Trembleeeeez, brave gens !
Oui, tremblez ! Parce qu'il fait froid, déjà, c'est de saison. Mais pas seulement !
Car les signes ne trompent pas ! Comme chaque année, la fin ouvre une à une les petites cases de son calendrier de l'avent apocalyptique, l'hiver s'empare insidieusement des cœurs et des esprits, le soleil a jeté l'éponge et laissé le monde aux ténèbres, de gros bonzhommes rouges rigolards envahissent les trottoirs et les halls des centres commerciaux...
Cette fois, c'est sûr : les forces du mal sont de retour !
Parce que le Père Noël, c'est un peu le Dracula des Castlevania : qu'on le veuille ou non (et quoi que prétende la légende), tous les ans, il revient conquérir le monde, saigner les portes-monnaies de parents généreux et sacrifier des millions d'âmes innocentes au démon de la surconsommation, traînant dans son sillage toute une flopée de créatures au nez rouge comme l'enfer, aux bonnets verts comme l'enfer aussi (pour les daltoniens) et aux oreilles pointues comme les cornes de ceux qu'on y trouve, en enfer (et comme celles de la Vache qui Rit, aussi. Coïncidence ? Je ne pense pas).
Sauf que lui, il est joufflu, qu'il résiste à l'eau bénite, que son repaire n'est pas un château médiéval (construit par un psychopathe de la perspective) mais un inoffensif magasin de jouet multicolore (Toys'rUsvania, ça le fait moins), et qu'on est bien content quand il a un p'tit quelque chose pour nous.

Seulement voilà : tous les ans, c'est le même casse-tête à la Resident Evil. Il faut trouver le bon item à donner à la bonne personne pour pouvoir espérer progresser dans le jeu. Or pour ce faire, pas de soluce à consulter, pas de cheatcode, pas de gamegénie ou de debug mode : vous êtes seul, face aux attentes de celles et ceux qui vous aiment une fois dans l'année (dans l'espoir - fou - d'un geste généreux de votre part), prêt à piétiner, trahir et passer celles-ci à la moissonneuse batteuse de votre absence de goût !
Pas de quoi paniquer, pourtant. Car Noël (et ça, on ne le sait que trop peu), c'est aussi l'occasion rêvée pour carshériser son carnet d'adresse. Ras-le-bol de l'ami d'enfancelourdingue qui ne jure que par ses figurines japonaises aux poitrines moltonel, et aux petites culottes de minipouss ? Envie de vous débarrasser de ce couple d'amis pantouflards qui préfèrent jouer au Monopoly de plateau quand vous, vous leur proposez un tournoi de Super Smash Brawl ? Décidé à plomber une réunion de famille somnolente dans laquelle la dinde n'est pas celle que l'on croit ? Ou même : déçu de ne pas être tombé sur votre Gameblogger préféré à la loterie de Miss V ? Autant de raisons légitimes qui pourraient vous pousser à tuer l'esprit de Noël, puis à le déterrer, le ressusciter et en faire votre fidèle zombie.
Aussi, ne cherchez plus, la solution est là :

Car quel plus beau cadeau, pour la personne aimée ou l'enfant en bas âge, qu'un set de figurine Tragic Toys tout droit sortis des rayonnages de chez Dark Horse ? Combien d'yeux innocents vont briller devant le petit garçon aux clous plantés dans les siens ? Combien se régalerons des traits du petit enfant huitre, avant d'avaler d'une traite son papa et sa maman pour ensuite passer aux hors-d'œuvre ? Et en ces temps de crise, quel plus beau modèle pour les petites filles que la demoiselle-poubelle et son vintage fashion way of life ?
On dit merci Tim Burton, et vite, on passe commande. Ho Ho HO !
Déclinée en 4 coffrets différents, la licence (dérivée d'un livre de poèmes du Maître, chaudement recommandé) s'affiche aussi en figurines individuelles, en jeu de carte ou en coffret-surprise...
Du coup, si vous n'êtes pas sûr de faire plaisir, faites comme moi : soyez au moins sûrs de ne pas faire plaisir.
Ainsi, votre orgueil sera sauf et c'est bien l'essentiel.
Quant à ceux qui trouveraient que ce serait de mauvais goût (sait-on jamais ? !), nous leur conseillons cet excellent documentaire qui leur remettra les idées en place :
Âmes sensibles s'abstenir : Noël, c'est Halloween... en pire !
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