
Le Docteur, Amy, Rory, le père de celui-ci, Nefertiti, un aventurier et des dinosaures, tout ça sur un vaisseau spacial !
J'aurai aimé être une petite souris pour assister à la table ronde des scénaristes lorsque cet épisode a été conçu. Ils devaient avoir une sorte de boîte à idées, ont mixé leurs idées les plus folles et en ressort un délire comme seul Doctor Who peut nous en délivrer.
Il est difficile de critiquer cet épisode. Si nous avions une échelle de notation, il mériterait autant 0 que 20. C'est dans un grand n'importe quoi que nous emportent Steven Moffat et son équipe, à travers le temps et l'espace, certes, mais surtout avec la possibilité pour Nefertiti de tirer sur des tricératops ! Allo ?!
Pour l'occasion, le Docteur se crée un "gang" comme il l'aime à l'appeler où l'apparition la plus incongrue (oui, pour un tel épisode, c'est le mot) du père de Rory. Cela permet d'en apprendre plus sur le passé du compagnon au détour de quelques répliques. Même si la cohérence n'est pas le maître mot de l'aventure, on apprécie l'enthousiasme.
Pour finir, on remerciera toute l'équipe technique qui tient encore une fois ses promesses de nous offrir un rendu cinématographique et qui n'a spécialement rien à envier à bien des blockbusters tous pourris. On salue aussi les effets spéciaux sur les dinosaures qui auraient pu vite tourner au ridicule. Mais encore une fois, la suggestion par les ombres, des plans serrés et quelques artifices arrivent à rendre un ensemble qui se tient d'un bout à l'autre. Bravo.
Quand on parle de Doctor Who, je paraîs rarement objectif mais je vous jure que j'essaie. Un vide scénaristique, une absence totale de fil rouge et de vraisemblance entre les personnages mais un bordel jouissif qui ravira tout le public de la série. Une espèce de grosse bouffée d'air avant des épisodes qui promettent de grands moments de tension.


Le Docteur remet son Stetson et entraîne Amy et Rory au Far-West, envahi par des extraterrestres.
Troisième aventure de cette septième année, troisième impression. Encore une fois et pour faire court, photographie et rendu parfaits. Rien à redire. Attardons-nous donc sur le fond en lui-même.
Cette semaine, tout est question de miroir. Miroir sur le passé du docteur, miroir sur les conséquences qu'il a sur lui et sur ses compagnons. On a ici un épisode un peu plus introspectif mais non moins épique dans le format. Le docteur doit sauver une ville de l'envahisseur. Mais qui est-il vraiment ?
Sans jouer longtemps aux chaises musicales du coupable le plus convaincant, l'épisode se découpe en deux claires parties. Pour la première fois dans l'ère Moffat, le génocide de la guerre du Temps est remis sur le tapis et appuyé par des parallèles parfois un peu poussifs avec la situation présente et les deux extraterrestres en cause. Rien de lourd mais qui aurait mérité d'être un peu plus subtil.
C'est au détour d'une scène que l'épisode devient réellement intéressant, celle de la confrontation Amy/Le Docteur. Alors que Rory fait de la simple figuration, Amy montre qu'elle a appris de ses voyages et qu'elle aussi peut se lever pour défendre certaines causes, un jugement impartial plutôt qu'une simple condamnation en l'occurrence. C'est là que l'épisode nous montre une facette du Docteur pas vraiment exploité à ce niveau-là: sa noirceur et sa culpabilité. Lui aussi peut s'emporter, lui aussi peut avoir envie de vengeance. Et tout la deuxième partie tournera autour de cela sans avoir la lourdeur de la première.
Au diable le manichéisme, bonjour les zones d'ombres. Rajoutant un peu plus d'épaisseur à un Docteur qui en manquait parfois quelque peu, A Town Called Mercy réussit à intéresser autrement que par son histoire, en allant un peu plus loin dans la psychologie du personnage, à défaut de développer une storyline plus fournie.
Encore un pari risqué mais réussi pour cette septième saison qui s'ouvre sur trois histoires aussi disparates que de qualité. On attend encore un fil rouge concret qui mènera à la fin de l'ère Pond mais le prochain épisode semble aller dans cette direction.

Critiques rédigées par lordstark