L'accès de colère du très respectable Iwata contre la presse japonaise n'est visiblement pas retombé et aura matière à perdurer. Le Nikkei repart en effet à la charge en prêtant des ambitions asiatiques à Nintendo. Las des vicissitudes des conjectures taxées hier de << détestables ragots >> , le président de Nintendo a choisi de garder le silence. Pour combien de temps ?
 
Le quotidien économique assure que le géant de l'industrie vidéoludique reconsidère les marchés asiatiques. Après plusieurs années de défiance, Nintendo réexamine le cas de la Corée du Sud, Taïwan et de la Chine comme représentant un nouvel eldorado en faveur de la 3DS. Le Nikkei ne se contente pas d'affirmation évasive, il livre sûr de son fait, une date ferme pour la Corée (28 avril) tandis que les deux autres territoires seront conquis cet été. Mieux, la Chine aurait droit à un traitement de réserve.
 
Pour faire écho à la iQue (console GameCube redéfinie pour répondre aux spécificités de cet immense marché), le numéro un mondial resterait fidèle à cette appellation en la déclinant sobrement : Nintendo iQue3DS.
 
La réaction presque mécanique de Nintendo en réponse à ces spéculations ne s'est pas fait attendre, cette fois le protocole est respecté, Iwata avalera sa langue. Retenue que l'on imagine très douloureuse en raison de la violence de son coup de sang du mois dernier.
 
L'agitation journalistique autour de la société japonaise a été regonflée lorsque le constructeur a déposé en janvier 2011 la marque iQue3DS auprès du ministère chinois du commerce. Depuis, Nintendo se sent comme harcelée.