Bonsoir à tous,

Après une petite virée au showroom Wii U de Nintendo, place au test du jour. Celui-ci a comme d'habitude été publié en intégralité sur le site http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos. Je vous invite à y faire un tour pour profiter de la critique exhaustive. Vous trouverez ci-dessous la chronique principale, néanmoins, amendée du verdict et des à-côtés que nous rédigeons pour enrichir le sujet. Concernant le jeu en lui-même, il est aussi mauvais que ce qu'on a pu dire à ce sujet sur les sites spécialisés. Etonnant dans le contexte actuel...

Bonne lecture !

 

Carton rouge pour les hommes en noir 

Alors que le cinéma propose ces jours-ci un troisième opus plutôt plaisant aux fans de la franchise, Men in Black se voit décliné sur PS3, X360 et Wii en une adaptation console de circonstance par l'équipe de développement de Funlabs. A l'arrivée ? Un rail shooter plus que décevant et l'un des titres les plus faibles que l'on ait vu sur les consoles de cette génération. Cruelle désillusion.

 

Cliquez pour agrandir l'image

Les Men in Black s'offrent une aventure inédite sur consoles. Pas sûr que ce soit une très bonne idée... 

Le matériau de départ semblait pourtant se prêter à merveille à un jeu vidéo. Avec Men in Black Alien Crisis, le studio roumain de Funlabs avait l'occasion de décliner adroitement une franchise phare de la science-fiction, un petit bijou d'humour et d'ironie dans lequel les Aliens disputent les bons mots aux humains qui les accueillent dans une ambiance de complot mondial à la X-Files. Mais les voies du marketing sont visiblement impénétrables : en lieu et place du jeu action-aventure espéré, c'est un "actioner" médiocre qui est proposé aux fidèles de la saga cinématographique. On pouvait rêver mieux, comme hommage.

Des partis-pris étonnants



Men in Black Alien Crisis opère deux choix pour le moins surprenants dans sa construction. Le premier, peut-être dû au coût des droits d'adaptation, tient à évacuer les personnages incarnés par Will Smith et Tommy Lee Jones / Josh Brolin à l'écran. Forcément, l'adaptation perd en intérêt, d'autant qu'elle s'écarte résolument du scénario du film actuellement sur les écrans pour s'intéresser à l'aventure d'un illustre inconnu, Peter Delacoeur, archéologue converti aux joies de la cambriole qui va se retrouver confronté à de nuisibles extraterrestres et intégrer à cette occasion les rangs du MIB, au fil d'une trame aussi nébuleuse que peu passionnante.

L'autre option prise par les développeurs tient à réaliser un jeu d'action sur rails. Un concept dépassé, et qui plus est très mal exploité dans ce jeu bancal tant en termes de réalisation que de gameplay. Le coeur du titre, ainsi, consiste à tirer sur les Aliens ennemis en s'abritant derrière divers éléments du décor, avant de progresser vers un autre point de contact avec les adversaires. Mais ce n'est jamais le joueur qui maîtrise les déplacements : il se contente de tirer à vue sur les ennemis, de protéger les quelques quidams innocents qui viennent assister à la scène et de se protéger comme il peut des attaques lorsque celles-ci surviennent. Terriblement limité.

Cliquez pour agrandir l'image

La réalisation est poussive, datée. On a peine à croire que le jeu tourne sur PS3. 

Quelques phases d'aventure et d'infiltration viennent tout de même diversifier l'expérience de jeu. Mais les premières souffrent d'une lenteur coupable, tandis que les secondes se cantonnent, la plupart du temps, à détruire les éléments du décor qui pourraient donner l'alarme. Même déception pour les pahses de shoot'em up en véhicule, qui laissent un goût amer dans la bouche, peut-on ajouter.

Déception sur toute la ligne



Au final ? Si l'on ajoute à ce constat de carence une réalisation datée, une durée de vie plus que limitée et la présence d'un multijoueurs qui aurait presque mieux fait de ne pas figurer sur le disque, le constat est sans appel : fans de la franchise comme adeptes de jeux vidéo passeront leur chemin sans jeter un regard en arrière. Les MIB n'auront même pas besoin d'activer leur Neuraliseur pour que l'on oublie cette triste expérience...