Mince alors, après deux reviews des deux premiers épisodes de cette deuxième saison de Walking Dead, plus rien ??! Mais que s'est il donc passé ? Et bien ce que j'avais prédit dans mon deuxième billet, à savoir ma crainte que l'histoire s'attarde plus que de raison dans ce fameux ranch à l'écart de tout. Nous voilà donc arrivé à la moitié de la saison, à la trêve hivernale dirons nous. L'occasion de revenir sur ce premier bloc, ce retour de Walking Dead.

J'avais donc vu juste en craignant de voir la série poser ses bagages dans ce ranch verdoyant, nous écartant trop longtemps du sel de la série pour nous proposer une trop molle introspection des personnages... Si dans l'idée ce faux rythme pouvait apporter une certaine originalité dans la narration de WD, dans les faits il faut reconnaître que cette première moitié de saison fut assez, voir trop, pataude. Nous avons eu, malgré tout, certaines scènes et certains procédés narratifs bien venus, comme nous faire voir l'accident de Rick du point de vue de sa femme, nous montrer l'évolution logique et radicale de Shane, etc...

Il n'y a pas de mauvaise chose dans cette deuxième saison, mais il faut tout de même savoir séparer le bon grain de l'ivraie, et là force est de constater que la récolte n'a pas été flamboyante. Faute de moyens alloués par AMC, on n'a que trop peu de zombis à se mettre sous les crocs, on assiste à des redites dans les dialogues, dans les situations, où on trépigne en se disant "mais allez embraye tu l'as déjà développé ça !". Une rengaine qui diminue l'effet de certaines situations qui, pour le coup, était vraiment très intéressantes. 
Mais c'est inévitable quand on passe trop de temps dans un endroit où il n'y a rien à faire. Eau, nourriture, électricité, soin.. Tout est à portée de mains, et les rares sorties en ville c'est pour aller chercher deux tampons et trois bouts de ficelle... Wouuuuh que d'excitation. 

De cette première moitié de saison je retiendrai l'évolution radicale de Shane, l'importance d'un jeune Carl vraiment éblouissant, l'intrigue de Lori bien trop mal venue, et surtout ce final. Alors oui on a à peu près tous bien kiffé ce final. Mais, aussi couillu soit il, aussi dramatique puisse-t-il être, il souffre d'une erreur qui va absolument devoir trouver une réponse dans la deuxième moitié : Ce final remet en cause toute la stagnation de ces sept épisodes, comme l'aveu solennel d'un Darabont (NDZade : A noter que Darabont n'est pas showrunner de cette Saison 2. Il a été remplacé par Glen Mazzara) qui nous confesse qu'il n'a pas pu faire autrement, et que, oui, on a poiroter pour "ça". D'un côté ce procédé aurait pu être d'une violence inouïe pour le spectateur, pris totalement à contre pied. Mais après sept épisodes, dans un univers pareil, c'est bien trop maigre, et nous ne sommes pas idiots. C'est donc une fin d'épisode puissante, de qualité, mais qui ne peut pas avoir l'impact qu'elle devrait, à cause de la mollesse de ce début de saison. 

Il faut que le retour de Walking Dead se fasse dans des conditions idéales, avec un départ du ranch en deux épisodes maxi. Si il va falloir attendre les deux derniers épisodes pour voir le groupe bouger de son ptit coin de verdure, je vous le dis, ça va pas être fendard..