Présent peu après la sortie de la PS5, le studio finlandais Housemarque avait marqué les esprits avec son jeu d’action ambitieux Returnal. Basé sur un gameplay de type « bullet hell » et de cycles de jeu à répéter après chaque défaite, le jeu avait connu son petit succès. 5 ans plus tard, ils sont de retour avec Saros, nouveau jeu basé sur le même principe mais plus complet et abouti.

Car si Returnal, à l’époque, nous faisait incarner une héroïne solitaire sur une planète qu’elle ne connaissait pas, Saros pose des bases bien différentes. Vous incarnerez ici Arjun, membre d’un escadron de soldats envoyés sur la planète Carcosa afin de découvrir pourquoi les colons envoyés pour commencer l’exploitation de cette planète aux ressources prometteuses ne répondent pas. Dès le prologue du jeu, le décor est posé : Carcosa n’est pas une planète comme les autres. Non seulement son environnement semble bien plus hostile que prévu, mais en plus elle semble avoir un effet certain sur l’esprit des gens qui s’y trouvent. La folie des personnages sera un des mystères à résoudre sur Carcosa et vous seriez avisé de ne pas forcément considérer comme acquises les choses que l’on vous dira, le jeu ne dévoilant des éléments de réponse qu’au compte-goutte.

Se battre, mourir et revenir plus fort

Depuis votre base, vous allez donc commencer l’exploration de la planète à la recherche de traces des expéditions précédentes. Le jeu est plutôt linéaire dans sa progression car même s’il y aura quelques rares embranchements ici et là et que les salles que vous visiterez seront parfois vastes, il n’y aura généralement qu’une seule direction dans laquelle aller pour avancer. De nombreuses créatures se dresseront sur votre chemin et les combattre constitue même le cœur du jeu. Néanmoins, au début de votre aventure, Arjun ne sera pas forcément de taille à toutes les vaincre et votre barre de vie fondra comme neige au soleil, engendrant par là-même une mort inéluctable.

Toutefois, le jeu étant de type « rogue-lite », mourir ne constitue pas un réel échec. Car après chaque mort, Arjun sera renvoyé au camp de base certes, mais il conservera la « lucénite », une ressource laissée par chaque ennemi vaincu. Et cette ressource vous permettra progressivement d’acheter des améliorations pour votre personnage : vie, bouclier, augmentation des ressources, chance de trouver des armes plus puissantes, etc. Vous pourrez alors repartir à l’exploration, cette fois bien mieux préparé.

De toutes les couleurs

Le système de combat de type « bullet hell » porte bien son nom : les ennemis vous submergeront sous une pluie de projectiles aux codes couleurs bien précis. En bleu, les balles de base que vous pourrez absorber avec votre bouclier afin de recharger un tir spécial. En jaune, celles que vous ne pourrez pas absorber mais à travers lesquelles vous pourrez passer en effectuant un dash (accélération rapide du personnage sur une courte distance). Plus tard dans le jeu viendront enfin celles en rouge, qui vous blesseront quoiqu’il arrive mais que vous pourrez envoyer vers vos ennemis en effectuant une parade au bon moment.

Présenté comme cela, ça semble simple. Mais la quantité d’ennemis simultanés à l’écran et le nombre de tirs en votre direction rendra l’ensemble parfois particulièrement exigeant. À vous de bien gérer vos mouvements, vos tirs et vos capacités.

Bien entendu, de nombreuses armes seront à votre disposition (mais une seule à la fois) et il sera fréquent qu’après un combat vous ayez la possibilité d’en trouver une nouvelle : pistolet, fusil d’assaut, shotgun, etc. Chaque arme pouvant avoir un niveau de puissance ou des munitions différentes, à vous de juger s’il sera opportun d’en changer ou de conserver celle que vous avez en main.

Le soleil est éternel (sauf en cas d’éclipse)

Chacun des biomes du jeu proposera un environnement différent : montagnes, cavernes, marais, etc. Et forcément chacun se terminera par un combat de boss bien coriace, souvent constitué de plusieurs phases et barres de vies, mieux vaut être préparé !

Un autre élément notable du jeu doit être souligné : les éclipses. Carcosa vous empêchera parfois de progresser à moins qu’une éclipse ne se produise. Mais attention, lors de cette dernière l’environnement se montre sous un tout autre aspect, nettement moins accueillant. De même, les ennemis seront plus agressifs tandis que les dégâts que vous subirez pourront infliger un effet de corruption sur votre barre de vie si bien que même en récupérant de l’énergie, elle ne pourra remonter à son maximum.

La question de la difficulté 

Je me permets d’ailleurs ici un léger point sur la difficulté du jeu, celle-ci étant sujette à débats sur les réseaux. Certes vous pourrez augmenter vos capacités après chaque mort, revenir plus fort et tenter votre chance avec de meilleures compétences, mais ce ne sera parfois pas suffisant, Carcosa étant impitoyable.

Heureusement, après avoir vaincu le premier boss du jeu, vous aurez accès à des modificateurs carcosiens. Ces derniers font office de bonus à activer (maximum 6) afin d’alléger la difficulté globale (multiplicateur de dégâts, doubler/tripler la force du bouclier, etc.). Mais là encore vous serez limité dans vos choix, tous ne pouvant pas être activés à la fois. Pour cela, une autre catégorie de modificateurs négatifs (malus) sera disponible également. À vous donc de trouver l’équilibre idéal entre bonus et malus à activer qui vous conviendra le mieux.

Dans l’ensemble, les options disponibles pour adapter la difficulté du jeu à votre convenance sont donc présentes en nombre. Ceux qui veulent apprécier l’action sans chercher un défi excessif non plus pourront le faire tout autant que ceux qui recherchent un défi plus corsé. Votre jeu, votre choix. 

Conclusion

Sur certains points, il faut bien avouer que Saros m’a pris au dépourvu. Si le scénario du jeu peut sembler cryptique de prime abord, il se dévoile peu à peu au fil de vos victoires ou défaites. Mais personnellement, c’est surtout le gameplay du jeu, qu’il est possible d’adapter à votre niveau de joueur, qui m’a le plus plu. Le plaisir de décimer des hordes d’ennemis tout en esquivant, absorbant ou contre-attaquant leurs propres tirs procure une sensation particulièrement grisante.

À vous de voir si la folie qui gagne les visiteurs de Carcosa ne pourra vous atteindre également. Mais si cela devait arriver… serait-ce réellement une mauvaise chose ?

Ce jeu est pour vous si :

- Vous aimez les styles « rogue-lite» et « bullet hell »

- Vous privilégiez l’action à la réflexion

Ce jeu n'est pas fait pour vous si :

- Vous n’aimez pas les jeux d’action au gameplay particulier

- Vous recherchez un scénario profond et complexe

 

 

Support du test

Playstation 5

Langues

Allemand, Anglais, Arabe, Danois, Espagnol, Finnois, Français (France), Italien, Norvégien, Néerlandais, Polonais, Portugais (Portugal), Russe, Suédois

Voix

Allemand, Anglais, Arabe, Espagnol, Français (France), Italien, Polonais, Portugais (Portugal), Russe

Style

Action, jeu de tir

Développeur

Housemarque

Éditeur

Sony Interactive Entertainment

Date de sortie

30/04/2026

Disponibilité

PS5

test réalisé par La Mangouste