Driver revient sur consoles de salon avec comme destination San Francisco. La série des Driver a débuté sur Playstation première du nom avec un épisode qui a marqué l'année 1999. Suivis d'opus dont la qualité se dégradait au fur à mesure. A l'ère des consoles next-gen, Ubisoft a décidé de remettre le couvert avec toujours aux commandes le studio Reflections. Pour se faire une idée du titre, deux démos sont disponibles sur le PSN : une solo et une multi. Voici mes impressions sur le jeu qui met Tanner au volant une nouvelle fois.

 

Débutons par la démo en solo. On se retrouve donc dans la peau de Tanner, le héros de la série. On commence avec une sorte de didacticiel au volant d'une Dodge Challenger jaune pour nous apprendre à utiliser le Shift, une nouvelle capacité surréaliste de Tanner. En effet, il est possible à tout moment de changer de voiture par l'esprit. Les scénaristes ont fait fort là, à voir par la suite. Donc on se téléporte dans une autre caisse puis on saute par-dessus un camion transporteur de voiture. Ensuite, on rentre volontairement dans un véhicule de police pour entamer une poursuite. Un rapide aperçu d'une course-poursuite en somme. Dernière « mission » de l'apprentissage, il faut s'attacher à une dépanneuse. Rien de bien folichon concernant cet entrainement. En trois coup de cuillère, Tanner prouve à son coéquipier qu'il a un don.

La deuxième mission de la démo se nomme Travail d'Equipes et donc nous amène à ... travailler en équipe (bien). On se retrouve à contrôler deux persos dans une course et on doit les faire finir premier et deuxième en shiftant d'une voiture à l'autre. On shift rapidement grâce à la touche R1 qui nous fait passer d'une Skyline GTR à une autre. Pour réussir, il est nécessaire d'utiliser le boost en inclinant le joystick gauche vers l'avant. Une course qui se révèle assez original tant il faut faire gagner deux personnages à la fois.

Troisième et dernière mission qui s'intitule Evasion. On doit aller rejoindre un certain Ordell puis on se retrouve à bord d'une Audi R8 (la classe). Les flics nous collent au train, on doit donc s'en défaire rapidement pour rejoindre un point sur la carte. Ce fameux point n'est d'autre qu'un entrepôt où nous attendent d'autres forces de l'ordre. L'évasion est en marche pour rallier un nouvel endroit. Il faut jouer du boost et savoir maitriser le véhicule pour s'en sortir. Une mission qui est des plus classiques.

Pour résumé, on se retrouve ici avec 2 types de missions (le didacticiel ne compte pas) différentes mais pas non plus extraordinaire. On espère que la diversité sera au rendez-vous.

Passons au gameplay pur et dur. Les gâchettes servent à accélérer et freiner, le triangle pour afficher la mini-carte et le carré pour l'objectif en cours. Concernant la nouveauté du soft, le Shift, il faut soit appuyer sur la croix et choisir sa voiture parmi le trafic ou R1 pour changer rapidement de voiture. Une jauge de boost fait aussi son apparition mais le problème c'est que quand on est en pleine course-poursuite avec la police,  le fait que la fonction se retrouve en inclinant le joystick gauche vers l'avant n'est pas très pratique lors des virages. On tourne mal le joystick, on se retrouve à utiliser le boost et à finir dans un mur ou un autre véhicule. Ce qui m'amène à parler de la conduite. Elle est primordiale dans ce jeu étant donné qu'il n'y plus de phase à pied. La première chose que l'on remarque, c'est que les véhicules ont vraiment un poids. C'est un bon point pour le réalisme mais alors pour la conduite en elle-même, c'est catastrophique. On a vraiment du mal à négocier les virages, ca ne tourne pas assez, il faut anticiper avec en plus un flux de voitures abondant. De même, la sensation de vitesse se fait peu ressentir, peut-être un peu plus avec la R8 mais il faudrait tester d'autres bolides. Je reste très dubitatif sur le gameplay en plus un Shift qui va plus hacher la dynamique que de l'accélérer à part en appuyant sur R1 (Shift rapide).

Graphiquement, ce nouveau Driver s'en tire plutôt bien. San Francisco a l'air resplendissant, les voitures se reconnaissent au premier coup d'œil grâce à l'obtention des licences des voitures. Mention spéciale aux visages des protagonistes qui s'animent vraiment bien, leur rendu est presque excellent lors des cinématiques. On ressent bien la touche cinématographique dans la démo avec ses musiques et l'ambiance générale qui s'en dégage.Sinon, je n'ai pas rencontré de problèmes en particulier dans cette ébauche.

Pour terminer, allons faire un tour du côté de la seconde démo mais cette fois en multi. La version finale promet 19 modes de jeu en ligne, ici on en a déjà eu trois. Un où il faut faire des sauts, un truc simple mais sans intérêt à part si vous aimez sauter en voiture. Un autre où il faut dépasser le plus de voitures possibles sur la route. Là aussi rien de transcendant, il ne faut juste que bien éviter les automobilistes dans les 2 sens. Le dernier mode est le plus intéressant, c'est une chasse au trophée. Un des joueurs a en sa possession un trophée qu'il doit garder le plus longtemps possible, les autres sont à sa poursuite. Celui qui choppe le graal en tapant dans la voiture devient à son tour le chassé. Il faut y arriver jusqu'à faire 100 points. Le plus fun, c'est que le shift est de la partie et donc on peut changer de voiture à sa guise sauf quand on a le fameux trophée. Cela peut devenir un bordel monstre à force de changer de bolide et de se rentrer dedans à foison. Une bonne tranche de rigolade en tout cas.Si d'autres modes aussi fun sont proposés, le multi de Driver pourrait plaire à plus d'une personne.

 

Après avoir testé ces deux démos, mon sentiment est très mitigé concernant ce Driver San Francisco. La conduite semble trop raide, la sensation de vitesse ne se fait pas assez ressentir mais d'un autre, l'ambiance est vraiment bonne. De plus, le multi a l'air intéressant avec ces nombreux modes de jeu. Mais cela est-il suffisant pour se le procurer dès sa sortie ? A moins d'être fan de la série, je pense qu'il vaut mieux attendre une baisse de prix.