Avec une actualité vidéoludique saturée par l'arrivée de la 3DS dans nos contrées, penchons-nous sur la future bataille entre la 3DS et la NGP, maintenant que nous avons une partie des cartes en main.

 

Pas de statu quo

S'il est une situation qui n'est jamais arrivée dans les précédentes itérations de la guerre des consoles, c'est bien le statu quo. En lançant en fanfare sa PSP, Sony a réalisé une jolie percée dans le monde des portables, même si une fois la frénésie des débuts dépassée, le succès relatif de la console a pu laissé un goût amer de demi-victoire.

Nintendo devrait remporter au lancement un joli succès mais l'avance prise avant que Sony nous propose, d'ici quelques mois, sa nouvelle portable, ne devrait pas être insurmontable. Sony a beaucoup appris avec la PSP, sur l'environnement des portables : produit hi-tech, conception de jeux, placement prix, et concurrence, comme le souligne Andrew House* :

"What we learnt in the course of the PSP is that consumers want a
different experience. Even if it is the same franchise. That was a huge
piece of learning that really informed the design of NGP. Take the best
of the console experience but give people something that is different
that they can only get with that device, on-the-go."
We had to think carefully how the positioning of NGP was going to work
alongside PlayStation Suite - particularly as it is something that would work across multiple devices. But we had supreme confidence in NGP to
attract a large core audience, because of the kind of experiences you
can only get on that device. And secondly, we felt that we absolutely
have to respond to the changes in consumer behaviour.

Cette expérience suffira-t'elle pour se faire sa place au soleil ?

 

Quitte ou double

Si le statu quo n'existe pas, deux solutions se profilent : conquérir le marché ou disparaitre avec un produit qui ne trouve pas son public.

Plus que toute l'expérience de Sony, on peut imaginer si Sony arrive avec beaucoup d'agressivité à faire jeu égal sur les premiers 12 ou 24 mois, ils pourront alors compter sur leur avantage le plus précieux : les développeurs et éditeurs tiers, à chaque fois qu'ils en ont eu l'occasion, ont fuit Nintendo. Et nous avons pu constater avec la DS et la Wii que cette tendance, allant parfois jusqu'à rebours des désirs du marché, est même de plus en plus forte avec le temps. Si dans un an, les parcs de machines installées sont équivalents, nul doute que les décideurs préféreront lancer leurs jeux du coté de la NGP. Ce seul raisonnement pourrait faire basculer à terme le marché des portables.

 

Reste que Sony, qui a quelque peu perdu de sa superbe avec la PSP, sera condamné au sans-faute, et devra redoubler d'efforts avant et après le lancement pour espérer une situation aussi favorable...

 

Sources :
http://www.mcvuk.com/news/43562/Whats-the-main-lesson-Sony-learnt-from-the-PSP
http://www.mcvuk.com/features/894/INTERVIEW-Andrew-House