Et la HD pète un max, sauf - et je trouve cela inadmissible - durant les cinématiques qui n'ont bénéficié d'aucun soin et se trouvent bien
pauvres en couleurs tout en donnant une sensation de voilé. Mauvais
point pour Ubisoft qui ne convertit pas l'intégralité de son soft,
lequel souffre d'une incroyable différence de qualité graphique entre
jeu et CG. Bon, sinon le jeu en lui-même est sublime - même si
techniquement il ne faut pas le comparer à des productions d'aujourd'hui - et c'est un véritable régal de retourner dans ce palais à la
recherche du sablier du temps.
L'histoire, pour ceux qui ne la connaissent pas, est bien simple à
raconter. Le Roi de Perse, son fils et sa grande armée attaquent le
palais d'un Maharajah en Inde, en prennent possession ainsi que toutes
les reliques qui y sont entreposées, puis repartent chez un ami du Roi,
Sultan de son état. Parmi elles se trouve la dague du temps, une arme
ayant le pouvoir de remonter dans le passé afin de changer le cours des
événements. Dupé par son Vizir, le Prince utilise celle-ci à mauvais
escient et voit tout son entourage se transformer en monstres, à
l'exception de Farah, fille du Maharajah réduite en esclavage. Avec son
aide, il essaiera par tous les moyens de retourner auprès du sablier du
temps pour y insérer la dague maudite, et ainsi mettre fin à la soif de
pouvoir du grand Vizir.
Des cabrioles en veux-tu en voila, du combat à l'épée avec moult
esquives et sauts enchainés, des mécanismes à actionner et autres portes à atteindre dans un timing bien restreint, le pouvoir du temps fort utile pour ne pas répéter deux fois les mêmes erreurs: les premières aventures du
Prince de Perse ne manquent pas d'action ni de jugeote et ont
l'incroyable pouvoir de nous tenir accroché à la manette jusqu'à la fin
de ce périple. En clair, on ne s'ennuie jamais, n'est pas perdu en route - le jeu est très linéaire en fait - et apprécie toujours un gameplay d'une
finesse rare encore aujourd'hui. J'ai pris un peu moins de neuf heures
pour le terminer - de pur plaisir - et il est évident à mes yeux que ces sables du temps restent un classique indémodable de notre culture vidéoludique.