Dexter trouve sa nouvelle proie en la personne d'un ancien Serial Killer aujourd'hui vieillissant qui refait surface à Miami. Il reconnait son style après bien des années et se met à sa poursuite. De son côté Debra doit faire face aux responsabilités de son nouveau poste et à toute la politique qu'il engendre et contient. Enfin, les deux mystérieux tueurs religieux continuent de sévir en enlevant un pauvre jogger innoncent.

Petit à petit, Dexter met en place ses enjeux futurs. Il le fait de façon maladroite et pataude, mais si d'un point de vue factuel cet épisode contient bien des motifs de déception et d'agacement il permet malgré tout de poser les bases d'une saison qui a le moyen d'être explosive.

Les raisons de ne pas aimer cet épisode sont donc multiples. En haut de la liste il y'a le rythme. En effet, la fournée de cette semaine est lente, profondément lente comme la série en a parfois l'habitude. Il ne se passe rien de passionnant, le personnage de Dexter devient neurasthénique et on s'ennui. Il y'a un vrai problème de narration dans cet épisode et la lenteur générale cotoie une rapidité presque ridicule quand notre tueur en série retrouve la trace d'un ancien serial killer en quelques heures seulement. Certes le show n'est pas fait pour être réaliste, mais les meurtres du personnage principal qui sont maintenant hebdomadaires sont d'une rare redondance.

Heureusement, la victime de cette semaine est plutôt sympathique car elle aborde une nouvelle fois le thème de la vieillesse mais sous un prisme différent. Dexter en vient à se poser la question de son futur non en tant que père ou homme mais en tant que tueur. Qu'arrivera t-il le jour ou il ne sera plus apte à pratiquer sa "discipline" ? Ces questions sont celles qui pourraient amorcer la fin définitive de la série et le renoncement semble la meilleure solution pour lui.

Cette semaine l'accent est mis une nouvelle fois sur Deb qui a du mal à s'adapter à son nouveau poste. Cette storyline qui rejoint celle de Quinn est plutôt de qualité et permet de mettre LaGuerta dans la position qu'elle occupait mais toujours de manière officieuse : Celle du personnage que l'on hait. Cette fois elle est officiellement insupportable et se met sur le chemin de Debra. La force de cette arc tient dans la fraicheur qu'il apporte à un excellent personnage qui devra à un moment ou à un autre devenir central dans l'intrigue principale qui est celle de son frère. Son poste permet l'affrontement qui aurait dû avoir lieu en fin de saison dernière.

Sa relation avec Quinn est elle toujours aussi inintéressante et le personnage, privé de sa bouée scénaristique, risque d'à nouveau pédaler dans la semoule. Enfin il faut noter l'arrivée d'un nouveau détective qui reprend le poste laissé vacant par Deb. L'acteur qui joue le rôle dégage un véritable charisme (quelle voix !) et ce nouveau venu pourrait apporter de bonnes choses à la rythmique si routinière de la série.

De leur côté les deux compères sont toujours aussi mystérieux même si on découvre toute l'étendue de leur cruauté et de leur folie religieuse. Le vrai frisson de l'épisode vient d'eux et si l'avenir est explosif il faudra aussi les remercier. La dernière scène nous fait découvrir un peu plus du but de ces criminels et leur affrontement avec Dexter promet bien du suspens. Ici réside donc la grand force de cette sixième année. Reste à bien les utiliser.

S'il est loin d'être passionnant, cet épisode de transition est probablement celui qui lance la saison. Tous les personnages sont fixés à leur rôle de l'année et tout peut commencer. Dans l'ensemble on a tous les ingrédients pour une excellente saison. Dexter qui se pose des questions sur la paternité et son rôle de tueur, Debra à nouveau intéressante et dans un rôle inédit, des méchants assez fascinants et terrifiants et des personnages secondaires comme celui de Masuka qui permettent quelques respirations dans la multiplications peut être excessive d'arcs narratifs. Un mauvais épisode qui annonce une bonne année.