Pour ceux qui suivent ce blog, vous n'êtes pas sans savoir que j'ai récemment acquis Metal Gear Solid : The Twin Snakes. Etant dans un mood Metal Gear depuis quelques mois, je me refais chronologiquement chaque épisode de la saga. C'est donc tout naturellement que je me suis attaqué à cet épisode riche en controverses. Aujourd'hui, c'est avec un oeil plus objectif et mature que je décortique et comprend le pourquoi d'une telle polémique. Explication ! 

Rétrospective !

C'est un 9 Mars 2004, aux Etats-Unis, que voyait le jour le premier remake issu de la fameuse saga Metal Gear Solid. Rebaptisé à l'occasion  MGS: The Twin Snakes, c'est épisode permettait aux possesseurs du GameCube de découvrir ou redécouvrir un jeu d'anthologie. Symboliquement parlant, c'était un geste fort pour les joueurs qui jusque là avaient été lésé par Konami (pour rappel: MGS2: Substance était sortie sur toutes les plates-formes sauf celle de Nintendo, à l'époque, ça avait fait jaquetter, à juste titre...). 

"Le serpent a mué, je répète, le serpent a mué"

Développé par Silicon Knights et en collaboration avec Kojami CE Japon, ce MGS1 fait peau neuve. Avec un moteur calqué sur celui de Metal Gear Solid 2: Sons of Patriots, le titre fait honneur à son ainé PSX. Visuellement, notre rétine se régale, et Solid Snake nous apparait plus charismatique que jamais. Mais la similitude avec le deuxième volet ne s'arrête pas là. The Twin Snakes reprend également le gameplay de son frangin PS2. Vue subjective, suspension et acrobatie entre les rembardes, tout y est. Jusque là, Silicon Knights effectuait un perfect. Avec Metal Gear Solid: The Twin Snakes, le joueur bénéficie de la richesse de MGS1 allié à la fraicheur de MGS2, mais c'était sans compter sur une prise d'initiative qui va coûter cher...

 

 

Le serpent qui se mort la queue ....

Gameplay amélioré, moteur graphique réhaussé et un scénario inchangé. Ce Twin snakes avait tout l'air d'un grand, et pourtant, le jeu fut décrié, incendié, autodafé, expié, rabaissé. Les fans y voyaient un affront tandis que Kojima reniait purement et simplement ce rejeton. Mais où est ce que le bas blesse ? Je vous donne un indice, tournez vous vers Ryuhei Kitamura, réalisateur des cinématique. Car oui, c'est au niveau de la mise en scène qu'il faudra chercher l'erreur. Alors qu'une simple refonte graphique aurait suffit, Silicon Knights a souhaité rendre honneur à la force des personnages en les affublant de pirouettes plus grotesques les unes que les autres. Si le fond était honnorable, la forme fut maladroite. Tout droit sortie de Matrix, notre Solid Snake adoré se retrouvait ici dans la peau d'un Néo 2.0

 

Triple salto front flip twist face punch and auto-roll on the ground....

Solid Snake, Gray Fox, Liquid Snake, Vulcan Raven ou Meryl Silverburgh, tous se retrouvent ici comme des clowns à danser, sauter, triple vriller dans les airs. Il n'est ainsi pas surprenant de voir Solid Snake lancer une grenade contre une poutre en fonte pour la repousser au lieu de l'esquiver tout simplement, ou alors courir sur un roquet. Les personnages se voient pousser des aptitudes plus rocambolesques les unes que les autres. Mais comme des faits parlent plus que des mots, voyez plutôt ...

 C'est Matrix Gear Solid là...

 

Mauvaise foi quand tu nous tiens ....

Voilà la partie qui me plait le plus : la prise de position. Il y a 8 ans de ça, quand je découvrais pour la première fois The Twin Snakes, j'avais été emballé. L'un de mes jeux préféré se payait une cure de jeunesse et en plus ça décoiffait ! Gray Fox en mettait plein la vue, et j'aimais ça ! Aujourd'hui mon regard est différent. Certes ce MGS offrent des cinématiques proche du ridicule, mais ce que je retiendrai surtout, c'est la mauvaise foi de Kojima. Alors que Silicon Knights fut accablé d'avoir transformé Snake en surhomme et Frank "Gray Fox" Jieger en danseuse, Kojima Production transformait Raiden et Vamp en ballerines de l'espace. Démonstration: 

The Black Swan of Death ...

The Strong one and The Weak one ...

Comment peut-on critiquer un jeu pour son excès quand d'un autre côté, on fait encore pire ? J'ai un profond respect pour Hideo Kojima. C'est une personne à qui je dois beaucoup, ne serait ce que pour ce qu'il apporté aux joueurs à travers cette saga. Pour autant, je ne peux que me révolter de son orgueil et son attitude vis à vis d'un jeu qui n'a pas à rougir de ses compères. Car si The Twin Snakes à certes des défaults de mise en scène, pour le reste, c'est un vrai MGS, du gameplay au visuel, même la bande-son reste dans la veine d'un MGS. Alors certes, Silicon Knights n'aurait pas du prendre de telles libertés, certes le travail derrière provient davantage de Kojima que de la jeune firme, mais so what ? Les reproches qui ont été fait à l'époque auraient pu être compréhensible s'ils n'avaient pas revu le jour dans Metal Gear Solid 4. Car si The Twin Snakes jouent dans le rocambolesque, MGS4 frôle le ridicule à plus d'une reprise. Entre survivre dans un four à micro-onde et voir un mec posé un pied sur un missile, je ne sais vraiment pas ce qu'il y a de plus douteux...

 

To be continue ...

Vous l'aurez compris, ce Pamphlet est davantage orienté vers M. Kojima que The Twin Snakes. Car même si je reste persuadé que la version PSX prévaut sur son homologue GameCube, je trouve injuste d'accabler toutes les foudres sur un jeu et un homme (Ryuhei Kitamura), simplement car quelques cinématiques apparaissent extravagantes. Surtout si derrière on se permet de réiterer la chose. Reste qu'aujourd'hui, on se retrouve avec une compile HD où le plus important est absent, le premier volet. Et ça ? C'est la faute à Silicon Knights également ?