Du pixel art retro, du rogue et un feeling arcade. Forcément c'est pour bibi ça. Après nous avoir livré Gato Roboto, Gunbrella (testé dans nos colonnes) et Demon Throttle (sorti uniquement en physique malheureusement), le studio Doinksoft, toujours en partenariat avec l'éditeur Devolver revient avec un nouveau jeu qui vient titiller la fibre nostalgique : Dark Scrolls. Le studio revient à un concept plus arcade et immédiat, prévu pour prendre tout son essor en coopération à deux joueurs.

Disponibilités et conditions de test
Dark Scrolls est disponible depuis le 22 Juin 2026 sur Nintendo Switch (compatible Switch 2) et PC (Steam). Il est proposé au tarif de 9.99€. A noter que jusqu'au 6 juillet 2026, l'achat du jeu s'accompagne en bundle des jeux Gunbrella et Gato Roboto. Malheureusement, cette promotion n'est pas possible sur Switch en Europe pour des raisons de contraintes de classification d’âge. Mais si vous avez un compte Nintendo US ou si vous jouez sur Steam, profitez-en. Notre test du jeu s'est effectué à partir d'un code Nintendo Swich fourni par l'éditeur. Nous avons joué sur une Nintendo Switch 2, autant en mode portable qu'en mode salon.
Honk Honk
Une histoire ? Pourquoi faire ? Dans Dark Scrolls, vous incarnez divers personnages qui ont pour but de rassembler des "Dark Scrolls". Pourquoi ? Aucune idée mais en vrai est-ce bien important ? Pourquoi y'a t-il des oies dans ce jeu ? Aucune idée non plus. L'essentiel, c'est de savoir que pour se faire vous allez enchainer des runs de ce jeu. Chaque run vous invite à parcourir une succession de quatre niveaux, chacun de terminant par un boss. Si les biomes sont bien définis, la structure des niveaux est aléatoire et change à chaque partie. Le chemin parcouru est lui aussi possiblement différent en fonction de vos choix et peut se terminer par trois boss finaux différents. Mais attention, les chemins alternatifs sont plus difficiles que le chemin de base, donc il est de bon ton de bien se familiariser avec le jeu avant de s'y laisser tenter, d'autant que pour y accéder il faudra faire quelques sacrifices. Contrairement à la plupart des jeux, Dark Scrolls est un autoscroller qui semble s'inspirer assez largement du vénérable WonderBoy de Sega (ou son homologue Adventure Island de Hudson Soft). Attention, on parle bien ici du tout premier épisode bien arcade, pas des héritiers axés aventure. Le choix de proposer comme personnage par défaut un guerrier qui lance des haches en cloches n'est d'ailleurs probablement pas un hasard. Le paysage défile donc tout seul la plupart du temps (attention à ne pas vous faire écraser par le scrolling c'est game over directement). Il sait toutefois faire des pauses le temps d'un court passage d'arène, lors des combats de boss ou de la rencontre avec un PNJ. Votre but est donc de traverser les niveaux sans perdre trop de vie (si la jauge descend à zéro c'est là aussi game over) en tuant le maximum d'ennemis et surtout en récoltant un maximum de pièces. Avis aux anglophones, l'interface du jeu est intégralement en anglais. Mais soyons honnêtes pour un tel jeu ce n'est pas très préoccupant. Il y a peu de textes et la plupart n'ont pas grande utilité.
Wonder Boy 1.5
Manette en main, le jeu est assez simple. Le bouton du bas sert à sauter. Un second appuie en plein saut permet d'effectuer un double saut. Le bouton de gauche sert à tirer un projectile. Laisser appuyer sur la touche permet de tirer continuellement tout en straffant (ce qui permet donc de reculer sans changer de direction de tir). Attention, en agissant ainsi, la vitesse de déplacement du personnage est nettement réduite. Le bouton de droite sert à afficher une emote (aucun intérêt en solo, c'est dédié à la communication non verbale en ligne). Les boutons de tranches permettent de passer d'une emote pré-enregistrée à une autre. A force de toucher des ennemis, une jauge d'étoiles se remplie petit à petit. Lorsqu'elle est pleine et que le symbole OK s'affiche à côté, le bouton du haut de la manette permet de lancer un spécial. La plus grosse subtilité du jeu, qui va avoir un effet drastique sur votre partie est le système de perks. Toute la monnaie récoltée durant la partie sert essentiellement à en acheter lorsque vous rencontrez un marchant. Chaque perk est une modification du comportement de votre personnage ou de votre tir durant un certain laps de temps. Chaque perk acheté doit être attribué à une étoile et se déclenche chaque fois que votre jauge d'étoile monte à ce niveau. Utiliser votre spécial permet de réinitialiser la jauge et donc d'obtenir à nouveau ces bonus par effet de rotation. Avoir les bons bonus dans le bon ordre peut parfois créer des synergies assez folles pour faire de vous une machine de guerre. N'oubliez pas que plus vous touchez d'ennemis plus le jauge monte vite, ce qui permet parfois d'enchainer les spéciaux. Petit conseil : le tir rapide est un incontournable contre les boss. Ne boudez pas non plus ceux permettant de regagner de la vie.

De quoi y retourner
Outre l'aspect aléatoire des niveaux, le jeu incite fortement - en bon roguelike des familles - à enchainer les runs. En effet, chaque partie, qu'elle soit gagnée ou perdue permet d'engranger quelques cristaux qui servent à ajouter un bonus au pool des bonus possibles. S'il vous en reste quelques-uns, il est également possible d'acheter de nouvelles emotes aléatoires, mais ne faites ça que si vous avez déjà débloquer tout le reste. Le jeu propose également un choix non négligeable de personnages à incarner. Seuls 3 sont accessibles au départ, mais 7 sont à débloquer. Tous ont des caractéristiques différentes, que ce soit dans la forme et le comportement de leurs tirs, les dégâts infligés, la manière dont se comporte le double saut et surtout le spécial. Le barbare par exemple lance des haches, effectue un écrasement vers le bas en cas de double saut et son spécial est une avalanche de haches. Le voleur pour sa part lance des couteaux tout droit à courte portée. il est faible, mais son double saut non seulement le propulse plus haut, mais le rend intangible quelques instants tout en tirant des couteaux vers le bas. Et son spécial le rend invincible également quelques secondes et permet que le prochain coup soit un critique très puissant. Enfin, le mage lance des boules de feu rebondissantes à longue distance, peut se téléporter vers le haut ou le côté au lieu d'un double saut (ce qui inflige des dégâts aux ennemis sur le passage), et son spécial est une barrière de boulettes qui tournoient quelques instants autours de lui. Chaque personnage dispose également de trois défis à réaliser l'un après l'autres, permettant de débloquer des contenus. A noter qu'il est possible de débloquer des éléments à équiper lors de la sélection du personnage, mais je n'ai pas compris ce que cela modifiait. Enfin, pour ajouter encore une touche de rejouabilité, le jeu encourage fortement à jouer en duo avec un autre joueur. Que ce soit en coopération locale ou en ligne, l'ajout d'un second joueur change un peu la manière de jouer. La coopération se transforme parfois en une course effrénée de celui qui chopera le plus de pièces au détriment de l'autre. C'est fun, c'est le bazar, mais le défilement automatique des niveaux permet de ne jamais handicaper un joueur au niveau de la caméra. A noter qu'il n'est pas possible de rejoindre un autre joueur en plein run et qu'il faut forcément se rejoindre dans le hub.

Mon avis à moi
Dark Scrolls est un petit jeu sympa qui n'a pas d'autre prétention que de proposer un moment d'arcade fun, si possible à deux joueurs. On peut regretter une durée de vie peut-être un peu légère, ou encore une certaine forme de répétitivité, mais vu le prix demandé, ce serait probablement être trop exigeant.

A qui s'adresse Dark Scrolls ?
- Aux amateurs de jeux d'arcade simples et efficaces
- Aux nostalgiques de Wonder Boy
- A ceux qui ont un ami sous la main
A qui ne s'adresse pas Dark Scrolls ?
- A ceux qui préfèrent des jeux plus complexes
- A ceux qui voulaient un peu d'exploration
- A ceux qui n'aiment pas les oies
Test réalisé par Kelanflyter

