Le Docteur revient en pleine forme, ce qui n'est pas le cas d'Amy et Rory et les embarquent pour un endroit .. fou.

Après quelques mois d'absence, Matt Smith et sa petite équipe ouvre une nouvelle fournée d'épisodes avec ce Asylum of The Daleks. Et quelle ouverture ! Oui, c'est exactement le mot. 
Pendant 45 minutes, nous avons le droit à une plateforme de lancement pour les douze prochains épisodes. Pourtant, cette importante introduction des différents enjeux de la saison n'enlève rien aux qualités de l'épisode, je m'explique.

Après avoir laissé les écossais en Ecosse dans le final de la dernière saison, the Doctor doit faire profil bas, lui qui est sensé être mort. Seuls les élus, nous, savent qu'il n'en est rien. Et à l'image de cette situation ambigüe, l'épisode s'ouvre sur une demande qui l'est aussi. Les Daleks, ennemis de toujours du Docteur, lui demandent de l'aide ! Steven Moffat a toujours eu l'art de surprendre mais il fait fort cette fois-ci, inversant tous les codes moraux du Docteur et ceux de sa mythologie. Qui est l'ennemi ? Qui doit-être sauvé et à quel prix ? Tout s'enchaîne terriblement vite, nous donnant le vertige. De l'aventure comme on en veut.

Face à l'exaltation de l'aventure, nous devons cependant faire face à une situation des plus noires pour la série: la séparation d'Amy et Rory, deuxième choc de l'épisode. Rapidement résolue, elle a le mérite tout de même de nous montrer que la réalité rattrape vite les compagnons, une fois qu'ils ont quitté le Docteur et que cela laisse des traces. Moffat nous fait alors un clin d'oeil à ce qui nous attend bientôt, nous invitant à nous préparer au pire.

Côté mise en scène, la musique de Murray Gold fait son boulot, un peu trop bien même. Elle apparaît trop fréquemment pour appuyer l'épique, gâchant parfois certains effets ou twists. Rien à dire niveau photographie, c'est parfait tout comme les acteurs (ouhoh Arthur Darvill !)

Enfin et le plus improbable, on nous introduit dès le season premiere la nouvelle compagne du Docteur, supposée faire son apparition dans l'épisode de Noël. Avec ce parti-pris intrigant (dont je ne dirais rien pour garder le suspense) et un twist final extrême, on nous introduit Oswin Oswald à la personnalité .. trempée. Jenna Louise Coleman fait un boulot d'introduction bien maîtrisée qui devrait rendre la transition moins compliquée. Sa (sur)présence durant l'épisode eclipse un peu trop Amy et Rory et c'est dommage, on voudrait bien profiter de leur dernière aventure en paix !

Doctor Who fait sa rentrée et c'est plus que réussi ! Même s'il s'agit que d'une introduction générale à la saison (mais quelle introduction!), l'épisode parvient à insuffler de l'épique et de l'émotion dans un lieu pourtant propice à un peu plus d'introspection (ce que nous avons avec Amy et Rory). Déjà amorcée dans la saison précédente, la question ultime reste en suspens et va sûrement gérer à peu près toute la saison: mais qui est Doctor Who ? On a hâte de le savoir.

Critique rédigée par lordstark