Salut à tous,
Petit post très bref, ce soir encore, juste pour vous signaler que je viens de poster le test de Shadows of the damned. Un jeu réellement étonnant, beaucoup plus attachant que ce que j'ai pu lire ici ou là. Il y a du Tarantino et du Carpenter dans cette affaire. Pour faire court, j'ai adoré!
Le délice de la damnation
Imposer l'horreur dans un jeu vidéo n'est jamais chose simple. Là où Resident Evil peine aujourd'hui à faire peur, là où Silent Hill commence à tourner en rond faute d'idées et d'ambition, Shadows of the damned multiplie pourtant habilement clins d'oeil cinéphiliques, dialogues croustillants et monstres d'anthologie pour bousculer les habitudes les joueurs et conquérir une place de choix dans la hiérarchie des survival-horror. Un jeu d'action pas exempt de défauts, mais qui a tout d'une invitation en règle pour une sacrée virée en enfer.
Il n'aura fallu que trois noms pour que le buzz fasse le tour de la toile. Shadows of the damned, c'est le fruit du travail commun de trois authentiques gloires du jeu vidéo. Suda 51 n'est autre que le père de No More Heroes. Shinji Mikami se cache pour sa part derrière Resident Evil 4. Akira Yamaoka, lui, a mis en musique le perturbant Silent Hill. Leur association s'apparentait, lors, à une véritable "Dream Team" vidéoludique. Et le bébé dont ils ont accouché, Shadows of the damned (SOTD), satisfait à bien des égards les attentes suscitées. Oeuvre presque conceptuelle, mêlant les genres et les références les plus variées, SOTD invoque aussi bien l'esprit d'un Quentin Tarantino que celui d'un John Carpenter à ses meilleures heures. Quelque part entre jeu d'action et survival horror, il brille, surtout, par ce qu'il est sur le fond: un hommage à ces pelloches horrifiques surannées, de série B... voire Z, qui ont fait le bonheur de notre adolescence.
Rires et frissons
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L'esthétique très sombre du jeu confère à Shadows of the damned une puissance d'évocation assez impressionnante. |
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L'affaire est entendue dès le générique, qui renvoie directement à l'univers des vieux films d'épouvante à la Roger Corman. SOTD aurait d'ailleurs pu devenir un long métrage tout-à-fait acceptable à l'époque, avec son scénario faisant la part belle aux fortes têtes, aux frissons mode grand huit et aux demoiselles un tantinet déshabillées. Car il y a une classe indéniable dans cette affaire d'enfer. Le héros, Garcia Hotspur, a fait de la chasse aux démons son loisir préféré. Seul problème, le gaillard, aussi fort en gueule que susceptible, s'en prend un jour au mauvais bad guy, Fleming, ce qui se solde par l'enlèvement de la belle Paula -trouvée par Garcia dans une poubelle avant de devenir la douce du héros, on l'apprendra au fil de l'aventure- puis par une mise à sac en règle de l'enfer par un Hotspur vraiment, vraiment pas content. Evidemment, à l'image de ces vieilles bandes des années 50 et 60, on rit, on sursaute, et on suit cette épopée sans s'ennuyer un seul instant.
Pourtant, SOTD ne brille pas forcément de mille feux...
La suite du test est accessible à l'adresse https://www.dna.fr/fr/les-plus-multimedia/jeux-videos/index.html, si ça vous dit de le lire.

