Quand un rogue like arrive, DTU n'est en général pas très loin pour mettre la main dessus et vous en proposer un avis. Celui dont on va vous parler aujourd'hui, on l'avait repéré dès son annonce tant il nous paraissait prometteur avec son concept novateur. En effet, FireGirl Hack 'n Splash Rescue DX propose d'incarner une pompière de l'extrême dans sa tâche quotidienne de combat contre le feu. Après une première sortie sur PC, le jeu s'était vu retourner un peu dans les fourneaux pour revoir un peu sa copie avant d'arriver enfin sur nos consoles. C'est sur Switch que nous avons donc testé le jeu du studio Dejima et édité par Thunderfull.

Elle a le feu aux fesses

FireGirl est une fille pas comme les autres. Non seulement elle est dotée d'un prénom peu commun, mais en plus elle est la fille d'un pompier de légende qui a sauvé il y a 10 ans sa ville en se sacrifiant pour en éteindre les flammes. Il est grand temps désormais de reprendre le flambeau de feu notre papounet et d'attaquer notre premier jour en s'entrainant directement en condition réelle sur la caserne elle-même qui est en proie aux flammes. Ce petit tutoriel très bien conçu nous explique rapidement et efficacement les principaux mécanismes du jeu, tout en laissant une part suffisante de mystère. Une mission consiste toujours à fouiller un lieu pour trouver un nombre donné (de 1 à 3) survivants avant de sortir de là avant la fin du temps imparti. Quoi qu'il se passe, une prime de dotation de la ville vous sera octroyée. Mais si vous souhaiter gagner plus d'argent, il ne faudra laisser aucun être humain sur le carreau et sortir de là. C'est ainsi que vous sera distribué une somme bonus importante en fonction de votre nombre de fans grossissant au fur et à mesure de l'avancée dans le jeu et de vos belles actions (comme sauver des chatons et des ours). En cas de perte de vos points de vies, il faudra également soustraire de vos rentes les frais d'hôpitaux. L'échec n'est jamais vraiment pénalisant dans FireGirl et même le pire ratage vous sera bénéfique. A noter toutefois qu'une longue mission de 3 survivants donne autant d'argent en fin qu'une mission courte d'un seul survivant, ce qui est un choix de design assez étrange. D'ailleurs vu que la mort n'est que très peu pénalisante, la possibilité de sortir d'un niveau avant d'avoir tous les survivants est inutile vu que le résultat sera pratiquement le même.

Eteindre... le feu...

Pour sauver ces malchanceux il faudra déjà arriver jusqu'à eux. Chacun des 4 biomes proposés (Bâtiment, Train, Foret et Plaza) est en proie aux flammes. Mais attention, il n'est pas question ici de vulgaires flammèches, mais de démons du feu invoquées par une personne mal intentionnée et prenant diverses formes. Dans tous les cas il faudra s'en débarrasser avec sa lance à incendie qui se vide petit à petit et qu'il faudra recharger en trouvant de l'eau dans les niveaux. C'est d'autant plus important que la lance est également utilisée pour se propulser en l'air comme avec un jet pack pour atteindre les hauteurs. Heureusement, si la lance arrive à sec, elle se recharge un petit peu avec le temps à minimum pour ne pas vous bloquer, mais comme le compteur tourne mieux vaut éviter d'en arriver là. Une autre arme à disposition est votre hachette fétiche bien utile pour défoncer des portes ou autres obstacles. Bon par contre pour éteindre le feu c'est pas top. A noter qu'il est très souvent possible d'esquiver les flammes mais que les éteindre permet de redonner un peu de temps à votre timer ce qui n'est pas inutile. A vous dès lors de trouver le bon compromis entre l'esquive et la confrontation. Ce que nous n'avons pas dit à ce stade et qui est très important, c'est que chaque mission est générée procéduralement et est donc unique. Bien évidemment on retrouve régulièrement des blocs de niveaux bien connus, mais agencé différemment et surtout remplis de monstres, d'obstacles et de bonus différemment. Dommage que l'aléatoire ne soit pas mieux équilibré car on peut se retrouver d'une mission ardue à une autre totalement évidente à la suite.

Il court il court, le feu de foret

Entre chaque mission, on se retrouve à la caserne avec la possibilité d'explorer un peu pour trouver des boutiques ouvertes par des personnes sauvé au cours des missions. Voilà une bonne manière de dépenser le pécule acquis en upgrades divers renforçant le personnage petit à petit. Si au début les missions sont vraiment difficiles et on peine à les terminer, les améliorations sont notables et changent la donne. Petit à petit on devient surpuissant jusqu'à réussir toutes les missions sans se poser trop de questions. Bien entendu l'apprentissage des blocs de niveaux et des ennemis aide, mais on se retrouve tout de même à la fin avec 8 coeurs et 3 armures et la possibilité de se soigner en sauvant des animaux (ou survivants) alors qu'on commence le jeu avec 3 coeurs. Dans le même ordre d'idée en fin de partie il est possible de finir un niveau de train en volant sur l'intégralité du niveau sans danger. Ca pourrait être considéré comme un défaut (ça l'est un petit peu quand même), mais en fait ça change considérablement la dynamique du jeu en cours de partie. On enchaine les missions en mode "encore une petite dernière" sans voir le temps passer. De temps en temps on récolte un grimoire sur la route qui va permettre de faire avancer l'histoire jusqu'à son dénouement, avec la possibilité de continuer encore après pour finir de tout débloquer. D'ailleurs il existe des médailles à équiper (une de chaque catégorie) qui se débloquent en réussissant certains défis comme tuer 100 monstres de flammes sans se faire toucher dans un unique niveau. Techniquement, le jeu est plutôt joli, malgré le downgrade graphique de la version Switch (les images d'illustration ne sont pas celles de la Switch). Mais le jeu souffre tout de même d'un certain nombre de baisses de framerate, en particulier en début de mission et à la génération des salles. On dénombre aussi quelques bugs de collision dont un plutôt gênant qui bloque la progression dans la mission (on peut contourner en quittant vers le menu et rechargeant la partie).

Mon avis à moi

FireGirl : Hack 'N Splash Rescue DX est indéniablement un jeu qui aurait mérité de rester plus longtemps en développement pour peaufiner l'équilibrage et la technique. Il n'en demeure pas moins un jeu attachant qui sort de l'ordinaire et qui vous happe dans sa spirale infernale d'une suite inlassable de missions jusqu'au bout de la nuit. Certes l'aventure sera de courte durée, mais le temps passé en sa compagnie sera agréable bien qu'imparfait.

A qui s'adresse FireGirl : Hack 'N Splash Rescue DX ?

- A ceux qui aiment éteindre des feux

- A ceux qui aiment des roguelike (lite) différents

- A ceux qui aiment ne pas pouvoir s'arrêter

A qui ne s'adresse pas FireGirl : Hack 'N Splash Rescue DX ?

- A ceux qui placent l'équilibrage avant tout

- A ceux qui veulent une durée de vie importante

- Aux pyromanes 

Johann Barnaud alias Kelanflyter