Le "fantôme" de Whitney Wouston plane sur le Glee Club cette semaine tandis que Will et Emma préparent tant bien que mal leur mariage.

J'écris cette critique directement après le visionnage sinon, je suis sûr qu'elle sera assassine. Dans un premier temps, j'ai beaucoup apprécie l'épisode. N'étant pas un fan de la diva, j'ai eu très peur pendant les premières minutes. Mais Glee a parfois ce petit truc qui déjoue les pronostics et les préjugés. C'est quand il est là que les épisodes sont bons, voire excellents. Il faut dire aussi qu'il ne s'agit pas d'un focus sur la star mais plutôt d'un (bon) prétexte.

Comparé aux précédents, cet épisode fonctionne bien. Les intrigues ne sont ni surjouées ni pesantes, ce qui nous permet de souffler un peu. Comme souvent, le thème en filigrane de la semaine est d'accepter d'aller de l'avant. Rien d'original dans le sujet ou dans le traitement. C'est dans la création d'empathie avec les adolescents que l'épisode emporte. On ressent facilement l'attachement que chacun a envers les autres au bout de ces trois ans ensemble. Glee a su construire un aspect communautaire qui fait sa force mais également sa faiblesse. Le virage de début de saison sera très difficile à prendre, voire impossible.

Même si cela semble improbable, le lien entre Rachel et Santana ne paraît pas déplacé et ses courtes scènes légitiment qu'elles deviennent proches. Dans un style beaucoup moins subtil (on ne connaît pas Glee pour l'imprévisibilité de ses intrigues), l'histoire autour de Quinn. J'adore ce personnage, il est sûrement le plus intéressant de la série, mais les scénaristes semblent avoir une dent contre elle. Ici, elle a sa part dans l'épisode mais les développements qui vont suivre pendant les cinq prochains épisodes sont tellement cousus de fil blanc qu'il faut juste s'assoir et apprécier de la voir briller un peu.

La surprise de la semaine est Blaine. Et Kurt, accessoirement. Ces deux personnages m'ont souvent été insupportables et ils le seront encore probablement. Mais cette histoire de text-cheating donne enfin une vraie place à Darren Criss mais aussi l'opportunité de montrer qu'il n'est pas qu'un performer. Il a réussi à toucher, même dans son numéro, ce qui n'était pas gagné. Si il est amené à prendre une ampleur comme celle entrevue ici, je lui accorde bien de rester l'an prochain.

Pour finir, il faut pointer du doigt qu'à quelques épisodes de la fin de la saison, Tina, Mike ou encore Artie n'ont bénéficié d'aucune storyline cette année et c'est dommage. Notamment pour Tina qui avait autre chose à offrir que de la figuration et des choeurs. La grande gagnante (dans l'ombre) de cette saison est ,à mon sens, Emma. Malgré une mise à l'écart par ses OCD, elle surplombe Matthew Morrisson par son jeu et par son intérêt, lui qui n'a rien à donner. Elle comprend tous les problèmes et les règle sans qu'ils s'en aperçoivent. On sent qu'elle pourrait être plus qu'un faire-valoir pour le professeur.

En somme, un bon épisode. On est encore loin de la perfection mais Glee remonte la pente. En espérant qu'elle ne touche pas le fond, il lui reste un petit mois pour (re)faire ses preuves afin que les téléspectateurs ne désertent pas.

Critique rédigée par lordstark