Salut à tous,

Aujourd'hui, post nettement moins léger qu'à l'accoutumée puisque j'ai envie de vous parler des effets concrets de la crise financière et de l'impact qu'elle a sur les peuples. Ayant vu ce matin la vidéo ci-dessus, je commence à être très inquiet. Si tout n'y est pas exact ou véridique -la théorie du complot est évidemment simpliste-, je trouve que ces quinze minutes d'images et de commentaires sont assez emblématiques d'un état d'esprit qui avait cours dans les années 1930. Couplé à la dette de guerre insupportable infligée à l'Allemagne en 1918, le crash boursier de 1929, dois-je le rappeler, a favorisé l'émergence de pouvoirs fachistes en Europe, ce qui a eu pour conséquence d'embraser la planète entière quelques années plus tard.

Il ne s'agit pas de nier le droit des peuples à la colère et à la révolte. La population grecque, légitimement, peut être furieuse face aux circonstances qui ont mené à ses difficultés. Mais il s'agit également de rester très prudent, car la colère est mauvaise conseillère. Dans cette vidéo, la confusion est angoissante: mettre médias, gouvernement et finance dans le même panier témoigne au mieux d'une méconnaissance profonde des arcanes du pouvoir, au pire d'une volonté  de détruire tout ce qui renvoie à l'équilibre des forces actuel. Mais lorsqu'on veut détruire, il faut savoir au préalable quoi reconstruire derrière, au risque de laisser place libre à des forces qui prônent le repli sur soi, la haine et l'exclusion.

C'est un avertissement valable pour les Grecs, mais aussi pour les autres pays européens. Parce que ne croyez surtout pas que la France soit à l'abri d'une telle évolution.

La solution? Elle ne peut venir que du politique, quoiqu'on en dise. Il faut mettre en place au niveau mondial un strict contrôle des organismes bancaires et des bourses, en commençant par l'instauration depuis si longtemps réclamée de la taxe Tobin, suggérée dès 1972 et qui entend empêcher la spéculation à court terme en taxant les transactions boursières à hauteur de 0,5 à 1%. Une première étape dans un processus qui devra, par la suite, mettre un terme aux revendications de l'actionnariat qui exige actuellement des rentabilités à hauteur de +15% par an. C'est intenable, et c'est indécent. La répartition des richesses est un facteur essentiel de paix sociale, alors profitons-en au passage pour instaurer ce fameux salaire maximum, valable pour tous. J'y suis de plus en plus favorable après avoir lu http://www.salairemaximum.net/.