Bien le bonsoir les amis ! Aujourd'hui, j'inaugure une rubrique, inspirée de ce vieil article où je me laissais aller. Le principe ? Le même, me laisser aller, et parler de ce qui me passe par la tête.

 

Comme je suis un mec super mature, quand je dis "je me laisse aller", ça me fait penser à faire caca. Ouais, je sais, bravo la jeunesse. Mais pourtant, cela m'offre une transition toute trouvée vers un sujet vidéoludique. Car depuis peu, quand je pars faire ce que j'ai à faire aux toilettes (cet article commence décidément très bien), j'emporte mon tout récent smartphone. Et oui, j'ai attendu longtemps avant de m'offrir ce genre d'appareil. J'en profite ainsi pour m'initier aux joies du nouveau caca-gaming (je dis nouveau, car soyons honnête, c'est bel et bien le Tetris sur GameBoy qui initia cette activité peu glorieuse en société). Aujourd'hui, je découvre donc Cut The Rope, Jet Pack Joy Ride, ou autres Rayman Jungle Run. Ce dernier, d'ailleurs, m'en fait voir de toutes les couleurs.

 

Malgré la référence à la chanson éponyme, je hais ce niveau

 

Rayman Jungle Run réussit avec intelligence à retranscrire toute ce qui fait la force de Rayman Origins, sur mobile. La courbe d'apprentissage est suffisamment souple pour s'amuser au début, mais la difficulté pointe vite le bout de son nez et offre un challenge de plus en plus ardu. Je l'avoue, je ne suis vraiment pas trèss doué sur ce genre de jeu, et il m'est arrivé à plusieurs reprises de dépasser la trentaine d'essais pour collecter les 100 lums... Ouais, ça craint, je suis un gros loser. Je vus autorise à me huer.

J'ai vécu avec ce jeu ce que j'avais déjà vécu avec, évidemment, Rayman Origins, mais aussi avec les Trials. Un phénomène que j'appelle le "Dormir ça se mérite". L'idée: il est tard le soir, vos yeux commencent à fatiguer, et vous sentez l'envie d'aller dormir. Mais vous êtes en train de jouer à Rayman ou Trials. Vous commencez un niveau, évidemment vous mourrez tout connement, et vous repartez. Vous mourrez. Vous repartez. Cette boucle infernale continue. Dorénavant, chacune de vos morts est des plus stupides, et vous avez conscience que vous êtes tout à fait en mesure de réussir ce PUTAIN DE NIVEAU DE #[email protected]&%µ! 

 

J'aime ce jeu à peu près autant que je le hais. J'te kiffe, sale enfoiré.

 

Maintenant, c'est un défi. Le jeu vous a provoqué, il n'aurait pas dû. Il a réveillé en vous un instinct, terrible. Hors de question pour vous de quitter le jeu sans avoir fini ce niveau. Vous savez, au plus profond de vous-même, que vous ne pourrez trouver le repos du sommeil qu'une fois l'exploit accompli. Ainsi commence, la machoire serrée, une série d'essais se concluant pour la plupart avec un décés (lisez ça à voix haute, j'en suis pas peu fier). S'enchaînent des morts toutes plus stupides et rageantes. S'enchaînent également quelques essais qui partent sous les meilleures auspices, et qui se voient gâchées par une erreur d'inattention dûe à la tension (décidemment, on m'arrête plus) de voir ce niveau presque terminé.

L'issue de se combat ne dépendra que de vous. Je sais qu'il m'est déjà arrivé de passer plus d'une heure et demie sur un niveau de Trials HD. Oui, je suis le Roi du Skill. Mais au final, quand la victoire est là, c'est le soulagement. A chaque fois, je me lève, triomphant, remuant ma partie phallique dans un mouvement célebrant la victoire. Et je suis un gamer heureux, soulagé et conquérant.

 

Et je vais au lit, en me disant que putain, je suis quand même vraiment mauvais.