Ca faisait longtemps que le blog n'avait pas été alimenté en Top et en Hors-Série. En ce Dimanche (bon j'écris Jeudi mais ça ça compte pas) je vais rattraper ces deux erreurs d'un coup. Je suis un Sérievore passionné, au final c'est cette passion qui me prend le plus de mon temps libre, mais je suis aussi un joueur. Moins passionné qu'avant certes, mais ce médias me passionne et je l'aime avec une tendresse qu'on ne porte qu'à ses bonheurs d'enfance. Je vais donc revenir sur ce que furent pour moi les 10 moments les plus marquants de ma vie de gamer. En toute objectivité bien sûr et en ne me basant pas forcément sur des cinématiques. Bref, tout cela n'est que mon avis et n'hésitez pas à partager le vôtre.

10) L'arrivée à Black Mesa (Half-Life)

J'ai une passion pour Valve depuis toujours. J'admire profondément ce studio et ses jeux. Half-Life reste à ce titre une des mes expériences les plus marquantes de ma vie. Et niveau moment fort les premières minutes du jeu en mettent plein la vue. Certes il ne se passe rien, certes on ne joue quasiment pas, mais l'immersion est incroyable. On découvre tout cet univers magique, cette base secrète et le G-Man. J'aime cette scène et j'aime ce jeu. Vivement un 3 !

 

 

9) L'Opening en Mecha et en musique (Final Fantasy 6)

Je ne peut pas légalement dire comment j'ai jouer à cette perle qu'est FF6 sinon demain je vais rejoindre un certain Setsuna au rayon des membres bannis, surtout après mes 3 premiers avertissements. Mais disons que j'ai découvert ce chef-d'oeuvre du RPG il y'a trois ans lors de ces années où ma passion pour le Jeu Vidéo m'a poussé à découvrir les perles d'antan. C'est normal, un fana de littérature va lire Victor Hugo, Balzac, Baudelaire. Un fou de cinéma va se ruer sur les films de Kubrick, Scrosese, Coppola. Et un joueur passionné va forcément devoir découvrir un FF6, un Chrono Trigger ou un Mario World. Et pour peu qu'on aime la culture, on va vouloir TOUT découvrir. Bon je n'en fait pas parti. Tout cela pour dire que malgré mon âge de jeune con et l'âge de papy du jeu, j'ai tout de même été enchanté par l'expérience et l'ambition du titre. Et pusqu'il faut citer une scène et que celle de l'Opéra appartient déjà à un certain JC, je vais choisir les crédits d'ouverture sur le thème de Terra composé par le grand Nobuo Uematsu. Honnêtement cette scène ne m'a pas donner des frissons non plus mais elle m'a fait comprendre que j'allais vivre une grande aventure. Et ce fut le cas, définitivement.

 

 

8) La descente en Batisphère (BioShock)

Encore un pur chef-d'oeuvre ! Plus récent cette fois, mais mon jeune âge peut légèrement me pardonner mon manque de passé. A mes yeux, tout n'est pas parfait dans BioShock, je n'aime pas son Gameplay par exemple et j'ai trouvé la fin un peu longuette. Mais il faut être honnête et avouer que dans son ensemble, rarement un jeu aura mérité autant le statut d'oeuvre. Je suis de ceux qui pensent que le Jeu Vidéo n'est pas un art, et qu'il aura du mal à le devenir, mais quand un BioShock déboule on ne peut que tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de le crier trop fort. Quant à la scène, elle intervient au tout début du jeu quand le héros que l'on incarne découvre pour la première fois cette cité utopique qu'est Rapture. Certes la mise en scène est magistrale avec cette musique si caractéristique du jeu et de l'époque déchue qu'il dépeint, mais dans ma tête c'est le petit speach d'Andrew Ryan qui résonne encore. Ce pamphlet oral contre l'homme capitaliste de Washington, l'homme communiste de Moscou et l'homme Chrétien du Vatican. C'est tellement intelligent, finalement tellement vrai que dès le départ on comprend que tout cela est tellement beau, tellement pur dans son approche que ça ne peut que très mal tourner. Et effectivement Rapture a pris très cher. C'est ça aussi qui touche dans ce titre. C'est ce sentiment d'arriver après la fête, après les beaux moments du rêve. Un grand jeu pour de grandes émotions.

 

7) L'arrivée à Kokoriko (The Legend of Zelda : Ocarina of Time)

OoT comme on l'appel est tout simplement mon jeu préferé de tous les temps ! J'y ai joué dans un moment très particulier de ma vie et cette aventure restera à jamais gravée dans mon coeur de joueur. J'ai d'ailleurs pour tradition de me le refaire tous les ans. Mais je l'avoue, je ne tiens pas vraiment cette "résolution". Et je désespère de ne pas avoir une 3DS pour toucher au remake tant attendu. Bref, Zelda c'est l'aventure à l'état pur, les chevauchées, la découverte, la magie en somme. Si j'ai choisi cette scène qui intervient assez tôt dans le jeu c'est parce qu'à l'époque elle m'avait particulièrement touchée. Tout d'abord cette musique, ces notes qui encore aujourd'hui me nouent la gorge de mélancolie. Puis ce village, avec son cimetière, son puit, ses habitants vivant et travaillant et...Ses poules. Il y'aurait tant d'autres scènes marquantes dans ce jeu, bien meilleures peut être, mais dans mon coeur c'est celle-ci qui règne après tout ce temps.

6) Psychomantis (Metal Gear Solid)

Aaaaaah *soupir* Metal Gear Solid. Je ne suis pas un immense fan de la série, mais le premier opus reste comme un grand souvenir pour moi. J'ai longtemps été fasciné par Revolver Ocelot d'ailleurs, au point qu'il a été mon fond d'écran pendant une année ! J'en ai honte aujourd'hui...N'empêche que le point d'orgue de ce pilier de la Playstation reste l'affrontement avec Psycho Mantis. C'est ce boss qui révèle vraiment le génie d'un Hideo Kojima qui a fait passé le statut de Game Designer de producteur ++ à celui de véritable artiste et technicien du jeu vidéo. Kojima manie son "art" comme un Spielberg manie sa caméra. Par la suite l'homme a réiteré ce genre de coup de génie mais les jeux en question ne m'ont pas transcandés. Je choisi donc le terrifiant Psycho Mantis et le grand talent d'un homme aujourd'hui trop décrié.

5) L'Hôtel du Lac, l'hôtel du refoulement (Silent Hill 2)

Silent Hill 2 est l'expérience la plus malsaine, la plus terrifiante et la plus derangeante de ma vie de joueur. J'ai détesté ce titre pendant des années tant il m'avait troublé et tourmenté. Pourtant avec le recul et en l'ayant refait avec quelques années en plus au compteur je me rends compte de la beauté et de l'intelligence du scénario. La symbolique de Silent Hill (la ville) et la symbolique de l'aventure tout court. Ce refoulement d'un acte qu'on ne peut pas se pardonner, ce combat avec soi-même et ses démons. Tout cela est tellement profond et finalement dérangeant car ce combat c'est celui qu'on mène tous plus ou moins avec nous même. Et la scène où le Puzzle prend forme, où on comprend ce qu'on a fait, ce que tout cela veut dire. Cette scène est un cauchemard, un bouleversement, une claque. Un grand moment mais qui brûle les tripes.

4) Les retrouvailles entre un père et sa fille (Lost Odyssey)

Contrairement à beaucoup, j'ai beaucoup aimé Lost Odyssey. Surtout ses passages écrits, poètiques et touchants. Hironobu Sakaguchi a beaucoup de défauts, ses jeux ne sont jamais parfaits, mais il a une finesse d'âme et un sens de l'émotion unique. La scène la plus touchante de son RPG est la deuxième scène à m'avoir fait pleurer devant mon écran. Non pas que je sois un gros dur, mais ça n'était tout simplement arrivé qu'une fois auparavant. Le héros que l'on incarne, Kain, est un homme maudit. En effet, il est condamné à vivre pendant 1000 ans ! Alors qu'au premier abord on pourrait croire que c'est une grande chance, le jeu nous fait comprendre que vivre trop c'est accepter de voir mourir les gens qu'on aime, d'avoir un passé rempli d'ombres et un esprit consumé par le souvenir. Tout cela est finement raconté tout au long de l'aventure et lorsque Kain retrouve finalement sa fille, sur son lit de mort, l'émotion se fait trop forte et les larmes s'échappent contre notre gré. Malgré la déficience technique du jeu, l'émotion traverse l'écran grâce à la musique surtout et vient nous toucher en plein coeur. C'est un moment de poésie, de douleur et d'intensité que je n'avais pas souvent ressenti dans un jeu vidéo. Rien que pour cette scène (et l'intro) Lost Odyssey mérite d'être vécu.

 

3) (ex-aequo) Si loin de mon pays/La seul boussole dont j'ai besoin (Red Dead Redemption)

Et oui encore un jeu super récent ! Pour ma défense je pense que dans 15 ans Red Dead Redemption restera encore un de mes jeux favoris et ces deux scènes de pur gameplay et de pur rien vont habiter ma mémoire encore quelques années. Rockstar est un mon studio preferé et je considère Dan Houser comme une plume digne du cinéma. Dans leur historique ce ne sont pas les grands jeux qui manquent. Pourtant Red Dead reste le meilleur pour moi. Parce que j'adore les westerns, le Folk, la Country et cette Amérique qui existe encore aujourd'hui dans quelques états un peu méprisés (la série Justified la magnifie, je vous en reparlerai). En plus de son histoire passionnante, de sa beauté dantesque et de sa peinture d'une époque qui disparait, Red Dead Redemption c'est aussi deux moments qui m'ont beaucoup touchés. D'abord l'arrivée au Mexique sur la chanson Far Away de Jose Gonzalez. On chevauche dans une contrée encore inconnue, l'aventure prend un nouveau tournant et ce morceau envoute et donne envie de relacher un peu le bouton A ou X pour profiter du paysage et du moment. En deuxième il y'a ce moment primordial après la mort de Dutch où John se précipite pour retrouver enfin sa famille tenue loin de lui trop longtemps. A ce moment nous sommes dans des plaines enneigées et Compass de Jamie Lindell se lance alors. Les paroles sonnent tellement juste dans ce moment magnifique et émouvant ("La seule boussole dont j'ai besoin, c'est celle qui mène à toi"). Deux grands instants de rien dans la narration mais qui renforce encore l'immersion dans ce jeu absolument indispensable.

2) A dos de colosse (Shadow of The Colossus)

Encore une fois pour moi le Jeu Vidéo n'est pas un art. Cela n'empêche pourtant Fumito Ueda d'être un artistes et ses jeux d'êtres des oeuvres d'arts. Shadow of The Colossus en est la preuve et pousse encore plus loin la quête d'une narration épurée débutée avec ICO. Pour la scène magique je prends le premier colosse mais ça pourrait être n'importe lequel. Je privilégie la découverte, les premiers frissons épiques et ce moment où ce géant s'effondre en étant presque touchant dans sa faiblesse. Tout est magnfique dans ce jeu et le remake devrait palier en plus aux problèmes techniques de la version PS2. Il serait blasphématoire de trop écrire sur une oeuvre qui justement tente de ne jamais trop en dire. Je finirai seulement en disant qu'il faut jouer à SoTC et que The Last Guardian a intérêt à être foutuement bon !

1) Adieu les amis et à jamais (Chrono Trigger)

Avec Ocarina of Time, Chrono Trigger est mon jeu preferé. Le meilleur RPG de tous les temps, une OST démentiel (Mitsuda est mon dieu...Et je suis athée !), un scénario de malade, des personnages extraordinaires. Ce jeu est une merveille et c'est à la fin de cette formidable aventure que j'ai pleuré pour la première fois devant un jeu. Après plus de 20 heures de jeu on quitte ses amis venus de toutes les époques en sachant en tant que joueur on ne le reverra pas et qu'en tant que personnage on dit adieu à des compagnons fidèles. Ce n'est pas grand chose dans la mise en scène mais l'émotion qui se dégage de cette fin accompagnée de To Far Away Times est immense. La version DS permet de refaire ce bijou à volonté et de finalement revoir Frog, Robot et les autres encore une fois. Pour encore leur dire Adieu. Un adieu perpétuel.

 

Voilà, il y'en aurait beaucoup d'autres, j'ai choisi celles qui m'ont le plus marquées. A vous maintenant de partager vos grands moments de joueur car même si le Jeu Vidéo n'est pas toujours ce qu'il devrait être il est parfois vecteur d'émotions uniques et c'est pour ça qu'on l'aime !