement servi pour y planquer des trucs. Ici un coffre, ici un escalier...plus loin un satané champignon noir (Grrr!). Il ne faut donc pas hésiter à 'visiter' tout les coins dissimulés à notre vision, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Cette 3D amène aussi malheureusement parfois à des affrontements que l'on ne voit pas, nous et notre adversaire étant planqué derrière un obstacle visuel. Ce qui peut vous en conviendrez causer quelques soucis.
Tant qu'on est dans les fâcheries, je ne peux passer sous silence un bien étrange état de fait qui amène son lot de désagrément. L'elfe est épéiste, jusque là, rien d'alarmant...sauf quand notre petit bonhomme se trouve collé à un obstacle (mur, buisson,panneau...) et que par conséquent il ne peut plus dégainer son épée! Croyez bien que le séide démoniaque en face en profite pour vous coller une violente beigne entre les deux yeux très très fort! Combien de fois me suis-je fait avoir par çà? Un milliard je crois, si ce n'est plus!
 
 
Troisième particularité, les phases de plates-formes. Oui elles vont vous faire mal à la tête! La suivante se trouve t-elle en face ou en contrebas? Devant ou derrière le chasseur de trésor? Bien entendu les développeurs se sont encore servi de leur effet pour pimenter les passages de saut. Mais au bout d'un moment on comprends la mécanique et on fini par mieux percevoir la gestion de l'espace.
Mais attention tout de même aux nombreux pièges...et aux plates-formes mobiles!

La perspective en biais augmente grandement la difficulté des phases de plates-formes!

 
Ce qui apporte la cerise sur le gâteau déjà fameux de Landstalker, ce sont toutes les petites anecdotes ou autre astuces qui agrémentent le tout. Comme le fait que les objets ne soit pas les mêmes en fonction des versions (dans la version japonaise, il y a des références 'coquines' totalement gommées dans les autres versions, comme la statuette 'Bunny' devenue une part de gâteau à la fraise ou un 'livre Rose' transformé par la magie de la localisation en grimoire..mais il y a d'autres exemples de ce type) ou la fameuse scène 'de la salle de bain' coupé en dehors de l'archipel. En fait tout ce qui était un peu olé-olé à été effacé pour la sortie en PAL et US.
Parlons aussi de la course de poule qui peut par une manipulation via la seconde manette devenir une course de monstre...manip' qui fonctionne toujours sur le portage PS4! Je l'ai tenté sans trop y croire et cela fonctionne bel et bien. Belle surprise qui m'a fait plaisir.
 
 
Le plus farfelu reste cependant le fait que selon les différentes traductions, l'elfe perds ou récolte le trésor dans la dernière séquence! En anglais et en français, il finit le jeu riche mais en allemand et japonais il voit tout l'or se perdre dans le volcan...Mais contrairement à la rumeur il n'y a pas 'différentes fins', juste les traductions qui amènent une analyse différente de ce qui se passe à l'écran (un fond noir avec une pluie de pièces d'or).
Les versions anglaises et japonaises étant aussi disponible sur la compilation, il faudrait que je lance une partie dans la langue de Goldorak pour voir - Enfin! - tous ce qui as été striké chez nous.
On verra sans doute cela pour la prochaine fois où l'appel de l'aventure auprès de Lyle et Friday se fera ressentir!
 

Vidéo de mon cru pour faire montre de ce que à quoi ça ressemble.

 
 
BEYOND OASIS
 
Vous incarnez Ali, prince d'Oasis. Et votre passe-temps favori c'est l'archéologie, comme en témoigne les premiers commentaires des habitants du petit village où vit votre maître d'arme,au début de l'aventure. D'ailleurs vous avez fait une bien étrange découverte lors de votre dernière session de fouilles dans un îlot voisin: un bracelet en Or renfermant un vieil esprit. Cet âme désincarnée vous à mis en garde contre le bracelet d'argent, revenu pour prendre le contrôle du pays et instaurer un règne de peur et de violence.
C'est le début de votre quête. Vous devez retrouvez les quatre esprits élémentaire obéissant au bracelet en or tout en déjouant les plans du porteur du bracelet d'Argent. Vous voilà donc parti, sous les conseils de votre Père le Roi, pour le Temple de l'Eau, où doit se trouver en toute logique l'esprit de de cet élément..

L'aventure du Prince Ali à toujours fait parti de mes grands classiques du jeu vidéo. Je dois en faire une partie tout les 5 ans peut-être, et toujours avec enthousiasme.
Ce que j'aime y retrouver c'est d'abord la patate que procure ses phases de combat. Ce dynamisme et cette sensation limite cartoon lorsqu'on tatane sévère un adversaire.
"Ta Taa! Pif Pouf paf!! --TCCHAAAK!" quel pied que ces bruitages volontairement exagéré. Ensuite il y a l'aventure en elle même, qui promet quelque beaux moments. Comme ce passage en navire ou cette forteresse en haut de la montagne.

Mais comme en atteste les différentes captures d'écran, il y a aussi l'excellence de ses graphismes. On se croirait quasiment devant un dessin animé. Combiné cela à une animation aux petits oignons et nous voilà devant un véritable régal pour les yeux. Il est à noter certains parti-pris de design - notamment pour quelques ennemis - assez ... dégueulasse. Non pas dans le sens 'moche' mais dans le sens ou les créateurs se sont lâché dans leur créativité monstrueuse et dérangeante. Je pense surtout aux espèces de 'cerveaux' flottants bien craignos ou à quelques Boss d'inspiration bien plus dark que le reste de la charte graphique. Mais cela rajoute à leur répugnance et c'était sans doute l'effet recherché.
 
Continuons sur les ennemis pour signaler une fois de plus leur perfection. Divers, retors et s'appréhendant chacun avec une tactique différente . Les soldats sont bien relou, surtout ceux avec armes incendiaires (bombes, flèches...). Les colosses ne sont pas bien difficiles, à condition d'éviter leur redoutables torgnoles. Les Chevaliers à masse d'arme sont plus terrifiant que véritablement dangereux. Les moustiques et les chauves-souris m'agacent au plus haut point. Les Gremlins sont rigolos et les zombies ne sont pas vraiment une menace, surtout quand Efreet et à votre coté.

 
Il est donc venu le temps d'évoquer notre 4 fameux esprits élémentaire. Chacun apporte à notre héros des capacités offensive et défensive. Efreet le génie de Feu lui est plutôt dans la force brute, Dytto la fée d'eau joue plutôt sur le soin (mais son attaque tornade reste efficace), Shade l'esprit de l'air lui est plus dans la protection et Bow la plante gloutonne elle donne dans le défonçage de porte.
 
 
Chacun de ces esprits possède son propre caractère et son propre style. Il faut savoir jongler avec pour parvenir à ses fins. J'avoue une préférence pour le pouvoir de guérison de Dytto et l'explosion d'Efreet qui m’ont sorti plus d'une fois de mauvaise posture mais l'invincibilité octroyé par Shade n'est pas mal non plus (ainsi que le fait qu'il vous rattrape quand vous tombez dans les précipices). Tout les quatre possèdent deux ou trois capacités différentes qui vous serviront à bien des endroits du jeu, comme lors de phases un peu plus ardues ou pour résoudre des énigmes. Sachez toutefois que vous ne pouvez convoquer qu'un esprit à la fois, à partir d'un aspect du décor lié à son élément (flamme pour Efreet, miroir pour Shade..) .
Leur pouvoirs peuvent augmenter leurs capacités. Pour cela il faut retrouver les médaillons caché sur Oasis. Il en existe quatre sorte, chacune étant affilié à l'esprit correspondant à la couleur du joyau. 15 joyaux par esprit pour un total de 60 donc. De quoi vous occupez à tous les dégoter.

Voici les différentes barres. La rouge correspond à la vie d'Ali, la bleue à son mana. Des objets récolté permettent de régénerer plus ou moins vite les niveaux. En jaune la barre de santé de l'ennemi (ils en sont tous dotés), pratique lors des combats à un contre six...

 
Et puis il y a les donjons cachés. Avec La course d'Efreet, le secret de la Cascade, l'épreuve du vent et le donjon de l'arbalète vous découvrirez et obtiendrez si vous parvenez à les finir des armes infinis ainsi que des joyaux. Planqué derrière un arbre de la sombre foret se trouve aussi la tour aux 100 étages, au même principe que l'on retrouvera ensuite dans Twilight Princess et il me semble Breath of The Wild (?). A savoir un donjon de 100 salles où il faut vaincre tout les ennemis présent, sans possibilité de revenir en arrière ou sauvegarder.
Quand on termine cette belle aventure, on ne souhaite que de pouvoir la prolonger. Une suite est sorti sur Saturn- et est en fait une préquelle qui raconte les origines des bracelets. Il y a cette fois-ci 6 esprits et une aventure plus longue et fournie. J'ai débuté ce second jeu mais j'ai très vite stoppé mon expérience. Je trouve cette suite, pourtant sorti sur une console de génération suivante, moins belle et moins maniable. Une véritable plaie à parcourir. Mais je pense m'y remettre et m'obstiner pour en voir le bout (je reprendrai depuis le début...). A voir quand j'en aurai le temps..et le courage!
 
 

Voilà à quoi cela ressemble en mouvement...et en sons! PIF PAF!!

 
 
 
 
 
 
 BONUS: