Note : entre la rédaction de la brève et la publication sur Gameblog.fr de celle-ci, Jeuxvideo.com a entre temps (le 21 décembre 2010) consenti réaliser un test de Minecraft. Autre précision, Minecraft se serait écoulé à plus d'un million d'unités pour sa version payante, plus du double de ce que nous annoncions à l'époque.

 

 

 

Minecraft est le dernier phénomène vidéoludique sur l'Internet.
Depuis juillet 2010 environ, c'est soutenu par une communauté de fans
très actifs que le bouche à oreille fait son effet et qu'il atteint même les sphères francophones. Quelques billets très intéressants sur le web vidéoludique indépendants peuvent vous expliquer à la fois le
phénomène, à la fois les caractéristiques de ce jeu. Pour mieux
comprendre, nous vous conseillons l'un ou l'autre article, comme celui-ci ou celui-là, une façon de palper le phénomène Minecraft.

Et pour cause, le phénomène a de quoi étonner. Encore en version
Alpha, le jeu s'est néanmoins écoulé à l'heure où ces lignes sont
écrites, dans sa version payante, à 433 054 exemplaires, et à 1 384 645 exemplaires en comptant la version gratuite qui est en réalité une
démonstration technique des possibilités offertes par le jeu (en se
référant aux chiffres du site officiel). Développé par un seul homme, Markus Persson, alias Notch, l'homme
réalise un exploit que beaucoup d'autres aimeraient réaliser. En effet, Minecraft, parfois déjà qualifié de « Game of the Decade » (Jeu de la Décennie), est un jeu aux possibilités quasi-illimitées et pose, dans le domaine des jeux ouverts, de nouveaux jalons.

Il serait assez naturel de voir la presse spécialisée française
s'emparer de ce buzz mais aussi de cette petite révolution dans le jeu
vidéo. Pourtant, c'est presque le vide le plus total. En faisant un
petit tour d'horizon des sites les plus visibles, nous pouvons voir que Gameblog.fr ne consacre qu'une news intitulé « Minecraft, la MMO (Multijoueur Moyennement Online) à la mode », le 23 septembre, avec un ton qui laisse entendre à un certain dédain de ce que le jeu peu représenter en cette année 2010. Mais ce
traitement pas très favorable est un luxe. En effet, sur Jeuxvideo.com, si une fiche a été créée, le site ne consacre aucune information, si ce n'est quelques images et des tests réalisés par les joueurs (qui lui
attribuent actuellement 19/20). Ce n'est pas le cas de Jeuxactu.com où le jeu n'existe même pas dans la base de données.

Pourquoi le jeu semble boudé ainsi ? Nous avons peut-être un petit élément de réponse avec une citation de Poischich (rédacteur en chef du site Gamekult.com), au sujet du jeu : « choca bloque un peu dessus je crois, on écrira sans doute un papier dessus
pas sûr qu'on lui consacre un test ceci dit, le jeu est pas dispo en version commerciale je crois, mais je vais en discuter avec lui, on va
voir
».

Ainsi, si le jeu ne mérite pas ne serait-ce qu'un petit article,
c'est parce qu'il n'est pas disponible en version commerciale. Les sites de jeux vidéo, ainsi, se montrent d'un conservatisme rare. En effet, il faut une version officialisée, éditée et distribuée en version boîte ou par téléchargement pour avoir le droit d'avoir grâce aux yeux des
journalistes. Qu'importe ce que le jeu peut apporter au jeu vidéo dans
son ensemble, ce qu'il peut bien vouloir signifier ou la pierre qu'il
peut ajouter au paysage vidéoludique. Pour exister, il faut d'abord être un format ou mieux (pire ?) encore, appartenir à un réseau de
distribution qui est le circuit de distribution classique, rodé et
huilé, soit la relation confortable entre les journalistes et les
éditeurs, en mode automatique. Pour ce qui est de la découverte des
nouvelles tendances dans le jeu vidéo (qui de surcroît attirent les
foules en masse), en revanche...

 

Numerimaniac

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