Hello tous,

Et ben voilà, on y est. Je sais que la 3DS XL fait pas mal polémique ces temps-ci sur la toile et au sein de la communauté. Or, il se trouve que j'en ai justement une entre les mains depuis quelques heures. Je dois dire que si je n'en attendais pas grand-chose, la portable se révèle à l'usage assez surprenante. Pas exempte de défauts, mais en tout cas nettement supérieure à la 3DS première version. Je vous fais le tour du propriétaire ?

 

Le déballage

 Au premier contact, pas de grosse surprise. Comme prévu, la portable est plus grande que la 3DS classique. Mais pas tant que ça, finalement. Elle est également un peu plus lourde, même si l'essentiel du poids du packaging est une fois de plus du fait... des notices. Ce gaspillage de papier me rend dingue.

Concernant le matériel inclus dans le pack, les annonces sont confirmées : il n'y a aucun chargeur dans le carton. Le bundle embarque simplement une carte SD de 4 GO et 6 cartes de réalité augmentée. C'est chiche.

 

Le premier allumage

Ici encore, on navigue en terrain connu. Le joueur renseigne la date et l'heure, détaille sa connexion web puis élabore son Mii dans la foulée, comme sur 3DS. Un petit bug ? J'ai tenté de créer le Mii sur la base photo de moi-même et de l'un ou l'autre collègue. Nous avons tous eu tendance, assez fâcheusement, à  nous voir dotés d'un visage bouffi. De deux choses l'une : ou la reconnaissance de visage marche très moyennement, ou nous ferions bien, mes cobayes et moi, d'aller un peu moins souvent au restaurant.

Pour le reste, rien que du très classique. Les options proposées sont celles existant sur 3DS. Aucun jeu bonus, hormis La guerre des têtes, ne vient égayer le software, comme cela avait pourtant été le cas pour la DSi XL. Le joueur devra donc rapidement télécharger des jeux ou introduire une cartouche pour profiter de la belle. Un peu décevant tout de même.

La taille de la 3DS XL est finalement assez proche de celle de la 3DS.


La qualité de fabrication

En revanche, on ne chante plus la même chanson quand on aborde la question -cruciale- de la qualité de fabrication. C'est bien simple, la 3DS fait figure désormais de brouillon. Sur la version XL, tout inspire confiance, respire la solidité. L'extérieur est doté d'un revêtement plastique légèrement brillant qui semble difficile à rayer. A l'intérieur, la croix directionnelle  semble solide -quoique pas encore totalement adaptée pour les jeux de combat, hélas-, le stick est à l'avenant et il en va de même pour les boutons. Effet induit par la taille légèrement accrue de la console, celle-ci tient par ailleurs nettement mieux en mains, et les gachettes L et R sont plus aisément accessibles. Quant aux touches Select, Home et Start, elles sont désormais plastifiées et traitées comme de vrais boutons. Pas un mal.

Il y a plus important. Nintendo a visiblement retenu les leçons des erreurs de la 3DS et propose à ce titre une partie stéréoscopique revue et corrigée. La charnière liant les deux écrans, d'abord, a été renforcée et dotée de deux crans qui permettront d'éviter tout jeu entre les deux parties de la portable, ce qui devrait rendre plus aisée l'utilisation de la console avec un affichage en relief - l'écran supérieur de la 3DS avait une fâcheuse tendance à manquer de stabilité, doit-on ici rappeler, ce qui nuisait à l'expérience visuelle. 

Ensuite, la mollette de gestion de l'intensité de l'affichage stéréoscopique a elle aussi été renforcée. Un cran "off" a en outre été ajouté pour désactiver l'affichage purement et simplement. Plus question de relancer l'affichage stéréoscopique sans s'en rendre compte, désormais.

L'écran

Ce qui nous amène à la grande évolution de cette nouvelle version de la 3DS : les écrans. Plus grands, ils le sont, indéniablement. C'est un euphémisme : 90% plus grands, c'est écrit sur la boite ma bonne dame. Et à l'usage, il y a de quoi rester estomaqué : non seulement la définition ne semble pas pâtir de cet accroissement presque indécent, mais les jeux gagnent en couleurs, les détails sont mieux restitués. L'écran stéréoscopique, en particulier, semble gigantesque, occupant la quasi totalité de la partie supérieure de la console. Sur un plan technique, il semble de plus mieux maîtrisé : il est plus fin, semble mieux intégré dans la console et, surtout, il ne vient plus cogner contre les jointures de l'écran inférieur. Adieu les risques de rayures qui donnent des sueurs froides aux possesseurs de 3DS classiques.

En revanche, la technologie de stéréoscopie sans lunettes souffre toujours des mêmes limites : il faudra encore et toujours se positionner très précisément face à l'écran pour percevoir les effets de relief. Et l'augmentation de la diagonale de l'écran ne s'est pas totalement passée sans dommages : les désagréables effets de superposition d'images apparaissant lorsque l'on perd la vision relief sont encore plus flagrants que sur 3DS. Un mal qui cantonne l'usage de la stéréoscopie à des expériences une fois de plus de courte durée.

 

La conclusion

Après quelques heures de Mario Tennis, je dois dire que la 3DS XL me fait l'effet d'être une bonne console, plus aboutie que la version précédente, à l'écran nettement plus imposant pour un encombrement qui augmente assez peu. La portable n'est pas parfaite, notamment dans la difficile gestion de l'affichage stéréoscopique, mais témoigne de la bonne volonté du constructeur. On regrettera simplement que Nintendo n'ait pas profité de l'occasion pour ajouter le stick droit tant attendu des joueurs. Pour le reste, la 3DS XL semble tellement plus aboutie que son aînée que l'on se demande bien qui pourrait bien encore hésiter devant les deux hardwares si la question de l'acquisition d'une 3DS vient à se poser...

 

Retrouvez cette chronique et ses à-côtés sur http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos, comme toujours...