Prya, la soeur de Raj, revient en ville ce qui donne envie à Leonard de mettre les choses au point après leur petite aventure d'il y'a de ça quelques épisodes. De son côté Bernadette supporte de plus en plus mal la présence ou plutôt l'ombre pesante de la mère d'Howard. Le jeune homme se retrouve donc devant un dilemme classique : Sa meuf ou sa reum. Wesh.

Voilà un épisode qui promettait bien des choses. Déjà on a le droit à un rappel des évènements d'il y'a quelques semaines ce qui permet de nous souvenir Prya puisque les scénaristes ont décidé de remettre sur le devant de la scène un personnage qui était au départ un élément vraiment pas fait pour durer. Pendant ce temps, la storyline de Howard et Bernadette promettait de prendre une nouvelle ampleur devant l'ultimatum que la belle met au dessus de la tête de son chéri, maladivement attaché à sa mère, malgré son désir ardent de la voir mourir dans d'atroces souffrances.

On pouvait donc s'attendre à un épisode ou chaque parti évoluerait de son côté et peut être permettre à la relation de Raj et Leonard de se créer une nouvelle dynamique de confrontation. De même pour Howard qui en quittant sa mère et en s'installant avec Bernadette pouvait d'offrir de nouvelles perspectives. J'attendais donc des avancées notables dans cet épisode et le fait est que rien de tout cela n'est arrivé.

Contrairement à How I Met Your Mother, The Big Bang Theory n'arrive absolument pas à boulverser ses habitudes, à mettre un coup de pied dans les patterns comiques de ses personnages. La mécanique est rodée, marche, de moins en moins bien, mais marche et il semble hors de question d'amorcer un changement majeur dans l'ordre établi. Ce constat est le même dans Two and a Half Men, l'autre supra succès de Chuck Lorre.

Cet épisode n'est pas catastrophique dans le sens ou il rempli périodiquement son rôle humoristique, mais il est surtout décevant par sa frilosité. Sheldon permet encore quelques répliques bien senties à l'encontre de Penny et Raj est plutôt drôle tout au long de cet épisode. C'est pas la poilade constante, mais les scénaristes arrivent encore à trouver des ressources comiques dans leurs personnages.

On pourrait au contraire noter la mise en avant nouvelle d'Amy qui pour une fois arrive à être chose qu'un clone féminin de Sheldon puisque contrairement à son ami elle tente à tout prix d'être agréable socialement dans sa relation avec sa Bestah Penny. Le personnage montre qu'il peut apporter un petit quelque chose de frais tout en s'inscrivant dans l'esprit de la série. Ce qui n'est pas le cas ici de Bernadette qui ne sert qu'à amorcer l'intrigue vaine d'Howard. Howard qui rentre donc officiellement dans le cliché du fils trop attaché à sa juive de mère, étouffante mais indispensable à son équilibre. En plus de n'aboutir à rien, sa storyline est donc clichetonnesque et sans interêt.

De son côté Prya est clairement un pretexte à la mise en marche d'un retour des sentiments de Penny envers Leonard. Depuis deux-trois épisodes on sentait bien que les deux se tournaient de plus en plus autour mais la jalousie causée par la "relation" entre Prya et Leonard, renforcée par l'admiration d'Amy, relance officiellement la machine, malheureusement puisqu'encore une fois les scénaristes tournent en rond dans leurs dynamiques.

On pouvait donc attendre beaucoup de cet épisode qui au final deçoit de par son manque de prise de risque. Certes on rit encore pas mal mais il est souhaitable pour ne pas dire nécessaire de changer les habitudes d'un show sclérosé dans ses propres mécaniques. Mais l'espoir est mince vu que Chuck Lorre a laissé Two and Half Men rentré dans une monotonie qui n'a en rien affecté le succès de la série. Il faut donc se résoudre à prendre ce que nous donne les scénaristes, c'est à dire quelques tranches de rire, un univers et des personnages attachants mais sans une once d'originalité ou de surprise. A vous de voir.