Sans trop nous expliquer pourquoi, Leonard se met en tête de retenter sa chance avec Penny. Celle-ci accepte de dîner avec lui et pourquoi pas de relancer leur relation. Mais toute cette histoire nous réserve des surprises. De leurs côtés Bernadette et Amy aident Penny à se préparer pour se rendez-vous quand Raj, Howard et Sheldon regardent tout ceci de loin en jouant aux cartes.

The Big Bang Theory fête cette semaine le cap symbolique des 100 épisodes. Quand une série franchit cette barre importante, nous avons souvent le droit à un épisode spécial, feu d'artifice créatif et hommage au passé du show. Les scénaristes de The Big Bang Theory ont plutôt décidé de baser leur surprise dans la narration de l'épisode tout en reprenant un élément important du passif de la série à savoir la relation entre Leonard et Penny. On s'accordera toutefois à dire que ce n'est pas exactement la plus grande réussite de la série.

Tout ce centième épisode tournera donc autour du rabibochage amoureux du couple. Entre dîner en tête à tête et envie d'une relation en forme de friends with benefits, Penny et Leonard occupent la majeure partie du temps d'antenne. Et autant dire que c'est complètement raté. Déjà que leur couple ne parvenait pas à convaincre à l'époque, ce retour inattendu n'est pas crédible une seule seconde. Sans compter que l'humour est au plus bas, sauf peut être au restaurant, et que les scénaristes piochent même dans des vannes déjà usées jusqu'à la moëlle (cf : Leonard et son inhalateur après l'amour).

On aurait voulu plus de folie, plus d'originalité, et ce n'est pas le "twist" final, digne de Super Mario Bros 2 qui sauvera la mise. D'autant qu'au final le résultat sera le même, puisqu'après ce twist les évènements seront exactement les mêmes qu'avant. Cette astuce scénaristique tombe donc complètement à l'eau et n'est encore une fois pas sauvée par un humour très faible.

En satellite de cette histoire principale, le reste de la bande s'agite sans grand talent. Sheldon, qui est la base comique de la série, est mis de côté ce qui est désolant surtout pour un centième épisode. Sa partie de carte avec Howard et Raj met mal à l'aise tellement l'humour est ridicule, probablement le plus mauvais de l'histoire du show. Quand on commence à passer tout un épisode à balancer des vannes en dessous de la ceinture, c'est que créativement ça va mal.

On reste donc dans le domaine de l'insinuation sexuelle niveau CP tout du long chez les garçons, quand chez les filles on s'attarde sur la préparation de Penny. Là encore on est dans le running gag avec une Amy persuadée que Leonard est mourant et véxée de ne pas être invitée par Bernadette en double-rencart avec Sheldon. Pardonnez mon insistance mais encore une fois l'humour est absolument pitoyable et c'est probablement la première fois qu'un épisode n'arrive même pas à tirer un sourire. A de nombreux égards, il est même désolant. De même on peut noter que les scénaristes semblent nous poser comme acquis le couple Sheldon-Amy alors qu'à aucun moment l'officialisation n'aura occupée un épisode et que jamais les deux personnages évoluent comme un couple. C'est peut être mineur mais cela s'inscrit dans toute un ratage scénaristique et une paresse globale.

Ce centième épisode symbolique est donc un cuisant échec. Pitoyable au niveau du comique et ridicule scénaristiquement, on attendait de la folie, de l'originalité et une structure différente pour un cap important. Rappelez vous du show musical d'How I Met Your Mother. The Big Bang Theory est donc sclérosée dans ses habitudes, dans sa forme ringarde et redondante et quand en plus on tente un twist ridicule et mal construit, on se retrouve avec un des plus mauvais épisodes de l'histoire de la série. Un comble.