Synopsis: À la suite d'une guerre perdue par l'Alliance face au Pacte, de nombreux êtres féeriques durent fuir leurs royaumes et émigrer dans la république humaine de Burgue. Dans cette société "victorienne", les Critchs (les non-humains: fées, faunes, kobolds, centaures, loups-garous etc.) sont mal acceptés et accusés de tous les maux.
Un inspecteur, Philo, tente d'élucider une série de meurtres commis à l'encontre des êtres féeriques dans les environs de la rue principale nommée "Carnival Row", située dans le quartier où se sont installés bon nombre de Critchs. La vie de Philo prend une nouvelle tournure lorsqu'il retrouve Vignette, une fée tout juste débarquée à Burgue avec laquelle il avait créé un lien fort lorsqu'il était soldat de l'Alliance.
La ville est également secouée par des luttes et des intrigues politiques intenses à l'Assemblée, comme dans la rue, qui ne manqueront pas de bouleverser les équilibres sociaux en présence. 

Créateurs: René Echevarria et Travis Beacham

Année: 2019

Distribution:
Orlando Bloom : Rycroft Philostrate
Cara Delevingne : Vignette Stonemoss
Arty Froushan : Jonah Breakspear
Tamzin Merchant : Imogène Spurnrose
David Gyasi : Agreus Astrayon
Jared Harris : Absalom Breakspear


Alors que la saison 2 vient de débuter sur Amazon Prime, j'ai revu la première saison de cette série passée bien trop inaperçue et qui pourtant mérite bien des éloges. De par ses différentes intrigues, le soin apporté aux décors, la qualité des costumes et la prestation des acteurs. Car oui ce qui frappe en premier c'est l'ambition qui émane de ces 8 épisodes et donc la qualité de production qui en découle. C'est beau, c'est vivant, c'est palpable.

Entre le Steampunk, le thriller, la comédie romantique, le fantastique sans oublier le politique, on pourrait craindre que l'ensemble ne se disperse bien trop mais en fait pas du tout. On passe d'une histoire à une autre sans perdre aucun fil et toutes apportent leur lot de suspens et de péripéties, chacune dans leur genre. Une véritable prouesse que d'avoir réussi à faire maintenir dans un tout cohérent ce patchwork de récit et de genre pourtant assez antinomique parfois. Et surtout qu'il soit tous maîtrisé avec la manière...

La troupe d'acteurs est aussi à souligner. Autour du bel Orlando Bloom gravite une belle ribambelle de personnages plus ou moins proche de lui (parce qu'en effet certaines intrigues ne le concernent en rien) et tous portent leur personnage respectif avec justesse et ambiguïté. Mention spéciale au duo Imogène/Agreus, véritable cœur du show (dans tous les sens du terme). J'ai également apprécié le fils du Chancelier incarné par un Arty Frouchan bien plus subtil qu'il ne le laisse paraître au début. Clairement le protagoniste qui évolue le plus au cours de cette saison. La présence du toujours classieux Jared Harris - dans le rôle de ce fameux Chancelier - ne fait qu'apporter une note de prestance supplémentaire à ce casting pertinent.

La représentativité des êtres féeriques est également un point fort de Carnival Row. Il faut voir la magnificence des maquillages des faunes, c'est vraiment du beau travail ! Quant aux fées et leurs ailes insectoïdes là encore une bien belle prouesse qui renforce la véracité de cet univers. Il y a aussi quelques effets et créatures numériques qui forcent le respect par leur réussite. En clair, visuellement on sent que le travail est là et bien là.

Et à vrai dire cette qualité se retrouve dans chacun des aspects de cette superbe série que je ne peux que très fortement conseiller à quiconque apprécie les bonnes histoires racontées avec brio. Cette première saison de huit épisodes se dévore en très peu de temps et j'espère que la seconde sera du même niveau pour former une intégrale de très haute volée ! D'ailleurs je vous laisse, je dois visionner les deux premiers épisodes qui sont déjà en ligne...

 

L'Avis d'Amidon, le chat de la maison:

Rendez-vous mercredi prochain 18h pour une nouvelle chronique.