Troy et Abed sont redevenus amis, mais Britta apprend que le carnaval qui passe en ville voit aussi l'arrivée de son ex, Blade. Annie compte bien l'empêcher de le retrouver, tandis que Jeff va essayer de comprendre ce qui le rend irrésistible aux yeux de Britta.

Après un double épisode bien géré, Community revient avec quelque chose de plus classique mais toujours dans la continuité des sous-intrigues de cette saison. Les relations amoureuses sont ici au coeur de l'épisode, et les couples Annie-Jeff et Britta-Troy n'ont jamais été aussi mis en avant ensemble. De leur côté, Abed et Troy, après avoir entendu le nom de Blade, l'ancien copain de Britta, ne résiste pas à l'envie de revoir le film du même nom. Annie les rejoint, accompagné de Britta qui lui demande de confisquer son portable pour l'empêcher de joindre Blade. Evidemment, celle-ci ne reculera devant aucune bassesse pour récupérer son bien, et ça provoquera quelques situations comiques bienvenues, accompagné d'un Dean présent pour tenter de convaincre Troy de rejoindre le clan des climatiseurs, fortement influencé par le vice-dean/John Goodman. Une manière comme une autre de faire durer ce fil rouge, même si la chute est plutôt bien trouvée.

De l'autre côté, Shirley et Jeff se rendent au carnaval pour trouver ce Blade et voir ce qu'il a en plus de Jeff pour faire en sorte que les filles soient folles de lui. Jeff fait son Jeff, son ego démesuré prend comme d'habitude le dessus, et même si on se prend à sourire, on se rend compte que Jeff est le personnage qui évolue le moins, se contentant d'être le mec le plus égocentrique et le plus moralisateur de la série. Espérons que l'idylle avec Annie qui ne se cache plus vraiment trouvera une manière d'accélérer les choses pour éviter l'ennui. Quand à Pierce, cherchant une place au sein du groupe sans véritable ami, trouve Chang avec qui il partage un court mais intense moment d'amitié virile dans le carnaval, un petit plus assez drôle au final.

Un épisode de transition, qui continue son petit bonhomme de chemin. Un épisode classique, sans scènes de haute volée qui fait son strict minimum sans vraiment surprendre. Le minimum syndical, mais c'est au moins le minimum.

Critique rédigée par Cronos.