Le groupe et Kevin se retrouvent pour parler d'un des panneaux du MacLaren qui indique que le surf sur couvercle de poubelle est interdit. L'occasion pour Ted de revenir sur la tempête s'étant abattue sur New York durant l'été. Dans le présent, Barney tente par tous les moyens de convaincre Marshall de lui laisser retirer la cravatte canard qui commence à lui peser.

Après deux (très) mauvaises fournées, on lance cet épisode 9 avec une légère appréhension. Celui-ci aura dès le départ une intro excellente qui colle parfaitement à l'exentrique personnage de Barney. Par la suite on est surpris de voir que les scénaristes ont choisi une forme classique pour la série (le flashback) mais avec une temporalité nouvelles (seulement quelques mois dans le passé). Le passé et le présent se mêlent donc et on ne sait plus bien les distinguer.

En plus de cet espace relativement restreint entre l'époque du flashback et le présent, il est intéressant de constater que cette semaine, le groupe évoluera ensemble. Un retour à l'esprit de bande bienvenue qui continue de surfer sur la mythologie de la série en écartant les nouveaux personnages et en faisant revenir le cultissime Slap Bet. Mais contrairement à la semaine dernière où tout ceci était malhabile, la pirouette scénaritique et l'hommage sont bien mieux exécutés ici. L'épisode jongle donc entre une intrigue se déroulant dans le présent et une autre se passant durant l'arrivée de l'ouragan Irène sur New York durant l'été.

Ce croisement narratif offre un rythme survolté à l'épisode qui ne s'arrête pas une seconde et qui enchaine les vannes sans jamais trop en faire comme la semaine dernière. Certes le comique de répétition semble être la nouvelle marotte des scénaristes de la série, mais ni l'appui sur le gag de l'ours ni celui sur le détachement de Robin face au temps pourrine finissent par devenir lourds comme la semaine dernière. L'hommage à la mythologie de la série est aussi excellent et se fait de manière plus appuyée que la semaine dernière puisque c'est le Slap Bet qui revient et qui s'insère dans la cravatte canard. Enfin on revoit Marshall exploser la tête de Barney et vu l'accord passé entre les deux, on risque d'en revoir avant la fin définitive du show la saison prochaine. Par contre, après neuf semaines d'intégrité scénaristique, Barney va pouvoir réutiliser son col de chemise à souhait. Mais dans l'ensemble, c'est une excellente idée que de voir la série utiliser son propre passif, riche et bourré d'éléments cultes, pour les réintégrer dans cette fin de vie. C'est tirer parti du média télévisuel avec brio.

En plus de ce rythme excellent et électrique, il faut noter qu'on rit pas mal tout du long et avec une répartition relativement équitable des rôles. Relativement car Robin est toujours autant en retrait et si Kevin n'était pas là, dans le "présent", ce serait elle qui ferait dévier constamment l'intrigue sur l'histoire du Boogie Boarding. Kevin qui tient donc le rôle tristement habituel de Robin, prouve qu'il commence à devenir réellement important bien que la fin de l'épisode montre dangereusement qu'il pourrait partir plus vite que prévu. Chaque personnage est donc important cette semaine et si Barney domine encore le tout, Ted, Marshall et Lily arrive aussi à nous faire rire, ensemble qui plus est, ce qui fait réellement plaisir. Reste Robin qui fait figure d'éternel regret pour les fans.

Seul bémol à mettre sur cet épisode rythmé, drôle et inventif, la fin. Certes il fallait bien mettre en place le fameux triangle Nora-Barney-Robin qui sera majeur cette saison puisqu'il conditionne le nom de la future mariée de fin d'année, mais le prétexte trouvé par les scénaristes pour effectuer le rapprochement cette semaine est franchement fallacieux (Note : Beckett dit super bien ce mot). On peut voir le bon côté et se dire que cela pourrait permettre de revoir Robin au premier plan, mais on ne peut pas oublier que cela met la place de Kevin en danger et que dans le cadre de cet épisode en particulier, ce baiser est tout simplement malvenu. N'en faisons pas un drame puisque dans l'ensemble la série revient en grande forme et ça, ça fait plaisir.

Enfin un excellent épisode de How I Met Your Mother ! Après deux semaines assez chaotiques, le show revient avec un épisode hyper bien rythmé, drôle et qui tire encore une fois pleinement partie de l'histoire de la série mais avec talent. A part une Robin encore trop en retrait et une fin qui tombe un peu comme un cheveux sur la soupe, il n'y a pas grand chose à reprocher à la fournée de cette semaine qui redonne du boost à une saison qui retombait légèrement.