Soulcalibur 5 est peut-être, avec Mass Effect 3, le jeu de ce début d'année... que dit-je, de cette année que j'attendais le plus. J'avais vraiment hâte de retrouver mes personnages préférés : Morgana, Hel, Black Cat ou Mordred... Vous ne les connaissez pas ? C'est normal, ce sont des créations personnelles.

Je suis cette série depuis SoulEdge et j'avais plutôt bien apprécié les précédents, en particulier Soulcalibur 4 pour son mode de création de personnage très complet et quasiment inégalé. N'était pas un vrai pro des jeux de baston (sans être un débutant, non plus), j'avais réussi à passer outre les petits détails qui hérissent le poil des maniaques du genre. Et si le mode solo n'était pas vraiment à la hauteur des précédents volets, j'arrivais quand même à m'amuser.

Ainsi, depuis sa sortie, je joue à ce Soulcalibur 5. Et je dois dire qu'il constitue une déception. Non pas qu'il soit un mauvais jeu mais certains choix des développeurs me laisse perplexe. Je passerais sur ce qui concerne la maniabilité, les plus aguerris d'entre vous sauront en parler mieux que moi.

Tout d'abord il y a les nouveaux héros, ou plutôt l'absence des anciens. Je ne parle pas de ceux dont le style de combat se retrouve dans un autre personnage (1) mais bel et bien de disparition pure et simple. On dit ainsi au revoir à Seung Mina, Yun Seong, Talim et Zasalamel. Je trouve dommage de ne pas les avoir gardés, ne serait-ce que sous la forme d'autres personnages ou « d'âme » (à l'image de Devil Jin qui ne peut se jouer qu'avec des personnages créés). On a vraiment l'impression d'une perte sèche en terme de variété de combattant, surtout que trois personnages (Kilik, EdgeMaster et Elysium) ne sont que des clones reprenant les techniques des autres combattants. De plus, voir que mes personnages préférés (Yun-Seong et Seung Mina) sont éjectés au profit de Dampierre (2) et d'un triplés d'EdgeMaster, ça me fout un peu les boules !

Ensuite, il y a la partie solo ! Enfin, s'il y avait une partie solo dans les précédents, on se demande franchement où elle est maintenant. J'exagère un peu... Mais là aussi, on note une perte sèche. Le mode hors ligne ne se résume qu'à une succession de combat imitant le principe de l'arcade. Quant mode histoire, il se résume à une vingtaine de combats entrecoupés de crayonnés. J'appelle ça une vaste blague ! On regrette le mode histoire de SC2 et SC3. Pour des joueurs comme moi qui ne jouent que très peu en ligne et à la manette (3), peu me chaut le mode online (de toute façon, je perd tout le temps... Les deux tiers du temps pour être tout à fait honnête).

Bien sur, tout n'est pas à jeter, surtout le mode de création de personnage qui a été bien amélioré, quoi qu'il manque des éléments pourtant présents dans SC4. Le concept est à ce point génial que je me demande pourquoi il n'est pas repris dans d'autres jeux (on me signalera à raison que certaines séries comme les WWE Smackdown vs Raw disposent d'un mode de création encore plus complet).

En fait, c'est un peu comme un gâteau : ce Soulcalibur nous offre juste la génoise mais où sont les cerises ? Où sont les décorations en chocolat ? Et la crème patissière ? En conclusion, la réponse à la question titre est clairement NON ! Soulcalibur 5 ne casse pas des briques... Ni trois pattes à un canard !

Oui, je sais, c'est pas une image de SC5 mais je suis chez moi et j'illustre mes articles comme je veux ! Rendez-nous Seung-Mina !!!

1- La série est coutumière du fait : Hwang, Rock et Li Long furent, en leur temps, remplacés par Yun-Seong, Astaroth et Maxi.

2- C'est d'autant plus bizarre que j'ai toujours cru que Dampierre était une parodie d'Ezio.

3- Pro gamer, mon ami ! Je n'ai pas d'argent à mettre dans un stick arcade, ni la place dans mon appart, ni même le temps d'en faire usage comme tu le fais !