Il y a quelques jours j'ai appris que le studio français Darkworks venait de fermer ses portes après avoir été placé en liquidation judiciaire auparavant. J'avais une affection toute particulière pour ces personnes qui avaient conçu un épisode d'Alone in the Dark (The New Nightmare en l'occurrence) et surtout un jeu avec lequel j'ai eu une très bonne expérience : Cold Fear, un survival-horror se déroulant à bord d'un bateau pour résumer.

Ce qui me rend triste, c'est déjà que la fermeture de Darkworks signifie le licenciement d'une centaine de personnes auxquelles on ajoute les ex-employés des studios ayant déjà fermés comme Tekneo, Punchers Impact, Zallag ou encore Beyond the Pillars entre autres. Mine de rien on en est déjà à une dizaine de fermeture d'entreprises rien que pour l'année 2011 ! Certes, certains ont sûrement déjà retrouvé un emploi (je leur souhaite à tous) voire même fondé de nouvelles structures.
Mais cette masse de « nouveaux » chercheurs d'emploi expérimentés me fait aussi peur pour mes amis qui, après 3 ans dans une école privée spécialisée ne trouvent toujours pas de travail (http://www.gamekult.com/actu/france-les-juniors-candidats-non-grata-A0000097494.html). Ils vont maintenant se retrouver en concurrence directe avec des « seniors » de l'industrie et avoir encore moins d'opportunités ! Ça devient vraiment n'importe quoi !

Mais je suis aussi attristé car la France a été un pays pionnier en matière de développement de jeux vidéo mais que les mêmes contraintes sont toujours d'actualité. En effet, juridiquement parlant tout reste encore à faire (on peut heureusement compter sur les clusters comme Capital-Games pour faire bouger les choses). Un comble pour un pays ayant, excusez du peu, inventé le genre du survival-horror !

Par contre, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit ! Je ne jette pas la pierre aux studios encore debout (encore que...) ni aux nouveaux sans-emploi (là non je sais trop ce que c'est). C'est pourquoi j'aimerai gentiment critiquer notre gouvernement et particulièrement notre ministère de la Culture. En effet, présent lors de différentes manifestations de jeu vidéo, comme l'exposition Game Story au Grand Palais ou encore le dernier Festival du Jeu Vidéo en 2010 (auquel j'avais assisté et notamment son beau discours lors des Milthons), notre ministre de la Culture faisait l'éloge de notre industrie. Mais rien n'a changé. Oui c'est la crise et il y a des sujets sûrement plus importants et graves que ceux-là (Grèce, Lybie). Mais ça fait quand même beaucoup de belles paroles pour pas grand-chose au final.

C'était juste un coup de gueule déguisé. Après peut-être que ça m'affecte plus car je suis loin de mon pays. En tout cas j'espère que les choses pourront commencer à bouger d'ici quelque temps. Sur ce je retourne mettre à jour ce blog :)