La station de lavage commence à faire son office même si le salaire astronomique de Walt pose problème à Skyler. En parallèle, Jesse est missionné par Walt pour tuer Gus. Gus qui commence à sentir l'étau se resserer autour de lui puisqu'en plus de la menace de Walt, Hank et le Cartel veulent sa peau.

Après sept semaines, j'avoue avoir été deçu de ce début de saison d'une de mes séries fétiches. Mais petit à petit, la première moitié étant finie, l'intrigue se ressere, les enjeux se font plus préssant et pour moi, ce septième épisode est celui qui donne le plus envie de suivre le reste de la saison.

Car le puzzle largement décrit dans les précédents épisodes commence à prendre forme et les personnages majeurs de la série s'imbriquent autour du même homme : Gus. Gus qui malgré sa rareté à l'écran est celui qui fait que tout s'emballe. Son importance relativement nouvelle impose aussi un constat : Walt est à la ramasse cette saison. Il a un train de retard sur Hank, il ne sait rien de ce qui se passe avec le Cartel et Jesse prend de plus en plus ses distances d'avec lui. Au fond, il n'est même plus le personnage principal puisqu'il semble seul dans son coin, à pester contre l'emprise de sa femme. Le vrai pilier de l'intrigue, celui qui peut tout changer reste Jesse.

Jesse qui continue à être tourmenté tout en étant passionnant par ses déchirements. Entre son envie de croire que Gus veut réellement lui donner sa chance, sa loyauté envers Walt et ses démons venus du passé, le jeune homme est avec Hank, le personnage le plus passionnant cette année. Car Hank aussi revient sur le devant de la scène et comme je l'avais prédis, c'est de lui que vient les meilleurs moments de cet excellent épisode. Car il est une menace pesant aussi bien sur Walt que sur Gus et l'épisode se termine d'ailleurs sur un formidable speech qui donne le couleur de ce qui arrive.

Plus qu'une véritable progression de l'intrigue, on note le retour à un rythme plus maitrisé, les scénaristes insistant moins sur la lenteur tradionnelle de la saga. Tout prend toujours son temps, l'épisode dure 45 minutes mais en parait 52, mais on est moins dans la conscience et l'insistance sur la différence du show par rapport aux autres. C'est fluide, bien écrit, passionnant, c'est du très bon Breaking Bad même si l'épisode 3 n'est pas encore égalé. On a tout de même hâte de voir la suite, il va y avoir du sang et la tête de Gus va tomber j'en suis sûr. Enfin deux derniers constats : Le cancer n'est plus du tout présent dans l'intrigue et Walt ne tousse même plus et les personnages n'ayant rien à voir avec la guerre qui commence à prendre forme comme Walter Jr et Marie ne bénéficient d'aucune attention. Dommage.

 

Nous avons donc affaire à un excellent épisode de la série, qui s'emballe vraiment après plusieurs semaines de peinture des personnages et des situations. On retrouve un rythme maitrisé, des personnages fascinants et une certaine tension. On reste toujours loin des trois premières saisons mais la malédiction de la saison 4 pourrait être moins catastrophique que prévue. Vivement la semaine prochaine pour le constater à nouveau !