Eric Hishberg , futur publishing CEO d'Activision, désire changer l'image d'Activision auprès des joueurs. Marre d'être vu comme le bad guy de l'industrie ?

" je pense que cette affaire est très surestimée par rapport à la réalité. Je vois une compagnie très créative qui donne à ses développeurs les outils et les ressources dont ils ont besoin pour faire de grandes choses, une compagnie qui n'a pas peur de retarder des jeux si il le faut."

Pour changer la réputation de la firme Call of Duty-esque, la clé est selon lui " de mettre un visage humain sur la compagnie" et " d'être transparent et honnête et humain dans nos relations avec la communauté."

Peine perdue d'avance ? Pour cause, personne n'aime les premiers. Quand Electronic Arts était le premier éditeur mondial, sa réputation était équivalente à celle d'Activision aujourd'hui. Que dire de l'image de Sony qui aurait fait couler Sega et sa Dreamcast à lui tout seul ? Ou bien de Nintendo face à Sega dans les années 90 ? Bref, l'histoire des jeux vidéo ne manque pas d'exemples de ce type. Dans l'industrie comme en politique, on choisira toujours David face à Golliath.

Ce qui est intéressant dans cette déclaration c'est l'utilisation à peine dissimulée du novlangue capitaliste qui veut nous faire passer des vessies pour des lanternes. " visage humain ", " transparence", tout ça fleure bon le marketting à deux franc six sous. Le genre de discours que l'on entend dans la bouche de tous les patrons et politiques depuis plus de 10 ans.

Mais bien sur Eric, on va te croire...

 

source CVG