Les TIG de cette semaine sortent du contexte habituel pour se diriger vers l'hôpital où les misfits doivent effectuer des travaux de jardinage. Mais là-bas, tout ne s epasse évidemment pas comme il le devrait et Kelly échange son corps avec une comateuse en mal de son petit-ami.

L'épisode de la semaine se concentre alors sur Lauren Socha aka Kelly. Depuis le début de la saison, elle bénéficie d'un développement assez important par l'intégration progressive de Seth, le vendeur de pouvoirs, dans la bande des Misifts même si la méfiance est de rigueur (en exemple, la scène où les mâles de la série l'espionne lorsqu'il vient proposer Kelly un rendez-vous). Mais forcé de constater que l'épisode appuie surle frein. C'est simple, pour Kelly, il ne se passe pas grand-chose pendant ces 45 minutes si ce n'est la confirmation d'une histoire d'amour entre elle et Seth.

Le cas de la semaine. Un classique échange de corps qui ne parviendra pas réellement à se donner de l'ampleur pour créer un réel enjeu pour les personnages. On découvre une nouvelle personnalité à Kelly qui n'est pas réellement la sienne mais qui permet à l'actrice de sortir du carcan de la banlieusarde en colère contre tout et surtout rien. Le couple mis en avant grâce à la comateuse se veut un écho du naissant Kelly-Seth mais n'y parviendra pas vraiment. Il manque un charisme et un certain background pour qu'il puisse être scénaristiquement intéressant.

Alors que l'épisode s'attarde sur un personnage en fait absent, il se recentre sur le nouveau venu, Rudy, pour lui donner un semblant d'intérêt dans un groupe déjà constitué. Sa storyline est sympathique et met en avant sa qualité de perturbateur qui plaisait tant chez Nathan. On en ressort avec l'impression que son départ a été digéré. Cependant, un réel problème se dessine : l'absence totale d'enjeux et de liens entre les protagonistes. Mis à part le développement amoureux, aucun arc narratif n'a été lancé pour les autres personnages qui font simplement de la figuration et ne semblent pas attachés les uns aux autres. Cette saison peine alors à imposer une histoire de fond qui aurait très bien pu se trouver dans l'épisode précédent si l'idée avait été exploitée correctement et sans incohérences majeures. 

Il faut donc trouver l'intérêt de l'épisode dans sa conclusion avec la répétition mythologique du probation worker. Celle-ci est plutôt inattendue et si elle ne déploie pas une force émotionnelle suffisante pour que l'on puisse s'émouvoir, elle réussit à surprendre et à presque nous faire regretter le personnage absurde et cynique de Shaun. Il serait alors bon d'utiliser cette conclusion pour relancer une intrigue pour le moment inexistante.

Après cet épisode, on a un sentiment partagé : on saisit du doigt tout le potentiel que les personnages et les multiples développements amorcés ont mais la frustration d'une histoire inutile et stagnante gâche le visionnage. De plus, la figuration de trois des misfits nous plonge dans une série de focus qui déconstruit beaucoup trop pour intéresser. Reste le trailer de fin pour donner envie.

Critique rédigée par lordstark.