Après une rupture mal gérée par sa partenaire, Hank retourne à Los Angeles et retrouve son entourage. Charlie lui propose de travailler avec un ancien rappeur mégalo, Becca à un nouveau copain plus âgé, Karen sort avec Bates et Marcy a accouché d'un petit garçon qui ne parle toujours pas à deux ans.

Après une bonne saison 4 qui se terminait magnifiquement et en nous laissant l'impression que tout pourrait s'arrêter là, Californication fait un bond de deux ans dans le futur pour son retour. Pourtant, pas question de mettre de côté le passé puisque ce premier épisode est une manière de remettre les personnages et les intrigues à plat et on a presque l'impression d'assister à des retrouvailles.

Car la première chose à bien dire avant de critiquer c'est qu'on est heureux de retrouver la série. Heureux aussi de retrouver ses personnages et heureux de voir que la sublime Natalie Zea de Justified (vivement la saison 3 !) et que la belle Meagan Good de...du clip de 50 Cent là, sont des guests de qualité et disons le franchement, ultra sexy. Bref, on retrouve ce petit monde avec le sourire. Et on a beau revenir deux ans dans le futur, peu de choses ont changé. Au final ce flashforward est surtout un moyen d'échapper à des constructions de storylines trop fastidueuses et sans intérêt. Là on arrive, tout est prêt et on est parti.

A ce titre l'atmosphère général de cet épisode est différente de la saison 4. En effet, celle-ci était plutôt mélancolique, réfléchie, presque sombre. Ici on retrouve le bonheur simple de la décadence, de la verve et de la verge et tout le monde à le sourire. On peut toutefois voir pointer les prémices des enjeux narratifs de la saison. Premièrement le copain de Becca. La bonne idée ayant été de la faire sortir avec un erstaz de son père. De quoi mettre Hank face à ses propres erreurs et l'obliger à composer avec le fameux "fais ce que je dis mais pas ce que je fais". La piste est lancée et elle est intéressante. Il y'a aussi Samourai Apocalypse, joué par RZA, qui devrait tenir un rôle certain mais qui ressemble beaucoup à Eddie Nero et même à Lew Ashby. Les partenaires de business de Hank finissent toujours comme sidekick du héros et ont tous à peu près les mêmes bases dans leurs personnalités.

Karen quant à elle s'est amourachée de Bates, ce qui aurait pu mener à une confrontation avec Hank mais qui se termine encore avec le sourire et avec calme. C'est une évolution mineure, mais une évolution quand même pour Hank et une façon de confirmer que cet épisode n'a que faire d'une quelconque gravité. Enfin Charlie est toujours là pour être drôle et il rempli son office parfaitement. Impossible de vraiment deviner ce que lui réservera l'avenir, à lui et à Marcy. Pour l'instant les personnages se contentent de mettre l'ambiance et de remplir ces vingt minutes d'humour et de bonne humeur. Et au final, l'épisode en est plein.

Californication est de retour et ça fait vraiment plaisir ! On assiste à des retrouvailles au propre comme au figuré tout en constatant que les personnages et l'univers sont les mêmes. Pas de noirceur ni de gravité ici, on retrouve la légèreté des débuts avec un max d'humour, un peu de cul et beaucoup de talent dans l'écriture. Un début de saison joyeux, festif et léger qui nous replonge dans ce monde de dépravation qu'on aime tant. C'est parti pour quelques mois en compagnie du plus cool des personnages de la télévision.