Parce qu'Eddie a décidé de jouer dedans, Sasha revient dans le casting de Fucking and Punching. Mais en ce moment elle tourne un film de Zombie et demande l'aide de Hank pour réecrire les dialogues. Hank va dans la même temps rencontrer une femme qui va s'avérer être peu anodine. De leur côté Marcy hésite à garder son bébé, tandis que Becca subit les lois de la génétique.

La semaine dernière Californication nous avait offert un épisode un peu mou du genoux démontrant un petit creux dans un saison dans l'ensemble excellente. Cette fois encore, les aventures de Hank Moody trainent un peu et n'offre pas grand chose à l'histoire d'un Hank au bord du gouffre.

Tout commence par le retour de Sasha que je considère finalement comme un personnage ininteréssant. A part être à poil et faire des cochonneries avec Hank elle ne sert finalement pas à grand chose malgré le fait qu'elle soit au centre de l'intrigue de cet épisode. L'intrigue d'ailleurs, qui joue sur le quiproquo sexuel, semble se répéter par rapport à ce qu'on a déjà vu. Hank baise à tout va et fini par commettre une erreur, c'est classique et ça n'aide pas beaucoup la promesse de changement que nous offrait cette saison. Alors oui il y'a quelques scènes drôles et bien senties et l'ambiance générale déjanté de la série fait mouche, mais on est en droit d'attendre mieux d'une année qui se voulait sombre.

L'intrigue de Marcy, qui attend un bébé, et qui logiquement devrait être terriblement importante (un bébé dans une série c'est toujours super important) est encore une fois releguée en arrière plan et le mal entendu avec Stu devrait vite être reglé. La storyline la plus faible de la saison est encore une fois mal amenée et mal gerée par les scénaristes. Sans parler de Karen qui n'apparait que quelques secondes alors que l'épisode dernier nous promettais un retour de la relation Hank-Karen. Finalement c'est le plus gros soucis de cette saison. L'histoire de Hank est accrocheuse mais elle prend toute la place, ne laissant que peu de place aux autres qui sont pourtant l'huile qui fait avancer Moody. Même Charlie est quasiment absent de cet épisode et quand il apparait ses scènes, de cul, semble être là pour remplir les 23 minutes d'épisode. Le tout manque de substance pour survivre face à un Hank plus omniprésent que jamais.

Mais il y'a une bonne surprise dans cet épisode faiblard. Becca, elle aussi peu présente depuis le début, semble s'écarter du droit chemin et aimer ça. Hank voit donc son comportement, ses démons, se réincarner dans sa fille adorée. Faire jouer la génétique de l'auto-destruction est une excellente idée et peut permettre de mettre Hank face à ses actes. Car si sa fille commence à perdre pied c'est surtout à cause de lui. C'est très court dans l'épisode mais si l'effet est creusé on pourrait avoir affaire à une métaphore intelligente et émouvante. Car tout cela semble sonner comme une fatalité chez les Moody. Ils ont dans le sang le désir de brûler la chandelle par les deux bouts. Et c'est tout le propos de cette saison, comment sortir de cette fatalité.

Cette semaine encore, la série nous offre un épisode en dessous de la moyenne de la saison. Il faut toujours un petit creux de vague avant de repartir mais il faut absolument que dès la semaine prochaine le propos de l'année se remette à évoluer. De façon plus personnelle, j'aimerais voir la storyline d'une Becca en perte de repères prendre de l'importance et pour elle et pour son père qui voit tout le mal qu'il a pu lui faire. Il y'a encore beaucoup à développer mais avant cela il faut repartir comme un quarante et retrouver l'équilibre de début de saison. Y'a interêt !