Sorti le mois dernier, je suis allé voir il y a quelques jour le dernier film de Danny Boyle,127 heures. Nominé à plusieurs reprises aux Oscars et adapté du livre « Plus fort qu'un roc », ce film raconte la mésaventure absolument incroyable qu'a vécue son auteur Aron Ralston.

 

127 heures narre donc l'histoire vraie d'Aron Ralston, un jeune randonneur expérimenté, qui part seul en excursion dans les gorges de l'Utah. Sa randonnée va vite tourner au cauchemar lorsqu'il fait une chute malencontreuse qui l'entraîne au fond d'un canyon. Lors de sa chute, un rocher se décroche et lui emprisonne le bras. Aron est alors piégé dans les entrailles de la terre et se sent d'autant plus seul qu'il n'a prévenu personne de sa petite ballade. Menacé par la déshydratation et l'hypothermie, il va être en proie à diverses hallucinations, jusqu'au moment où il va devoir prendre une décision fatidique pour survivre.

Voilà pour le pitch, attention à la suite car je vais pas mal spoiler. Enfin spoiler est un grand mot car l'histoire étant vraie, on sait plus ou moins comment ça va se terminer. En effet, pour mettre fin à son calvaire, Aron se sectionnera le bras pour se libérer de son piège. De la même manière que l'on va voir Titanic pour voir le paquebot sombrer, on attend de 127 heures la séquence où il se déchiquete le bras. Mais au final c'est tout l'ensemble du film qui vaut vraiment le détour. Au-delà de l'instinct de survie absolument incroyable, le film montre comment un homme peut changer en quelques heures. En effet, le film commence en nous présentant Aron comme quelqu'un d'arrogant, sûr de lui et égoïste mais qui remettra toute sa vie en question. Symbolysées par des hallucinations (qu'il a vraiment eues), ce  sont ces remises en questions qui lui donneront la force nécessaire pour survivre.

Comme à son habitude, Danny Boyle nous livre un clip géant donnant un rythme incroyable à un film dont les trois quart de l'action se déroule autour d'un rocher et d'un personnage condamné à ne pas bouger. James Franco est très convaincant dans son rôle et retranspose parfaitement cette redemption de soi et ce désir de vivre. Les situations auquelles sont soumises le protagoniste sont époustouflantes et impressionne d'autant plus qu'à chaque fois on se rappelle que c'est une histoire de vraie. La séquence de découpage de bras est à couper le souffle, surtout que ce boulet avait oublié son couteau suisse et qu'il n'a comme outil de dissection qu'une espèce de pince munie d'un mini couteau aussi tranchant que ceux qui composent les tire-bouchons. Ainsi après cinq jours de déshydratation, puis une amputation très spartiate, le monsieur s'est quand même enquillé une descente en rappel et près de deux heures de randonnées pour trouver du secours. Le mec est un bonhomme qui fait passer Man vs Wild pour un Teletubbies. Difficile de ne pas sortir impressionné de ce film.

Petite information en plus : s'amputer du bras était clairement la seule solution pour lui de survivre. En effet, son bras étant écrasé pendant plusieurs heures, il a donc accumulé énormément de potassium dans cette partie. S'il avait réussi à se dégager, ce surplus de potassium se serait alors libéré dans tout le reste du corps, et l'aurait tué avant qu'il ne trouve du secours.

Verdict :

127 heures, de Danny Boyle avec James Franco. Sorti le 23 février 2011.

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