Vous connaissez probablement tous le Marsupilami, créature de Franquin apparue dans Spirou et Fantasio avant d'obtenir sa propre série. Si son apparition dans les jeux vidéo est assez limitée, un jeu édité par Microids et développé par le studio français Ocellus Studio est sorti en 2021 : Marsupilami: Le Secret Du Sarcophage. Sous la forme d'un clone de la saga des Donkey Kong Country Returns en moins exigeant, le jeu a posé des bases saines et a eu assez de succès pour qu'une suite soit lancée. C'est ainsi qu'est sorti tout récemment Marsupilami : Salsa Palombia que nous avons testé pour vous.

Disponibilités et conditions de test

Marsupilami : Salsa Palombia est sorti le 03/09/2026 et est disponible sur Nintendo Switch (compatible Switch 2), Playstation 5, Xbox Series et PC (Xbox, Steam ou EGS). Le jeu est proposé au prix de 24.99€ sur PS et 29.99€ sur consoles. Une démo jouable du titre est disponible sur toutes les plateformes. Notre test a été réalisé sur Playstation 5 via un code fourni par l'éditeur.

Les trois petits marsu

Marsupilami : Salsa Palombia est la suite directe du premier jeu. Ce n'est donc pas sans surprise qu'on retrouve nos 3 petits marsupiaux en lieu et place du grand Marsupilami qu'on aurait pu attendre. C'est ainsi qu'on dirige Hope, Twister et Punch. Chacune d'une couleur différente afin de mieux les repérer. Contrairement au premier épisode, chaque personnage se joue un peu différemment avec un mouvement unique qui lui permet d'être seul à accéder à certains passages. Chaque niveau est conçu pour être parcouru par deux des marsus. En solitaire, on peut ainsi passer à volonté (même en plein saut) de l'un à l'autre. En mode deux joueurs (une nouveauté de cet épisode), il faut choisir en début de niveau quel joueur incarne lequel. Si le jeu propose quelques options, on se lance rapidement dans le bain avec un niveau assez simple faisant office de tutoriel. on y apprend les mouvements de base. Le bouton du bas de la manette permet de sauter. Un second appuie en l'air permet d'activer le pouvoir spécifique à notre personnage. Le bouton de gauche permet de faire la roue et de foncer vers l'avant - blessant les pauvres ennemis sur le chemin et cassant certains décors. Cette touche permet aussi lorsque vous êtes en l'air d'attraper des zones d'accroches pour vous y suspendre ou vous balancer. Enfin, un des boutons de tranche droite de la manette permet de donner un coup de queue lorsque vous êtes au sol, ou de foncer vers le bas (sorte d'attaque rodéo) pour tout casser ou passer à travers certaines plateformes. Le pouvoir spécial permet au personnage rose de faire un double saut, de ralentir sa chute et de rebondir sur les ennemis entourés de flammes, au personnage jaune d'effectuer un dash aérien avant de planer sur une bonne distance et au personnage violet de se transformer en boule pour rebondir un peu partout, le rendant invulnérable aux pics au passage.

Un petit périple

Marsupilami : Salsa Palombia est constitué de trois mondes principaux et d'un monde final. Chaque monde contient 6-8 niveaux, certains demandant d'être débloqués en utilisant un certain nombre de fruits (à collecter en masse durant les niveaux). Le jeu n'est pas extraordinairement long, mais heureusement il contient assez d'éléments pour vous motiver à y revenir. Si le choix de la difficulté du premier épisode n'a pas été reconduit, le jeu propose en revanche de commencer en mode aventure, octroyant des vies illimitées. Une fois que vous avez pu prendre le jeu suffisamment en main, il est temps de passer au mode normal où les vies sont comptées si vous cherchez un vrai défi. Le jeu est globalement plus exigeant que le premier épisode, en particulier durant les phases de boss loin d'être évidentes. Mais rassurez-vous on n'est jamais au niveau d'exigence d'un Donkey Kong Country Returns et le jeu reste amusant même pour des joueurs moins performants. Le mode coopération est d'ailleurs un très bon moyen d'initier un plus jeune en n'étant jamais punitif. Comme les vies sont illimitées, tant qu'un personnage reste en vie, le second peut réapparaitre à volonté. S'il s'éloigne un peu trop de l'écran ou s'il le désire, il peut se transformer en œuf en suivre l'autre joueur, pour éclore (réapparaitre) quand le passage lui parait plus sûr. Et puis être à deux joueurs aide beaucoup à réussir les différents défis et dojos. Les premiers sont des phases en un écran où il faut réussir un objectif (tuer tous les ennemis, ramasser tous les collectables, survivre) sans se faire toucher. On y accède en trouvant un portail caché dans chaque niveau. Rassurez-vous, si vous n'y arrivez pas dans la foulée, ce défi sera accessible via la carte du monde pour le refaire sans refaire le niveau entier. Au même endroit de la carte on accède également aux dojos qui sont des séries de 3 défis consécutifs à réussir. Un seul raté et il faut refaire depuis le début. Vu qu'à deux joueurs le défi ne s'arrête que si les deux joueurs sont touchés (et qu'on peut se répartir le travail), ça aide vraiment. En plus de défis et dojos, il y a également une série de "courses" qui sont des défis compétitifs complètements optionnels mais qui permettent de varier un peu le jeu ou résoudre un conflit.

La bonne odeur du travail bien fait

On reproche parfois à Microids de ne pas laisser de budget suffisant aux équipes de développement. Force est de constater que ce n'est pas du tout le cas concernant ce Marsupilami 2. Certes le jeu est relativement court, mais tout ce qui est fait transpire la passion. Graphiquement déjà, le jeu est vraiment très joli avec des décors chiadés et parfois très dynamiques. Les niveaux sont variés avec une véritable recherche du level design. On quitte vite la forêt de Palombie pour se retrouver dans des décors urbains, dans des montagnes enneigées ou dans des niveaux stylisés en ombrages. Musicalement le jeu est aussi particulièrement réussi (encore heureux vu que le thème de cet épisode est justement la musique. La maniabilité est au poil (on se prend parfois à confondre les personnages et à ne pas utiliser la bonne action spéciale mais rien de grave). Il y a suffisamment d'exploration et de recherche de secrets dans les niveaux pour nous donner envie d'y revenir (obtenir toutes les notes de musiques n'est pas une sinécure). On s'amuse vraiment dans ce titre, d'autant que le mode secondaire de chaque niveau est bien plus amusant que le mode chrono du premier opus. Le mode Salsa consiste à enchainer au maximum la collecte de fruits. Passer certains paliers le multiplicateur de fruits augmente, ce qui a des effets graphiques assez réjouissants. Attention, si vous passez trop de temps sans récolter un fruit ou si vous vous faites toucher, le combo est brisé et vous perdez votre multiplicateur. Outre un sentiment de satisfaction, ce mode impose une connaissance parfaite des niveaux et donc de jouer encore et encore.

Mon avis à moi

Marsupilami : Salsa Palombia est un titre très réussi, accessible aux débutant tout en proposant assez de challenge pour plaire aux habitués du genre. Alors certes le jeu est un peu court (cela dit il est aussi moins cher qu'un épisode de Donkey Kong), mais il procure de bons moments de jeu et sait vous inciter à revenir si vous accrochez au mode Salsa. Que vous soyez seul ou prévoyez des sessions en coopération locale il saura vous charmer.

A qui s'adresse Marsupilami : Salsa Palombia ?

- A ceux qui aiment Donkey Kong Country Return ou Tropical Freeze

- Aux amateurs de jeux de plateforme en 2D colorés

- Aux amoureux du marsupial

A qui ne s'adresse pas Marsupilami : Salsa Palombia ?

- A ceux qui ne jurent que par les jeux de plateforme en 3D

- A ceux qui espèrent un jeu très long

- Aux inconditionnels du jeu hardcore

Test réalisé par Kelanflyter