Étape 2 de mon intégrale GTA 3D, toujours à Vice City, mais cette fois en 1986. Par ici si vous souhaitez découvrir mon avis sur 'Vice City Stories'.

ADIEU LA LIBERTÉ, BONJOUR LE VICE

Tommy Vercetti, ancien homme de main d'un des parrains de la mafia de Liberty City sort d'un séjour de quinze ans de prison. En guise de réintégration dans la famille Forelli, qui craint son retour  dans les rues, il est envoyé à Vice City afin de se lancer dans le trafic de drogue auquel la Mafia ne se livrait pas jusque-là.
Une fois sur place Tommy à fort à faire mais s’attelle à la tâche avec zèle. Il rencontrera toute la pègre de la ville et petit à petit se fera un nom, des relations et enfin un business.
Mais Sonny Forelli voit d’un mauvais œil son ancien poulain bâtir un empire loin de son contrôle…

Tommy s'habituera bien vite à son nouvel environnement (du moins tant qu'il ne se mouillera pas les pieds...)

Découverte quasi-totale pour ma part de cet épisode sur lequel je n’avais passé que quelques minutes à l’époque de sa sortie initiale, et juste histoire de faire le fanfaron dans les rues en bagnole. Mais je ne découvre pas pour autant Vice City car j’ai parcouru auparavant dans le cadre de mon intégrale ‘Vice City Stories’. Et donc fort de mon expérience avec Victor Vance, me voilà de retour sur cette carte avec cette fois donc Tommy. Première différence et grosse surprise pour ma part : Tommy ne sait pas nager. Oups. Cela complique passablement la chose, surtout dans une ville ou l’océan fait partie du quotidien.


À défaut d'aller sous l'eau on se contentera d'aller dessus

Autre point de comparaison en ce qui concerne la durée de vie des deux titres se déroulant dans la Cité du Vice : la version ‘console’ est étonnamment plus courte que la version ‘portable’ (les guillemets car ‘Stories’ fut porté sur console également), du moins c’est la sensation que j’ai eu en parcourant les titres l’un derrière l’autre. En termes de contenu ils sont assez semblables même si chacun marque ses différences…


Le jeu connaît régulièrement quelques soucis d'affichages mais une fois que tout est mis en place c'est assez beau

INVESTIR C’EST LE MEILLEUR MOYEN DE PARVENIR À SES FINS

La structure narrative de ‘Vice City’ est assez particulière. En effet en plus des habituelles missions principales nous découvrons les missions d’entreprises. Un bien intéressant concept. Notre bon Tommy voit assez rapidement son pécule s’étoffer et au-delà de s’acheter des demeures qui lui serviront de point de sauvegarde aux quatre coins du patelin il se décide à devenir propriétaire de diverses entreprises assez mal en point.
Il pourra s’agir d’une compagnie de taxi, de la gérance d’un dock portuaire, d’une usine de crème glacée, d’un studio de cinéma de série B (voir carrément classé X) ou bien d’être le garde du corps des ‘Love Fist’, un groupe de Glam-Rock typique des années 80. Chacune de ses boites réclameront les bons services de leur nouveau patron pour effectuer soit quelques tâches ingrates (c'est-à-dire avoir du sang sur les mains) soit carrément faire la tournée des popotes. Donc devenir chauffeur de tacot ou bien faire la tournée de distribution des glaces (à la sauce GTA…).


Les missions affilées au Malibu Club consistent à recruter et mettre en place un braquage d'envergure dans la plus grosse banque de la ville. J'ai beaucoup pensé à GTA 5 dans cette phase là...

Au cours de ses missions nous serons amenés à côtoyer deux gangs ennemis : les cubains et les haïtiens. Monsieur Vercetti, en bon homme d’affaires qu’il est, pactisera avec les deux camps à l’insu de leur plein gré (et un peu aussi à l’insu du sien d’ailleurs…). Il passera aussi un peu de temps avec les bikers du coin, qui sont des protagonistes récurrents de la saga. Nous (re)croiserons également Phil Cassidy qui nous assignera une ou deux missions bien pétaradantes.


Une belle équipe de bras cassés...

Une dernière catégorie, celle des missions d‘assassins. Par contacts téléphoniques - soit sur le portable soit en cabine publique - il est confié à notre antihéros le soin de se débarrasser de quelques individus gênants. Au nombre de cinq, certaines d’entre elles sont loin d’être évidentes à boucler, surtout celle nommée ‘Autocide’ qui demande de flinguer un par un des personnages pastiches des jeux concurrent de Grand Theft Auto (Dick Tanner, Nick Kong…). Sans doute le niveau le plus agaçant de toute l’aventure.


Ah! Ces bons vieux téléphones 'portables' des années 80. Quand on pense qu'aujourd'hui on peut jouer à ce jeu sur son smartphone...

Une fois terminé l’ensemble de ces missions d’origines diverses se débloqueront alors les deux missions finales qui ne seront pas des plus hargneuses. Une petite difficulté sur la séquence du Big Boss car elle voit popper des ennemis à l’infini mais en gérant bien la course et en se focalisant sur ses cibles et objectifs on en vient assez rapidement à bout. Globalement, en dehors de quelques missions ponctuelles, GTA Vice City n’est pas particulièrement compliqué. Mais il souffre d’autres problèmes…

UNE ÉDITION DÉFINITIVE…OU PRESQUE !

Il y avait eu les nombreuses critiques et les encore plus nombreux retours des joueurs, mais tant qu’on ne le constate pas par soi-même on reste un brin sceptique. Alors maintenant je peux le dire sans ambages après l’avoir constaté de ma propre expérience : The Definitive Edition est une honte de programmation.
Je vous assure qu’il faut le voir pour le croire : on y croise perpétuellement des bugs ! Au point tel qu’à un moment donné ils deviennent partie intégrante de l’univers. Véhicules ou piétons qui tombent du ciel, bateaux qui foncent sur les pontons car ils ne savent pas tourner correctement, même phénomène avec les voitures qui tentent des demi-tours sur les ponts et foncent sur les barrières à fond les manettes les unes derrière les autres au cours de la mission ‘Chef, Oui, Chef !’, engins encastrés de manière improbables… j’en passe des pires et des meilleures.

Petit florilège de bugs (loin d'être exhaustif):


J'espère qu'il n'y avait pas de client...


Tellement récurrent qu'on y fait plus attention, les gens qui apparaissent en hauteur, ou coincés dans des textures etc etc...


Phénomène qui touche autant notre personnage que les PNJ. Je crois que c'est censé symboliser le fait d'être sur un sol meuble comme ici sur du sable (je crois, hein...)


Petite particularité de ce bug qui voit les canons de la gatling désolidarisés du reste de l'arme : dans la version non-patchée cette erreur est absente...


Je ne saurai dire si il s'agit d'un amerissage raté ou réussi (mais quand on ne sait pas nager c'est cuit...)

Le pire cependant fut quand je me rendis compte que je n’avais pas accès à une partie de la carte de la seconde île (les alentours du bar des bikers). Le truc le plus dingue qu’il m’arriva sur PS4 : dès lors que je me rendais dans ce quartier, un message d’erreur s’affichait sur ma TV et la console éjectai d’elle-même le CD quand je validai ! Je n’y connais rien question technique mais je me demande si en gros ce n’est carrément pas le blu-ray qui est mal gravé, ce qui serait véritablement problématique… Heureusement au bout du 3ème patch, ce glitch fut réparé et je pus enfin faire les missions consacrées aux motards…mais tout de même, quel déshonneur pour Rockstar d’avoir mis sur le marché un produit si peu peaufiné, même si oui je sais paraît-il que c’est en fait un portage des versions mobiles de Grove Street Games, mais cela reste quand même LEUR licence et LEUR réputation. Réputation désormais entaché par ce couac monumentale. Et je n’ai pas encore installé les deux autres titres de la compilation…


Même pas de code erreur ou quoi que ce soit: "données du jeu corrompues" et disque expulsé de la console! Première fois que je vois çà!

Mais s’il n’y avait que cela… Cette IA complètement à l’ouest des PNJ se notera surtout lors des courses-poursuites avec les forces de l’ordre. C’est bien simple, elles ne savent rien faire d’autres que vous foncer dessus comme des bourrins. Tant et si bien que les cavalcades finissent par devenir rien d’autre que du ‘Damage Control’ permanent, à tenter de rallier son point d’arrivée du mieux que l’on peut en ayant l’impression de contrôler une boule de flipper. Rageant mais on finit par s’adapter et surtout à comprendre la mécanique de l’apparition des voitures de flics : à chaque carrefour sans visibilité, une caisse estampillé VCPD surgit comme un boulet de canon hystérique. Une fois cela compris, on anticipe le coup et tout devient plus simple.


Un antihéros qui fait pâle figure...

Toujours en ce qui concerne les voitures de PNJ, c’est totalement insupportable leur manière de tourner AU DERNIER MOMENT ET À ANGLE DROIT quand elle change de direction. Accident assuré. Ou bien encore cette habitude qui rends marteau de changer plusieurs fois de file tout les 50 mètres (une fois à gauche, une fois à droite, puis retour à gauche etc…). Non mais vraiment cette intelligence artificielle porte bien mal son nom !

Le bord du monde...

Du coté du joueur par contre honnêtement il n’y a rien de particulier à signaler. Le perso réponds bien, il saute quand on le lui demande, cible sans problème, tire avec aisance…pas de souci. Par contre derrière un volant faut faire gaffe au tangage parfois capricieux de certains modèles automobiles, on peut rapidement finir dans le décor. Les poteaux sont aussi étrangement aimantés à Vice City car à peine effleurés qu’ils bloquent la bagnole sur place. Là aussi faut savoir garder son calme…


Entre Taxi Driver et First Blood...

Un petit point musical désormais. Les titres sont comme toujours dans la série très bien vu mais je regrette qu’il y ait trop de bla-bla sur la radio. Entre les pubs - parfois interminables - et les émissions auxquelles je ne comprends rien, ce n’est pas forcément très plaisant à entendre. Vous me direz qu’il n’y a qu’a simplement changer de station, ce que je fais à chaque fois prestement.

C’EST BIEN TROUVÉ, C’EST BIEN TOMMY

Déjà que le chemin de conquête de Mister Vercetti est bien chargé, il ne faut pas oublier tout les à-côtés que propose Vice City. Et il y a de quoi faire !
Du coté des jobs nous avons le classique trio ambulancier/pompier/policier suivi par l’indémodable taxi (pour votre société ou non). Je découvre ici le boulot de livreur de pizzas, je ne crois pas l’avoir vu ailleurs (du moins dans mes souvenirs qui seront peut-être démenti prochainement). Terminer les challenges de chacune de ces vocations vous octroiera une capacité accrue parfois de bon augure, comme l’amélioration de vos barres de vie/gilet de 50% (indispensable !), l’insensibilité au feu ou le sprint infini (Ze truc à choper Number One pour moi !).
Les missions dites auto-défenses ne se font pas qu’au volant d’une voiture des forces de l’ordre mais peuvent s’effectuer également en hélicoptère (Hunter) quand celui-ci est débloqué.


Baron de la pègre ou livreur de pizza, pourquoi choisir?

Viennent ensuite tout un panel de courses, plus ou moins faciles à dégoter. Une fois en possession de la concession auto de Sunshine, vous avez accès via une affiche à une demi-douzaine de courses de rues endiablées. Autre possibilité au stade tous les soirs à partir de 20H où se déroule des concours de stocks-cars que je qualifierai pour le moins de ‘percutants’. Parlons ensuite des courses à checkpoint disséminés partout en ville et qui se parcourent soit en moto, soit en bagnole soit en hélicoptère. Il y a aussi le petit ‘terrain de cross’ au nord qui lui propose un petit parcours soit en moto-cross (logique) soit en 4x4 de randonnée (le Landstalker pour les connaisseurs). Enfin, la dernière catégorie mais non des moindres : les courses de véhicules radiocommandés. En entrant dans les camionnettes ‘Top Fun’ s’enclenchent des courses à bord d’engins miniatures aussi bien roulant que volant. C’est plutôt funky bien que les contrôles ne soit pas hyper-précis.


Le système de sélection d'armes à été revu pour correspondre au standard 'GTA' actuel

Il existe aussi la possibilité de braquer 15 magasins si vous vous sentez d’attaque, 100 statuettes à collecter si vous êtes explorateur, un stand de tir si vous êtes un as de la gâchette, 35 rodéos si vous êtes d’humeur massacrante et 36 ‘sauts uniques’ si vous voulez jouer au casse-cou.
Et quand vous aurez fini tout ça, ce sera déjà pas mal !


Les collectibles sont sous forme de statuettes d'inspiration sud-américaine, remplies de coke visiblement vu celle que Tommy ouvrira dans sa chambre d'hotel

Ne passons pas à coté d’un casting vocal clairement ambitieux car il s’agit tout de même de Ray Liotta qui prête sa voix à Tommy Vercetti, excusez du peu ! À ses cotés on (re)trouve (ça dépends dans quel sens vous avez découvert la saga) Philip Michael Thomas dans le rôle de Lance Vance, William Fichtner dans celui de l’avocat pétochard Ken Rosenberg, ou bien rien de moins que Burt Reynolds dans le magnat de l’immobilier texan Avery Carrington. Lee Majors, Dennis Hopper, Gary Busey, Danny Trejo complètent une distribution vocale qui laisse pantois d’admiration.
Du coté féminin, la classe également avec la mythique Debbie Harry du groupe Blondie qui fait la voix des radios-taxis. Dans un autre genre, c’est Jenna Jameson qui double Candy Suxx…


Candy Suxx, la star de films pour adulte qui se trimballe en permanence en Bikini à l'effigie du drapeau de son pays. Tout un symbole. Elle a l'intelligence de son physique...

¤ Le quiproquo des frères Vance ¤

Je vais évoquer maintenant une bien drôle d’histoire en ce qui concerne la fratrie Vance (Victor, Lance, Pete). L’introduction de Vice City (2002) nous montre Lance pilotant un hélicoptère tandis que son frère anonyme se fait truffer de plombs par des encagoulés. Il passera une partie du reste du scénario à vouloir venger ce frangin disparu.
Pour le peu que l’on voit ce fameux frère, il ne semble pas être d’une grande vivacité intellectuelle, je dirai même crûment qu’il semble être un ‘simple d’esprit’. voyez plutôt:

Puis vient en 2006 ‘Vice City Stories’, qui se déroule deux ans auparavant. On y incarne Victor Vance, frère de Lance. Sauf que le scénario nous fait clairement comprendre qu’il existe un troisième membre de la fratrie, Pete, qui à grand besoin de soins médicaux et d’un suivi permanent. On en connaîtra pas la raison précise mais on se doute que le fameux Pete à de graves difficultés cognitives et d’adaptation sociales.
À partir de là c’est installé un quiproquo de communication. Il me semble évident que c’est bel et bien Pete qui se fait tuer au début de Vice City, et que c’était bien l’idée qu’avaient en tête les scénaristes de ‘Stories’. Sauf que Rockstar affirmera le contraire au moment où les joueurs commenceront à poser des questions. Ce qui est à mon sens une erreur de la part du département com’ du studio qui n’a pas cherché plus loin que cela dans le scénar’ de ‘VC Stories’…


Les nouveaux princes de la ville

Plusieurs indices attestent mon point de vue. Tout d’abord visuel : il suffit de mettre cote-a-cote les portraits pour constater que Victor et ‘Victor-Pete’ n’ont pas du tout la même bouille. Ensuite Victor est un soldat rompu à l’exercice des guets-apens (on fait tout un jeu en sa compagnie pour se rendre suffisamment compte que ce n’est pas un manche une arme à la main et en technique de guerre) et la manière dont le frère se fait tristement descendre n’indique clairement pas un militaire de métier (même si sa carrière est terminé depuis plusieurs années).
Je ne prends donc pas à titre personnel les dires de Rockstar pour argent comptant et j’estime que c’est bien Pete Vance qui meurt dans l’amorce de Vice City. Quand à Victor, son destin reste inconnu mais il ne se plaint pas que tout le monde le croit mort…


Victor, Pete et Lance, les trois frères Vance. Quoi qu'en dise Rockstar...

Vice City me restera bien moins en mémoire que sa version ‘Stories’, dû en grande partie à un héros qui ne me parle pas autant et à une histoire pas aussi inspirée. Cependant sa générosité et la diversité des à-côtés qu’il propose laissent une marge de manœuvre énorme question jouabilité. On ne sait parfois plus où donner de la tête tant le jeu propose d’activités et il vaut mieux faire les choses une par une pour ne pas se retrouver submerger. L’ambition autour de tout les aspects du titre reste palpable, même dans cette Definitive Edition un peu foirée : le contenu, les références - à Scarface principalement - le casting vocal, l’ambiance…Rockstar avait clairement sorti les moyens pour cet épisode !

C’est juste dommage que Tommy n’ai pas de brassards gonflables à enfiler pour pouvoir se mettre à l’eau…

Timmy Vermicelli passe faire un petit coucou (quelle époque...)

Bonus:

La vie marine. Je n'ai pas le moindre souvenir si il y en avait dans la première mouture mais en tout cas ici ne rêvez pas trop: ce sont des ballons de baudruche sans la moindre trace d'une quelconque animation. Ils se contentent de flotter au gré des courants. On pourrait y voir ironiquement une référence au requin de plastique que le réalisateur de porno Steve Scott tente de mettre dans toutes les scènes qu'il tourne...


Oh le beau dauphin! Les modèles 3D sont réusssi mais leur totale apathie aussi...


Tommy peut marcher dans l'eau de mer jusqu'à ce qu'il n'ai plus pied. Après il se noit...Il peut donc atteindre ce requin sans danger


Quand je dis qu'ils n'ont aucune animation, c'est vraiment aucune: leur tirer dessus n'amène à rien...

Et pour finir l'apparition remarquée des 'a peu près ' Y.M.C.A. au Malibu Club:


Il n'y a pas de pompiers dans le vrai groupe mais un cow-boy et un indien (le jeu ne disposant pas de tels modèles, ceci explique qu'ils ne soient pas intégrés ici)