La vie de gamer est, on le sait tous, parfois semée d'embûches. Une déception sur un titre attendu, un manque de thune (problème récurent), de temps pour jouer (pas vraiment mon cas) un vide intersidéral en terme de sortie de jeu (période Juin-Juillet) ou une vie sociale débridée. Tout n'est parfois pas idéal pour pouvoir jouer. Alors ce début d'année 2010 promettait au moins de pallier à deux soucis; le manque de jeux et les déceptions peu probables...et pourtant.

 

Alors on va dire que je fais la fine bouche. D'abord je vais mettre une ou deux choses au point. Je ne joues que sur Xbox360. Je n'ai pas la thune suffisante pour me prendre une PS3 (mais le dieu de la console sait à quel point ça me démange). Je ne suis pas du tout intéressé par l'acquisition d'une Wii. Une fois ces 3 éléments posés, je peux en venir au fait.

 

 

Mon planning était pourtant simple. L'orgie de cette année devait commencer avec Bayonetta début Janvier, de quoi me faire patienter jusqu'à la fin du mois pour la deuxième étape, le jeu que j'attendais comme le messie, Mass Effect 2. Avant la grave désillusion sur laquelle je reviendrais dans un autre article, je me disais que ce futur monument du RPG m'aurait tenu largement en haleine jusqu'au vrai de vrai, celui qui trotte en permanence dans mon esprit, le cinquième opus de ce qui est probablement aujourd'hui MA série vidéoludique préférée, Splinter Cell Conviction. Avec cette Sainte Trinité de Janvier-Février, je me voyais déjà jouant et rejouant l'aventure spatiale, tantôt obscur, tantôt doux, refaisant jusqu'à la parfaite connaissance, chaque mission de Sam Fisher en coop ou solo, et répandant de la tripaille angélique avec mes talons aiguilles, le tout pendant au moins deux mois, de quoi patienter jusqu'au quatrième Game of the Year, le beau, le celesto-cosmique, comme il est bon de le qualifier sur Game Blog, Red Dead Redemption, mon Eldorado, ma quête d'aventure, mon évasion finale vers l'ouest sauvage...qui lui même m'amènerait au Cinquième Element, Alan Wake...

 

J'aime quand un plan se déroule sans accro.

 

Seulement voilà. Le destin frappe et frappe encore, et s'acharne sur le gamer lambda qui ne lui à rien demandé (sérieusement je lui ai rien demandé!)

 

Alors j'ai bien commencé l'année avec Bayonetta, qui s'est révélé au delà de mes espérances comme le plus grand Beat'Em All de tous les temps, surpassant son mythique grand frère Devil May Cry premier du nom. Mais c'est là que les choses se sont gâtées. D'abord il y a eu la pire nouvelle que je puisse encaisser; Splinter Cell Conviction ne naîtrait pas en Février, mais en Avril, la faute à une année fiscal difficile chez Ubisoft, qui souhait entamer la nouvelle avec un triple A. Bien attristé de la chose, je m'en remettais à Bioware, et son Mass Effect 2 pour sauver les meubles, après tout je trouverais bien un truc à me mettre sous la dent en Mars pour patienter un peu. Et là le drame m'arriva comme un poteau dans la tronche alors qu'on lit Metro en marchant. Mass Effect 2 est et restera probablement la plus grosse déception de ma vie de gamer...encore une fois j'y reviendrais dans un autre article.

 

                                      

 

Du coup ce début d'année commençait à sentir carrément le sapin pour ma pomme. Jusqu'à son arrivée. Celle de la belle, de l'aventurière, de la reine des héroïnes de jeux vidéos, avec la poitrine la plus polygonée du milieu. Elle m'est apparue quand de dépit j'allais revendre Mass Effect 2, trônant avec un petit prix sur une étagère de Game. Lara Croft. Tomb Raider: Underworld. Là un souvenir vivace du FDJ 2008 m'embrumât les sens. Et c'est finalement tout guilleret que je rentrais chez moi bien content d'avoir troqué l'infâme traître contre mon premier amour sur PlayStation. Le seul de la série dont je n'avais pas encore foulé les contrées (et oui je me suis même coltiné l'Ange des Ténèbres)

Alors oui il a des défauts, il est loin d'être parfait et de manière assez étrange il est même plus buggé que son prédécesseur Legend. Mais alors quelle évasion! Beau, diversifié et superbement immersif, ce neuvième récit des voyages de Lara (si on compte le remake Anniversary comme un épisode à part entière) est celui qui revient à l'exploration, la découverte, les énigmes et des combats presque exclusivement face à des animaux. Et ça fait un bien fou, de se poser et d'admirer le décors, de sentir l'ambiance de chaque lieux, de respirer le voyage. Nous nous étions donc séparés en bon termes Lara et moi et c'est avec plaisir que je l'ai de nouveau accueilli au meilleur moment! Une très bonne surprise qui tombe (raider -je sais c'est facile-) à pique. 

 

Alors finis la mini dépression, je me suis relancé, décidé à oublier les jeux bourrins pour un an (les CoD et cie). Car cette année 2010 sera pour moi celle de l'évasion (Alan Wake et Mass Effect 2 dans une bien moindre mesure) ou des retrouvailles (GTA5, Mafia 2 et surtout Splinter Cell Conviction), ou des deux mélangées (Red Dead Redemption). L'année où je trouverais des ambiances inoubliables. Et il ne pourra en être autrement...enfin j'espère.