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Oui, Gameblogger.

Comme toi, j'ai été jeune un jour.

Enfin, quand je dis comme toi, ce n'est pas tout à fait vrai non plus. Par exemple, je n'ai jamais eu de choucroute à frange en forme de poulpe sur le sommet du crâne, je n'ai jamais crié Justiiiiiiiin avec de la bave à la commissure de mes lèvres (sauf quand j'avais très faim), j'ai toujours porté mes pantalons par-dessus mes sous-vêtements (allez savoir pourquoi ? Une impulsion, comme ça) et je n'ai jamais cru qu'un puma dessiné sur mes chaussures pouvait faire de moi quelqu'un de « plus cool ».

 

-Déjà, parce que pour devenir ne serait-ce que quelqu'un de cool, il aurait fallu que je porte des pumas des pieds à la tête - voire que je me fasse manger par un vrai puma en pleine cour de récré. Ça oui, ça aurait peut-être fait la différence...

 

-Ensuite, parce que pour être cool, il faut déjà en avoir envie et que pour en avoir envie, il faut être capable de répondre à cette question existentielle « être cool, ça sert à quoi, au fait ? » (à vos stylos, vous avez quatre heures). Par extension : il faut pouvoir se rendre compte qu'il existe un monde à l'extérieur et que le must du must de l'ado bien dans sa peau biactolée, c'était de se prostituer de manière à en faire partie. Etre aimé pour ce que l'on n'est pas, c'est tellement, tellement mieux que d'être détesté pour ce que l'on est (il paraît)...

 

Bon.

Au risque de casser le mythe, je n'étais pas complètement idiot pour autant (ça, c'est venu après) : au fond de moi, je savais bien qu'il existait, ce monde, quelque part en marge de mon subconscient - je m'y réveillais même de temps en temps (le plus souvent en cours, pour me rendormir aussitôt)... mais dans la mesure où l'on n'y trouvait ni elfes, ni dragons, ni aliens d'aucune sorte - et où, en lieu et place, il y avait des tables en bois et des clones de Dylan version Beverly Hills (la moto, c'est rebelle. Par extension, les mobylettes aussi), j'en ai déduit qu'on serait réciproquement mieux l'un sans l'autre et nous avons tous deux signé un pacte de non agression... je n'étais même pas geek, non, c'était au-delà : je n'étais juste « pas là ». Et c'était reposant, vous ne pouvez même pas imaginer. C'est que le monde ne gagne que moyennement à être connu (et il faut boire beaucoup pour commencer à l'apprécier).

 

Comme vous, alors, j'avais des rêves plein la tête, sauf que comme la Star Academy et Secret Story n'existaient pas, il a fallu que je trouve d'autres façons d'envisager mon éventuelle consécration personnelle. Parmi celles-ci : devenir mangaka français (à égalité avec pilote de robots géants), à une époque où seul Akira était publié mensuellement en kiosque et où se passionner pour la japanim' relevait de l'engagement subversif underground pur jus (de pommes ou de citron selon ce qu'il y avait pour le goûter). Sauf que sans talent particulier (curieusement, ça peut aider), sans expérience aucune (commencer à dessiner à 17 ans, ça n'aide pas non plus) et pourvu de mains à 60 % fonctionnelles (qui imitent super bien les manettes vibrantes DualShock, par contre), c'était pas gagné. Sans compter qu'à l'époque, j'étais persuadé que Masami Kurumada était un excellent dessinateur, et que c'était juste l'œil humain qui n'était pas équipé pour apprécier son art à sa juste valeur (ce qui, d'une certaine manière, est le cas, sinon il n'aurait jamais vendu un seul volume de quoi que ce soit).

 

 

 

C18, parce qu'une blonde avec les yeux en amandes qui aime les chauves

qui ne servent à rien ne peut pas être une mauvaise personne !

 

C'était l'heureux temps des fanzines, des VHS pirates, des après-midi photocopies-de-Newtype-pour-faire-profiter-la-communauté (le photocopillage ne tue pas les magazines imports), et pendant six ou sept ans, j'ai pris activement part à tout ce cirque, parce que c'était un faux monde dans le vrai monde qui m'allait tout à fait et parce que c'était « cool », même sans puma dessus. On était tous frères, on s'entraidait, on formait une famille de cœur - ou du moins en étais-je persuadé, ayant malencontreusement oublié de me renseigner sur ce fameux « monde extérieur » dans lequel je faisais mes premiers pas...

Du coup, vers 24 ans, patatra annoncé : déception, blablabla, trahison, blablabla, milieu pourri, blablablabla, tout plaquer, blabalbalblagollumgollum. Et comme je ne fais jamais les choses à moitié, j'ai décidé de voir si j'étais à la hauteur du poème de Rudyard Kipling, mais en version hardocrisée (« si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie » ? P'tit joueur ! J'vais la détruire moi-même, t'vas voir, ça va pas traîner ! « Tu seras un surhomme, mon fils ! »). J'ai donc tout balancé. Et filé mes vingt mille francs de mangas et artbooks rares à deux petits jeunes dont le cœur a bien failli lâcher quand ils ont vu qu'ils allaient peut-être devoir faire plusieurs voyages (nul doute qu'il a lâché pour de bon ensuite quand ils ont ouvert mes Dojin Yaoi de Shurato, ha ha). Et ce n'est que très récemment que j'ai découvert, soulagé, que mes généreux sponsors de parents avaient jadis fait les poubelles et sauvé la plupart des planches, qu'ils ont placé dans un caisson cryogénique quelque part au grenier en attente du jour où je ne représenterais plus un danger pour leur intégrité physique.

 

Ce jour étant venu, je vous en livre ici les plus « récentes » et les plus « abouties » (deux termes qui ne veulent pas dire grand-chose, dans ce contexte-là), lesquelles doivent dater des années 96-98. Des « débuts de », uniquement, ma spécialité étant les scénarios à rallonge avortés au bout de six pages. Jamais rien de très satisfaisant, mais a posteriori, je me dis que ce n'était pas aussi mauvais que je le croyais à l'époque, et que j'aurais dû m'entêter. C'est très moyen, mais il y a quelque chose dans le découpage et l'usage du noir et blanc qui me plait bien (sans compter que physiquement, l'auteur me plaît aussi beaucoup).

 

Par contre, âmes pieuses et/ou sensibles s'abstenir : il se peut qu'à la lecture, on trouve l'ensemble légèrement déprimant. Peut-être même un peu névrosé. Ou très subtilement perturbant. Il faut dire qu'à l'époque, j'étais (entre autres) terrorisé par les gothiques (« qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un de sain d'esprit à s'habiller en noir et à porter des croix ? »), mais que ça ne m'empêchait pas de m'habiller tout en noir et de porter des croix aussi. « Pour faire comme Subaru ». Et dans mon dictionnaire « faire la fête » et « dépression » étaient les deux faces d'un concept unique. Comme quoi, contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent penser aujourd'hui... je vais mieux. Ha ha. J'ai arrêté de découper les gens à coups de hache, comme le médecin me l'a conseillé, et c'est vrai que c'est tout de suite moins de tracas et de frais de pressing.

Si, je vous jure, monsieur l'abat-jour.

Je suis guéri.

Tu aimes les films avec des radiateurs ?

 

 

*

 

Near Oblivion Experiment

 

 

 

 

 

 

 

Ma toute dernière en date, de loin ma préférée.

Qui me donnerait presque envie de m'y remettre.

Au dessin.

Ou aux coups de hache ?

Le pitch : Philip Dawson est mort. Il s'est pendu dans son salon. A ses pieds, Philip Dawson fixe son propre corps, hébété. Il n'a plus aucun souvenir mais il sait que c'est à lui-même qu'il fait face. Mais qu'est-ce qui l'a poussé à commettre un acte si désespéré ? Et pourquoi, puisqu'il est mort, est-il toujours de ce monde ? Cherchant des réponses dans de vieux albums photo, il se découvre des parents aimant, une petite amie merveilleuse... Qui, lorsqu'il les rencontre, ne le reconnaissent pas. Alors il se fait passer pour l'un de ses anciens amis, s'invente un personnage. Retisse des liens. Cherche à comprendre ce qui lui manquait à ce point, pourquoi il a fait une croix sur une vie à ce point idéale. Apprend qui il était. Combien il était aimé, et combien il aimait lui-même. Dans un monde semi-onirique qui n'est pas tout à fait celui qu'il a connu, il réapprend à vivre, à être lui-même. Il s'efforce de combler le vide que son décès laisse dans le cœur de ses proches, avec en arrière-plan, sans cesse, cette lancinante question : « pourquoi ? » Il sait qu'il doit absolument découvrir la réponse, sinon un malheur arrivera. Le temps lui est compté. Il ne devrait pas être ici : sans qu'il le sache, à cause de lui, à l'autre bout de la terre, la réalité s'efface peu à peu... Et bientôt, des répliques de lui-même se lancent à sa poursuite pour lui faire subir le même sort.

 

 

 

*

 

 

 

L'Univers est un Miroir

 

 

 

Mais-bien-sûr.

La suite devait inclure une marmotte, du chocolat et du papier alu.

 

Court récit/poème en une dizaine de pages qui aurait dû ouvrir sur une suite de voyages symboliques sans but précis, dans des univers poético-alternatifs divers et variés façon Tenshi no Tamago (MA grande source d'inspiration de l'époque avec Clamp, Minami Ozaki et Philip K. Dick). Oui, je faisais de la BD ch*ante. Et j'étais réputé pour ça. Et je vous e**erde !

J'avais commencé un « reboot » et redessiné la première planche (ici présente), mais je ne suis jamais allé au-delà.

 

 

 

*

 

 

 

 

La Divine Trilogie

 

 

2ème version :

 

 

(oups, bug sur l'image. M'enfin, ça ne vous traumatisera pas plus que la page elle-même...)

 

Version alternative de la page 2.

Sans doute parce que la précédente respirait trop la joie de vivre ?

 

(Et tout ça, avant George Lucas ! Qui s'ignore un vrai Yoda j'étais !)

 

3ème version :

 

 

1ère version (à l'époque où le personnage principal ressemblait à s'y méprendre à Vampire Hunter D, et où l'hommage fleurait bon le plagiat) :

 

En même temps, t'es un vam-pire. Tu t'attendais à quoi, gros neuneu ?

 

Le pitch : Dans un monde de ténèbres perdu en marge de notre réalité, humains et créatures de l'ombre tentent de coexister, à la fois proies et prédateurs, avec un seul mot d'ordre : survivre. Mais tout est sur le point de basculer. Au cours de ses voyages en solitaire, Sir Eric Blessed, le vampire-qui-ne-buvait-plus-de-sang, sujet de la Reine des Neiges du Nord, découvre le corps d'un ange aux ailes noires, crucifié, avant d'être attaqué et laissé pour mort par une singulière créature de lumière. Se réveillant dix ans plus tard, il découvre un monde à feu et à sang : un nouvel ordre religieux a fédéré l'humanité et a entrepris de d'anéantir toutes les races « inférieures » en levant une armée sacrée, conformément au livre des paroles de Dieu en sa possession. Dans un monde qui n'est plus que l'ombre d'une ombre, Eric Blessed n'a plus qu'une solution : se battre sans réfléchir, pour le peu qui puisse être sauvé. Flanqué d'un succube ayant échappé de peu au massacre de son peuple et d'un humain au comportement aussi immature qu'énigmatique, il se met en route pour la ville de Babylone pour trouver le moyen de voler le livre en question et de mettre fin aux affrontements avant que l'obscurité elle-même ne s'effondre sur ses bases. Mais si l'avenir semble incertain, c'est le passé qu'il fuit qui semble décidé à le rattraper - et qui pourrait lui coûter cette vie qui n'en est plus une.

*

Sans Titre

(oublié entre temps. C'est ça, la vieillitude, les enfants.

Essayez de passer à travers, c'est un conseil d'ami)

 

 

 

...et pour les morts.

(si si, ça devait être ça, le texte, dans la dernière case. Surpris ?)

 

Top à la gaudriole. J'étais vraiment un immense d*conneur, à l'époque, on dirait.

Le pitch : alors que l'amie d'enfance qu'il aime en secret tombe dans le coma à la suite d'un accident de la route, le personnage principal essaie de mener sa vie au jour le jour avec ce poids sur les épaules tandis que son aimée, elle, se débat dans un monde étrange pour revenir chez elle... tant et si bien que leurs itinéraires ne cessent de se croiser et de se mêler sans même qu'ils s'en rendent compte.

 

 

*

 

Deads Within Us

 


 

Essai tramé (de manière artisanale. Le scan n'a pas aimé), au graphisme plus « académique ».

Quant à la thématique... je vous laisse juges (voire bourreaux).

Le pitch : le suicide de sa meilleure amie ramène Liehd Maserfall dans le village de son enfance, où il n'est pas retourné depuis le décès de son épouse, six ans auparavant. Ni le fait qu'il s'agisse du deuxième suicide là-bas en huit mois, ni l'étrange attitude des habitants à son égard ne lui laissent deviner qu'il s'est aventuré sur un terrain glissant. Ce n'est qu'au moment où il trouve une suite de messages de son amie sur son ancienne boîte mail qu'il réalise que quelque chose de dramatique se trame à New Heaven. Après les suicides, ce sera bientôt au tour des meurtres. Et ce ne sera pas la première fois. Il lui reste à trouver ce qui pousse d'honnêtes citoyens à s'entretuer sans raison valable, avant que la tragédie qui a eu lieu soixante ans plus tôt ne se répète, tout en prenant garde à ne pas être la prochaine victime. Ou le prochain assassin. Quant à la vérité... et si c'était sa défunte femme elle-même qui venait la lui souffler à l'oreille ?

 

*

 

 

L'Ombre d'un Rêve

 

 

 

Illustration pour une BD qui n'a jamais vu le jour sous mon propre crayon (il en existe un épisode, dessiné par une autre, mais c'est une longue histoire pas forcément heureuse), dans laquelle un acteur de théâtre élisabéthain est tué avec sa jeune fiancée, suite à une représentation, et se trouve contraint d'errer de rêves en rêves, en tentant d'aider les gens qu'il y croise (dont une condamnée à mort, dans l'épisode 1) pour pouvoir poursuivre son voyage et, peut-être, revenir un jour dans le sien la veille de son assassinat, afin d'empêcher celui-ci...

 

Un Code Quantum-Like assumé, en somme. Mais avec de la mort et du suicide dedans pour bien qu'on sache que c'est un scénario de moi.: )

 

 

*

 

 

En Vrac

 

Quelques travaux plus anciens encore, au sujet desquels je n'ai plus beaucoup de souvenirs. Il me semble qu'il devait être question de mythologie nordique, d'apocalypse et de juges des âmes en freelance, mais tout ça reste flou (je vous l'ai dit, que c'était ça, la vieillitude, les enfants, ou pas ?). Il me semble qu'à un moment, un personnage se suicide, mais je n'en suis plus très sûr.

 

La lumière, elle déchire tout.

Il n'empêche, la pub SFR mobile a fait beaucoup de mal au texte de cette planche.

 

Que ceux qui s'inquiétaient de ma santé mentale se rassurent.

Ou pas.

 

Celui-là est entièrement réalisé en papier découpé.

J'aime beaucoup cette façon de faire, mais c'est long et ça coûte un bras.

Et ensuite on a moins de chocolat, c'est dire si on y perd.

 

 

 

Et après ?

Ben après rien.

Ou en tout cas, plus de dessin, plus de noir, plus de blanc, plus de rotring bouché et de Canson baveux.

 

Un an plus tard, les premiers effets de manque se faisaient sentir : j'ai donc essayé de combler le vide en me mettant à l'écriture romanesque, sous prétexte qu'« au moins, je ne passerais pas des siècles à retracer sans fin le même trait pas droit ». Avec les mots, pensais-je, c'était du tout ou rien.

 

Epic Fail !

 

Ecrire un livre, c'est ça. Si tu as l'intention d'écrire, fuis, fou que tu es !

 

Résultat : 14 ans plus tard, encore, je passe mes nuits à batailler sur la même arlésienne, que j'ai écrit et réécrit un nombre incalculable de fois sans jamais arriver au résultat voulu. Il faut dire que 750 pages de SF-littéraire-à-l'intention-de-ceux-qui-n'en-lisent-pas, tout en phrases « paires » (niveau nombre de syllabes), c'était peut-être un peu trop ambitieux, pour un premier bouquin.

Mais entre ça et découper des gens à la hache, j'ai fais mon choix.

A cause des notes de pressing.

 

 

Teasing - Ce Qui Etait Poussière

 


L'Humanité n'est plus. Elle a été anéantie dans un grand tourbillon de feu et beaucoup de temps a passé ensuite. Depuis, la Terre panse ses blessures. Rien ne semble plus pouvoir en troubler la quiétude. Il n'y a eu aucun survivant. Il ne pouvait pas y en avoir. Pourtant...

Dans une étrange maison perchée au sommet d'une étrange colline, quelque part sur une lune couverte de champs et de forêts, un non moins étrange jeune homme - nostalgique et désœuvré - parait attendre, attendre, attendre encore... mais quoi ? Le sait-il seulement ?

 

Lui seul en a réchappé, lui seul se souvient, et chaque nuit, les fantômes de son passé attisent des remords et des peines dont il ne parvient pas à se défaire. Inlassablement, les jours se répètent, suspendus au fil d'une éternité truquée entre musique, livres, discussions avec une voix désincarnée qu'il imagine peut-être et qui n'est peut-être que sa propre voix... Jusqu'à ce qu'« on » sonne à la porte.

Et voilà qu'apparaît une petite fille d'à peine douze ans, qui prétend avoir été guidée par des fées et qui, en plus d'avoir les mêmes yeux que sa défunte femme, porte le même prénom qu'elle. Une fillette aux paroles énigmatiques, qu'il a déjà croisée en rêve et qui, amnésique, le supplie de l'aider à retrouver ses parents.

En conséquence de quoi devra-t-il se résigner à faire face à ce qu'il voulait éviter : retourner sur la Terre et affronter ce qui le terrorise. La vérité. Sur lui, sur elle, sur la guerre, sur la mort de sa femme et sur la race humaine. Peut-être, par ce voyage, comprendra-t-il ce qui est vraiment arrivé. Peut-être verra-t-il comment les choses ont tourné. Peut-être réglera-t-il ses comptes avec un passé qui le marque comme une cicatrice au fer rouge.

Au-delà de cette quête initiatique, la véritable aventure sera « intérieure » : il s'agira pour deux êtres égarés, autistes, meurtris, d'avoir une seconde chance au travers l'un de l'autre. De réapprendre à vivre, à aimer, à sourire. De se guérir l'un l'autre et même, de s'élever, de devenir meilleur, de réapprendre à « être humain » pour pouvoir « devenir plus ». L'un la saisira, l'autre pas. Ils se donneront la main. Ils se tourneront autour dans une valse insensée de sous-entendus et de faux-semblants. Peut-être s'aimeront-ils, d'ailleurs...
Qu'importe.

Leur histoire n'est qu'un leurre. Tout a commencé bien avant, dans une toute autre époque et dans un autre lieu. Cette rencontre n'est qu'un dernier acte avant que ne se referme le livre de l'humanité. Un dernier acte où se croisent William Shakespeare, Novalis, la reine Mab, les trois Parques, des intelligences artificielles aux prénoms d'archanges, un chat au nom de magicien, des fées, des monstres, des rêves, des souvenirs, des anciens mythes, le tout sur fond de blues et de philosophie...

L'histoire n'est qu'un prétexte. L'auteur lui-même est un menteur. La vraie question est : « qu'y a-t-il vraiment dans le cœur de l'homme » ? « L'homme peut-il s'élever » ? « S'élèverait-il, s'il le pouvait » ? « Le voudrait-il seulement » ?

Et quant à la réponse...

 

« Bientôt » dans vos libraires préférées.

LOL.

 

 

Notez que je me suis interdit de trop recyclé mes thèmes de prédilection, ça vaut d'être précisé : on y lit bien quelques croix et quelques suicides, mais globalement, c'est beaucoup plus « lumineux ».

Et puis il y a un personnage qui survit à la fin.

Peut-être.

 

 

*

 

 

Bonus : deux concepts arts vite fait mal faits un jour où je bloquais tellement que j'avais envie de perdre mon temps moins bêtement (oui, je peux passer plusieurs heures sur une phrase. Oui, c'est démoralisant. Si, je suis guéri. Absolument. Où est ma hache ?).

 

 

 

 

 

 

*

 

 

Tant que j'y suis, appel à témoin :

 

chers amis et confrères vieux-de-la-vieille, si vous avez dans vos cartons des fanzines dans lesquels auraient officié un certain Kyusuke, Vampire Kyu ou ADPolice Kyukyu (oui, oh, ça va, on n'est pas sérieux quand on a 24 ans), je veux bien des copies (Voir dans, entre autres : Noname, Garou, Ghost in the Fanz', Animeland période fanzine - un courrier des lecteurs entier -, Kaze no Fantasia, Animefans, ...). Merci d'avance.

 

 

*

 

 

Toi du l'avoir aimer ce post et la joie de vivre qui de s'en dégager l'être ?

 

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Elle est pas belle, la vie ?

 

 

Oups.

La gaffe.