Synopsis: Frank Bannister, ancien architecte alcoolique est devenu médium à la suite de la mort de sa femme, dont il se juge seul responsable. Depuis que le jeune homme est hanté par son passé, il a la capacité de voir les fantômes. Il finit par en abuser en embauchant des « amis » fantômes pour hanter la maison de diverses personnes qu'il rencontre lors d'enterrements ou autres occasions. Mais depuis l'apparition d'un ectoplasme se prenant pour la « Faucheuse », Frank se voit investi de la mission de l'arrêter avant que la ville ne passe sous le courroux de ce fantôme qui s'est nommé juge de la vie et de la mort.

Réalisateur: Peter Jackson

Distribution:

Michael J. Fox : Franck Bannister

Trini Alvarado: Lucy Lynskey

Jeffrey Combs: Milton Dammers

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Je ne l'avais pas revu depuis bien longtemps et cela m'a fait beaucoup de bien de le revoir. Et ce pour une raison simple: on ne fait plus de film comme ça de nos jours! Entre comédie farfelue et action débridée, c'est surtout son ton léger - malgré le thème assez lourd du deuil - qui dénote sa décennie d'origine: les années 90.

L'ambiance fusionne plusieurs genres qui donne par moment un sentiment ambigu au visionnage, comme en témoigne cette introduction nerveuse qui mélange séquence horrifique et humoristique dans un parfait dosage (mais donc assez déstabilisante)

Les acteurs donnent également un ton particulier au métrage par leur manière de jouer, entre désinvolture et gravité. C'est le cas de Michael J. Fox évidemment mais aussi de sa comparse à l'écran Trini Alvarado. Mais celui qui explose le cadre, c'est clairement Jeffrey Combs, complètement halluciné et hallucinant dans son rôle de cet agent fédéral pété du bulbe.

Du coté des Fantômes, nous avons là aussi des ectoplasmes assez marquant. Entre les complices du médium (le savant, le cool et le "Juge") et la Grande Faucheuse qui fait son œuvre avec un certain zèle, leur temps de présence à l'écran n'est pas à négliger. Et même si le temps à laissé quelques traces d'un point de vue FX, le résultat à l'écran fonctionne toujours autant, grâce au charme indéniable de l'ensemble.

Au delà de la certaine patte graphique du réalisateur, on décèle tout de même une certaine forme de naïveté parfois, voulue certes mais qui se distingue du reste du scénario plus sombre et pragmatique. Je pense surtout à la scène de la résurrection du héros à la fin, qui n'a d'autres explications que 'la force de l'amour'...un peu léger je trouve. Surtout au vu du passif dramatique de Franck Bannister.

Nonobstant ces décalages fréquents de ton et d'atmosphère, "The Frighteners" (son titre en VO) est un film excellent à revoir ou à découvrir pour ceux qui ne l'aurait jamais vu, et cela permet de voir Mister Fox dans un autre rôle que l'iconique qui l'accompagnera à jamais.

Rendez-vous Mercredi prochain 18H pour une nouvelle chronique.