Hier Canal + diffusait les deux derniers épisodes de la Saison 8 de MI-5, série britannique d'espionnage de grande qualité. L'occasion donc de faire le bilan de cette nouvelle fournée qui est finalement un condensé des défauts et des qualités de la série. (Attention ce bilan est un Spoil géant de la saison)

J'aime beaucoup les séries Britanniques pour leur originalité, leur humour et leur esprit tout British. MI-5 est une série d'espionnage, ce qui pourrait donc nous faire penser que l'atmosphère générale est neutre mais point du tout chers amis, MI-5 est définitivement un produit du pays de la gelée et de la bouffe degeu'.

On retrouve en effet les pointes d'humour de l'équipe de cette saison qui est en grande partie celle de l'année dernière et les histoires prennent place dans un Londres constemment sous pression. On retrouve Harry là où on l'avait laissé et tout commence sur les chapeaux de roues avec une tragédie vécue par Ruth, parfaitement mise en scène avec un suspens qui va crescendo. Mais entendons nous bien, je ne vais pas vous faire un résumé de la saison , je vous laisse le soin de la découvrire, le but des bilans est avant tout de donner mon ressenti sur l'année écoulée.

Et l'année écoulée est donc au niveau des autres. Comme d'habitude, tous les personnages secondaires sont ambigus et l'intrigue va du trop compliqué au trop simpliste. Il m'a fallut du temps pour mettre bout à bout les pièces du Puzzle Rossignol mais quand j'entend " Si le président Pakistanais meurt, les méchants gagnent (en gros hein)" j'ai l'impression d'être dans Call of Duty. Mais les principales qualités de la séries sont toujours présentes. Un suspens parfaitement entretenu, l'impression de voir les coulisses du monde libre mais drôlement immoral et des personnages auxquels on s'attache. Ah ça oui on s'y attache, et pourtant quelle erreur. Tout fan de MI-5 devrait savoir qu'il ne faut jamais s'attacher aux personnages de la série car, contrairement aux séries américaines, personne n'est à l'abris.

Et cette saison termine encore en boucherie et en hécatombe et un personnage principal meurt encore alors que Connie disparait déjà au début. Il faut aimer ce sentiment d'insécurité permannent mais avec les années on s'y est habitué.

Du côté des personnages de passage cette saison, il y'a tout en haut Sarah Caulfield, interprétée par la magnifique Genevieve O'Reilly, qui va séduire Lucas. Et cette relation va évidemment causer des problèmes à Lucas puisque la belle est finalement au service du projet rossignol qui veut une guerre entre l'Inde et le Pakistan. Lulu aurait mieux fait d'écouter les paroles sages de Bill Clinton : "No zob in job". On passe aussi de l'anti-capitaliste français, au patron de la CIA véreux et finalement la sauce prend bien et ils font tous plus ou moins avancer l'histoire.

Cette 8ème saison est donc d'une grande qualité avec un final en hécatombe comme d'habitude et on retrouve ce qui fait le charme de la série. Et puis il est plaisant de voir un système narrative complètement différent du système américain, beaucoup plus audacieux et qui place le spectateur dans un sentiment de grande insécurité pour les personnages. Je suis un peu triste de voir crever comme du caca un de mes personnages préferés mais c'est ainsi, MI-5 est une série courageuse qui se mérite. A voir.