Le PDG d'une grande entreprise sur le point de délocaliser en Chine se fait admettre au Plainsboro. House voit alors en lui un moyen de récolter de l'argent et de le réinvestir dans son service pour au final réembaucher son ancienne équipe. De son côté Park se prépare pour son audition à propos du coup de poing qu'elle a assèné à son ancien patron qui lui avait touché le derrière. Cette audition d'importance fera l'objet d'un pari entre elle et House.

Après l'excellente suprise de l'épisode 3, House semble défintivement revenu dans sa zone de confiance scénaristique. Le spectateur en moi est deçu et voudrait bien taper sur la série, mais le critique prend le dessus et se doit d'analyser chaque épisode indépendamment. Mais parfois on peut apprécier un épisode pour ce qu'il est et encore plus regretter ce qu'il aurait pu être...

La base de cet épisode se concentre autour de deux arcs principaux. Le premier est totalement explicite et tourne autour du capitalisme et de sa violence. Le second est plus suggéré mais plus important à long terme puisqu'il concerne House qui cherche un moyen de faire revenir son équipe d'origine. Petit à petit le show, à travers son personnage principal, cherche à revenir totalement à ses bases en annonçant le retour des personnages connus de tous et même en redonnant à House son bureau au complet. On s'éloigne alors du changement agréable observé deux semaines auparavant pour revenir à un classicisme décevant

Pour ce qui est du patient qui trimballe comme toujours un grand sujet existentiel avec lui, et bien il est un peu invisible. Les scénaristes ont bien compris que les ficelles de la recherche de diagnostic sont tellement grosses, tellement connues de tous qu'au final on se fout complètement du cas et de sa résolution. Fort de ce constat, ils se concentrent donc sur le fameux thème que le malade permet d'aborder. Pour ce qui est de la critique du capitalisme, les plumes de la série ont fait leur boulot en montrant bien la violence et le manque de moral de ce système. C'est relativement manichéen, surtout que Adams se pose comme la défenseure de la bonne conscience et de la morale. Heureusement ce sale House apporte de l'humour et un équilibre à l'analyse grâce à son caractère toujours aussi délicieusement immoral. On obtient donc une charge relativement efficace et toujours brillamment écrite.

Car depuis ce début de saison, les scripts sont tout simplement géniaux. House est drôle, antipathique et méchant comme jamais et même les relations entre les personnages sont bien entretenues. Le Dr Park est toujours excellent, servant d'adversaire efficace à House tout en étant fragile et peu sûre d'elle et le Dr Adams n'est vraiment agréable que quand elle joue en binôme avec l'un des deux personnages précédemment cités. Tout n'est pas parfait évidemment, mais l'ensemble reste tout de même extrêmement efficace. Ce qui n'efface pas la déception du manque de courage de David Shore.

Si l'épisode est bon, il ouvre aussi la porte à un retour total des habitudes du show. Quand on voit la qualité des deux nouveaux personnages et à quel point House est en forme, on regrette ce choix frileux. Reste que le thème de cette semaine est bien traité, que l'écriture est magistrale et qu'on passe un moment agréable. Il faut donc mettre de côté ses attentes pour bien apprécier cet épisode de qualité qui semble marquer une transition dans la saison. Déjà.