La période des bilans s'est ouverte il y'a quelques jours avec le résumé de l'année de Cronos. Lordstark devrait lui nous conter ses avis d'ici la semaine prochaine. Mais cette fin de saison sérielle est aussi l'occasion de revenir de façon peut être un peu plus objective sur les différentes séries de l'année. On commence donc par les comédies. Et vous verrez qu'il y a du bon comme du moins bon.

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2 Broke Girls (Saison 1)

Voilà un des gros succès au rayon nouveautés et comédies. CBS connait la formule magique en ce moment et enchaine les succès quand ses concurrents se plantent méthodiquement. La botte secrète de la plus grosse network américaine est peut être l'indigence de ses productions qui brossent le public dans le sens du poil et qui se met au niveau de ses goûts. Bref, vous l'aurez compris, 2 Broke Girls est une immondice, un étron télévisuelle, le niveau zéro de la sitcom. Fauchée, respirant le toc et affublée de deux comédiennes absolument anthipathiques, la série enchaine les clichés et tourne en mode blagues automatiques. Regarder 2 Broke Girls c'est regarder une sitcom des années 90 mâtinée d'humour graveleux tendance 2010. J'ai tenu toute une saison mais les deux serveuses fauchées peuvent être sûr qu'on ne m'y reprendra plus.

How I Met Your Mother (Saison 7)

Après une saison 6 en demi-teinte, How I Met Your Mother avait bien commencé sa saison avec un humour à la hausse et des storylines plus intéressantes. On retrouvait aussi de l'intelligence dans l'écriture et dans la construction des épisodes, ce qui fut pendant longtemps la marque de fabrique de la série. Mais après le break hivernal la chute s'est amorcée. Petit à petit les scénaristes semblaient perdre en inspiration et n'arrivait plus à tenir leurs histoires sur la longueur. Et sur les six derniers épisodes, on atteint ce qui restera comme le plus bas niveau qualitatif dans l'histoire du show. On peut néanmoins se réjouir de voir quelques grands segments scénaristiques trouver une conclusion mais on termine cette année en se disant qu'il est vraiment temps que le massacre se termine. HIMYM n'aura jamais été à la hauteur de Friends et c'est bien dommage.

 The Big Bang Theory (Saison 5)

Après une saison 4 tournant à vide et affirmant un peu plus le manque d'inspiration et la redondance déjà aperçue l'année d'avant, The Big Bang Theory revient avec une fournée plus homogène tout en étant loin des standards imposés par les exceptionnelles premières saisons. Reste que la sitcom de Chuck Lorre n'arrive pas à intéresser au delà de l'humour pur et la storyline principale de l'année, à savoir le mariage d'Howard, ne passionne pas et est en plus mal gérée tout au long de l'année. Heureusement Sheldon est toujours là et il reste une caution comique extrêmement solide quand le reste de la bande peine un peu. On est aussi satisfait de voir que la saison se conclue un peu moins abruptement que la précédente même si on reste dans l'émotion en carton-pâte.

 

Community (Saison 3)

La comédie maudite d'NBC aura vécu une saison infernale placée sous le signe de la crainte de l'annulation. Les scénaristes ne se sont cependant pas débinés et livrent une bonne saison. L'adjectif est un peu décevant quand on a eu l'habitude d'être particulièrement enthousiasme devant cette série cuvée. Mais l'aspect inégal de la saison, pouvant s'expliquer par le hiatus géant de Mars, donne au final du bon comme du moins bon. Le niveau général reste quand même particulièrement haut et le dernier quart est quasiment parfait. Reste que la série abuse un peu des épisodes concepts et ne parvient pas à faire évoluer ses personnages. On regrette aussi le sort de Chang, peu présent et mal utilisé dans son rôle de garde/despote. Des erreurs, de l'improvisation, mais toujours ce caractère singulier qui fait qu'il est toujours très agréable de se rendre à Greendale. On attend la saison 4 avec une certaine angoisse puisque le génial créateur du show, Dan Harmon, s'est fait virer par Sony et NBC à cause de son caractère de cochon.

 

New Girl (Saison 1)

Mon énorme coup de coeur de l'année ! Pour être franc j'ai déjà revu cette première saison 3 fois. New Girl est un condensé parfait de la nouvelle vague de séries comiques américaines. Sa vraie force repose sur l'équilibre parfait de ses personnages, tous attachants, tous hilarants et surtout tous complètement différents. Car New Girl est drôle. Vraiment très drôle. Mêlant l'absurde au gag le plus idiot, la série est addictive à souhait. Les scénaristes ont aussi réussi à parfaitement établir les caractères et les storylines des personnages qui évoluent tous de leur côté pour mieux se retrouver. Certains pourront être insensible à l'humour de la série ou trouveront Zooey Deschanel insupportable avec ses constantes minauderies, mais au final New Girl est une formidable réussite qu'il faut au moins essayer.

 Modern Family (Saison 3)

Chouchoute des critiques et machine à prix, la comédie d'ABC est le plus gros succès du genre actuellement. On peut le comprendre tant l'humour côtoie l'intelligence et l'émotion dans cette série qui peut aussi être antipathique par moment. Cette troisième saison est encore de haute volée avec une écriture parfaite et des personnages maintenant connus et bien installés. On sent juste qu'après trois années, les scènaristes n'arrivent plus à nous surprendre vraiment surtout au niveau de la construction des épisodes. Les intrigues et rebondissements sont de plus en plus consus de fil blanc et servent majoritairement le gag. Mais vu le niveau actuel des comédies US, Modern Family est encore un mastodonte servi par une troupe d'acteurs tous plus parfaits les uns que les autres.

Whitney (Saison 1)

Ereintée par la critique et les spectateurs, Whitney est la seconde création de Whitney Cummings après 2 Broke Girls. J'ai un peu honte mais après des débuts laborieux je me suis attaché à cette série surtout grâce à de bonnes vannes et à des personnages secondaires attachants. Car oui l'héroïne est insupportable. Elle est jolie mais parle trop fort et avec un accent Américain tellement prononcé qu'on a envie de lui casser les dents une à une avec la tête de son non moins insupportable petit copain. Whitney a tout pour déplaire mais je la regarde, avec honte, sous la couette, en me haissant à chaque rire. Objectivement vous pouvez passer outre, surtout si votre estime de soi ne pèse déjà pas bien lourd. Ne prenez pas le risque d'aimer.